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Création et musiques traditionnelles


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118 réponses à ce sujet

#21 + Partager Th de Tétras

Th de Tétras
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Posté 07 juin 2016 - 09:50

Marrant, je viens de lire l'article d'Yvon Guilcher dans le TradMag 166 (oui, j'ai du retard...) :

 

...Un artiste a tous les droits. Celui de se mettre à l'écoute de la tradition, comme celui de s'en émanciper. Mais il doit faire un choix et en accepter les conséquences : on ne peut pas se réclamer de ce qu'on disqualifie....

il ajoute

 

Peut-on alors exiger la caution de la tradition et le statut d'artiste original ?

 

Je pense aussi à une évolution du trad qui a été tellement franche entre les deux guerres que c'est devenu un "genre" à part : le musette.


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#22 + Partager -Y-

-Y-
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Posté 07 juin 2016 - 09:58

Pourquoi certains érigent le processus de création comme une rupture (l'expression "dépoussiérer le trad" encore une fois, je ne sais plus où je l'avais lue mais elle m'avait heurtée), parler de néo-trad', etc... est-ce que c'est dire que voilà, on crée un nouveau truc mais c'est revendiquer une démarcation, revendiquer le fait qu'on se détache d'une image qui fait "vieux"? (je ne porte aucun jugement : j'interroge !)


En quoi ce que propose le courant néo-trad est-il plus en rupture que le moment où Loeiz Ropars met des chanteurs sur une scène devant un micro en 1954 ? La rupture est à des niveaux différents : dans le premier cas on dit que ça tranche parce qu'on fait une remise à zéro de certains canons esthétiques et de certaines contraintes (qui n'ont pas pour but de s'affranchjr des danseurs, d'autres l'ont mieux expliqué que moi sur le forum), quand dans le 2e cas on transforme une pratique intégrée à la vie de tous les jours, un élément comme un autre de la vie de la société traditionnelle, en un spectacle. La rupture est, à mon sens, plus brutale encore dans ce cas là. Pourtant on va considérer le 2e cas comme dans la continuité parce que le contenu a (pas trop) changé.

Peut-on alors exiger la caution de la tradition et le statut d'artiste original ?


Réflexion de comptoir, le retour : est-ce qu'on peut dire que les polyphonies vocales de Mélusine font usage de la caution de la tradition, ou sont-ce le produit d'artistes originaux ?
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#23 + Partager Rodrigue

Rodrigue
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Posté 07 juin 2016 - 10:40

l'idée que par la tradition elle-même il y a un renouvellement des pratiques, dans une certaine continuité, plus ou moins visible, plus ou moins affirmée. Donc un processus de re-création perpétuel dans ses différentes modalités.

J'éviterais ce genre de superlatif, on se croierait au JT ("redouble de", "décimé", "dévasté", "escalade",...) ; il y a pour moi simple évolution ou mutation des pratiques (dans le processus traditionnel historique). Il y a sans doute eu ici ou là des mini-révolutions (des renouvellement donc), accompagnés et encouragés par des effets de mode (par exemple, la naissance du style musette ?).

 

Mais alors pourquoi certains groupes jouent sur le fait qu'ils créent en se démarquant de l'idée de tradition, dans le milieu même des musiques traditionnelles? Pourquoi certains érigent le processus de création comme une rupture, etc... est-ce que c'est dire que voilà, on crée un nouveau truc mais c'est revendiquer une démarcation, revendiquer le fait qu'on se détache d'une image qui fait "vieux"?

Il faudrait lire quelques messages postés par des membres de Mustradem en effet, mais aussi côté danse par certains autres dont Armelle (recherche "création" par exemple), pour constater la constance et la convergence de ces revendications, et aussi les réactions qu'elles suscitent lorsqu'elles sont présentées ou rapportées ici. Ce n'est pas blanc ou  noir. Tous les artistes qui cherchent ou ont cherché à "secouer" le cocottier le font très certainement parce qu'à un moment, ils veulent faire profiter les autres de leur pluri-culture artistique (sinon pourquoi communiquer sur le sujet ?). Pour moi, s'ils agissent "de l'intérieur" (et pas en passant par d'autres circuits), c'est qu'ils se sentent appartenir, et appartiennent, à la communauté (une communauté de sensibilité, certes diverse, qui se rassemble par exemple au Son Continu).

Quant à l'idée de "rupture", de "virer le vieux pour faire du jeune", "l'ancien pour faire du neuf", de "dépoussiérer", et même de "renouveler", je ne suis pas certain que ce soit le moteur  de toutes ces actions.

 

Mais si c'était bien blanc ou noir, finalement ? D'un côté, les ignares et les prétentieux qui n'ont rien compris et qui ne durent en effet qu'un ou deux étés, et de l'autres ceux qui sont tellement riches de multiples influences modernes qu'ils subliment en quelque sorte ce qui a été sauvé de la production populaire du siècle dernier au point d'en faire un matériau de construction, de synthèse artistique comme un autre. Dans ce cas, réagit-on au discours et à la méthode, ou bien au résultat ? Et le résultat n'a t-il pas sa place dans le paysage ?

 

Enfin, qu'est-ce que "faire du vieux" aujourd'hui ? Franchement, avec tout ce que des oreilles contemporaines entendent, il y a de quoi ne pas pouvoir apprécier également toutes les musiques qui nous sont proposées. Personnellement, je peux rouler des heures pour vibrer au son de musiciens étiquettés néo-trad, trad de pays, garage-trad, ou trad trad. Mais certainement plus pour un jeu pouet-pouet, disco-yeah-vazy-on-s'éclate, ou même une reconstitution à l'identique de tel passeur de tradition dont le mérite se serait limité à la passation, mais ça dépend grandement du contexte (fête de village, grange d'asso alter, cuisine, gros festival, audition d'école de musique, etc.). Ce que je veux dire c'est que l'opposition du "vieux" contre le "(re)nouveau", pour des oreilles dégourdies avec Malicorne, Blowzabella ou Dédé Duffaut, puis enchantées par ce que les 15 dernières années nous ont donné à entendre, me semble artificielle et dépassée par l'opposition plus implacable du "bon" face au "médiocre". Comme toute ceci est subjectifet dépend de son éducation, chacun peut voir midi à sa porte ; pour moi, le critère du "bon", c'est la capacité à mettre le corps en mouvement (même minimal, comme lors d'un concert assis).

 

[HS] Tradzone, enfin un comptoir où se répandre.[/HS]


Modifié par Rodrigue, 07 juin 2016 - 10:44.

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#24 + Partager Tirno

Tirno
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Posté 07 juin 2016 - 11:13

on tombe assez d'accord sur l'idée que par la tradition elle-même il y a un renouvellement des pratiques, dans une certaine continuité, plus ou moins visible, plus ou moins affirmée. Donc un processus de re-création perpétuel dans ses différentes modalités.

 

Je pense que sur ce point, c'est pas du tout évident qu'on soit d'accord. Ce qui renvoie à de nombreuses discussions, lors de tables rondes, au bar ou sur tradzone.

 

En résumé, les questions qui se posent:

- Est-ce que quand on parle de "tradition", vu de l'extérieur, on est dans le monde des réalités (plus ou moins subjectives), ou est-ce qu'on est condamné à être dans le fantasme? Pour preuve, vu de l'intérieur d'une société, ce que les extérieurs considèrent "traditionnel", les pratiquants considèrent "des pratiques". Même dans une société ayant une forme de nostalgie ou de raisonnement par l'autorité historique (vu intérieure, pas extérieure), on peut avoir une pratique "parce que c'est ce qu'on a toujours fait" - mais on va pas faire référence à des collectages, ou a des preuves spécifiques - il n'y a pas de niveau "meta".

- Est-ce que le revivalisme est une forme de tradition - et si oui, est-ce qu'elle est dans une continuité? C'est dur à dire. On se retrouve dans un historique complexe de visions intérieures et extérieures et de colonialisme bourgeois. Hormis dans quelques (rares?) familles et au travers de quelques personalités, il y a eu rupture. Les pratiques ont quasi complètement cessé. Les contextes donnant lieu à ces pratiques (milieu rural, société traditionnelle) ont cessé. Le renouvellement a été autant une substitution (par exemple, le "bal folk" remplace le "bal populaire") et un métissage (la société bourgoise, "intellectuelle" renouvelle la pratique de la musqiue et de la danse avec ses propres codes) qu'un évolution.

- Est-ce que "la tradition" (vue de l'intérieur ou de l'extérieur) existe en tant qu'objet transmissible et "vérifiable"? Ou n'existe-t-il que des pratiques (qui se renouvellent, métissent, évoluent, substituent, les unes aux/avec les autres).

 

Pour bien traiter ces deux points, il faudrait des pages et des pages - pas pour le plaisir de se faire mousser, mais parce que toutes les explications les plus simples vont comporter des inexactitudes.

 

Le résumé (simpliste et inexact) que je tire de mes lectures et diverses discussions

- Ce que nous pratiquons est le "revivalisme" et le nommer "revivalisme" nous maintient dans l'intégrité intellectuelle de ne pas donner trop de cachet à nos pratiques (en croyant que nous sommes dans le renouvellement de quelquechose de "spécial" qui remonte à la nuit des temps) et d'éviter de tomber dans le piège d'utiliser "c'est traditionnel" pour justifier nos choix.

- Il n'y a pas de tradition en tant qu'objet "vérifiable". A la limite on peut dire "nous n'avons rien pour justifier que cette pratique existait avant 1955". Mais tout le reste ce n'est que des pratiques - plus ou moins étendues géographiquement, plus ou moins étendues dans le temps, plus ou moins répandues dans leur communauté.

 

 

 

 Pourquoi certains érigent le processus de création comme une rupture

 

Pour revenir à nos moutons, je serais d'accord pour dire que notre pratique revivaliste est dans une certaine continuité, plus ou moins visible, plus ou moins affirmée, à la fois des pratiques de la société rurale (disparue depuis longtemps), des pratiques de la société post-rurale, des pratiques de la société bourgeoise (=extra-rurale, ancienne et moderne), et surtout des pratiques revivalistes.

 

Pour le cas qui t'intéresse spécifiquement (continuité moins visible, voir rupture, affirmée en tant que telle), je dirais qu'il y a de nombreux facteurs:

 

Pourquoi ne pas etre en continuité?

 

- Le milieu revivaliste a fait la part belle au "bal folk"="gens qui dansent". Ce bal folk est une culture vraiment particulier, puisque la grande majorité des participants pratiquent des "danses" qui se résument en général à un "nom de danse", et une séquence de rythmes ou de déplacements assez figé. Ce n'est pas une culture qui a un grand attachement avec une continuité (la continuité est souvent affirmée verbalement, mais dans les faits, elle est peu-présente). Ca en fait donc un contexte ou les musiciens, à condition de proposer des noms de danse et un musique qui permet au moins de faire les rythmes ou déplacements associés, ont une énorme liberté (et donc la possibilité de ne pas etre en continuité musicale).

- Autant le public bal folk que le public "world music" est plus intéressé par l'idée et la nostalgie d'un truc qui remonte à la nuit des temps qu'à un truc qui remonte "réellement" à la nuit des temps (d'ailleurs, puisque tout n'est que renouvellement de pratiques, tout ce que nous faisons aujourd'hui - jazz, classique, cuisine, hip hop, etc. remonte d'une façon ou une autre à la nuit des temps). Et ce public  a souvent une culture musicale peu développée en musique "traditionnelle" comparé à leur culture en musique actuelle. Pour un musicien qui veut faire la music qu'il aimerait en tant que public, c'est pas surprenant que la continuité soit moins visible (et meme sacrifiée, exprès ou non, en faveur d'un langage musical plus "moderne").

- Pour beaucoup de musiciens d'ailleurs, leur manque de culture les empeche complètement d'etre en continuité puisqu'ils ne pourraient pas l'etre meme s'ils le voulaient (et d'autres, plus cultivés, pourraient mais ne veulent pas)

 

Pourquoi l'affirmer haut et fort?

 

- Parce qu'une musique principalement monodique et mélodique n'est effectivement *pas* dans l'ère du temps. Quand on fait déjà une pratique marginale face à la société générale, avec des instruments bizarres pour des gens bizarres, peut-être qu'on veut enlever un aspect "vieux" ou "ringard"

- Par rebellion. La culture revivaliste a un fort mouvement conservateur, qui a tendance à imposer beaucoup de "il faut". Et comme l'a si bellement dit Christophe Sacchettini dans une newsletter Mustradem: "Et qu'une fois épluché, souvent ne reste comme oignon central du raisonnement des réactionnaires, que leurs goûts et couleurs (respectables au demeurant), avec quoi ils tentent de faire pleurer les autres."

- Pour se démarquer - à un moment donné, faut bien se dire "quelle ligne directrice de ma pratique artisitique - en quoi elle se différencie des autres"? Et faut oser l'affirmer.

 

Bref, est-ce ton questionnement a pour point central la rupture, ou la volonté/affirmation de rupture? Pour le second, je pense que c'est bien d'affirmer ce qu'on fait ou ce qu'on veut faire (et de faire ce qu'on veut). Pour le premier, c'est dur à justifier (pas forcément impossible, mais dur) que par exemple La Sansonnette (morceau très répandu en boeuf, tout à fait intégré à la pratique revivaliste, et sauf erreur composé par le père d'Ecila) serait plus ou moins dans une continuité que British String (morceau largement mois répandu en boeuf mais néanmoins présent pour ceux qui ont des instruments et un niveau technique qui leur permet de le jouer, et composé par le Quintet à Claques, qui a vu son nom associé au moins une fois à l'adjectif "dépoussiéré").

 

Dans tous les cas, toute création se fait dans le contexte d'une communauté. Si la création en milieu revivaliste se fait, c'est qu'elle est présentée à un public revivaliste, et qu'elle n'est donc pas en rupture franche. Si la communauté l'accepte et l'adopte elle deviendra partie de la culture revivaliste, sinon elle le deviendra pas. On a de nombreux exemples maintenant ancrés de pratiques dont la continuité est discutable: bal folk, fest noz, cercle circassien, deuxième moitié, bigez vous donc. Ca laisse a penser qu'il y en aura d'autres à l'avenir.


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#25 + Partager Tirno

Tirno
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Posté 07 juin 2016 - 11:32

Il y a une autre façon de "voir" la continuité, qui est par un retour aux sources et aux valeurs de la société traditionnelle. Beaucoup de participants au milieu revivaliste sont dans cette optique.

 

(chose que j'ai critiquée en long, large et travers ici: http://forum.tradzon...ent-et-futur-»/ )


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#26 + Partager Ecila

Ecila
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Posté 07 juin 2016 - 12:55

Merci de ces dernières contributions qui participent au cheminement de ce sujet...

Je note bien ce que vous dites, d'ailleurs, si je vous cite, je vous cite avec vos pseudos? (question importante)

 

Je ne serai pas là les deux prochains jours pour raisons de santé, enfin, si, je serai là en lisant vos commentaires, mais je ne sais pas si mes neurones fatigués pourront participer - je reviendrai vendredi. (warrior du trad', si, si.) - bref, ne pensez pas que je me suis barrée en abandonnant la conversation

 

Pour l'heure :

 

À Rodrigue : j'ai employé le mot "renouvellement" sans penser à mal, ni à Jean-Pierre Pernaud, ni à BFMTV (qui sont le mal, oui, certes), mais j'entends la nuance. :)
Quant au fait de réagir plutôt au résultat qu'aux moyens employés par les groupes, bien d'accord, oui évidemment, c'est le résultat qui compte comme dit plus haut mais je ne sais plus où, mais je m'interroge justement sur la production du sens ici... 

D'accord aussi pour entendre que "vieux" et "renouveau" soient sans doute des concepts antagonistes dépassés aujourd'hui, mais pourtant, y en a bien toujours qui se revendiquent d'une rupture, alors... alors quoi?

 

alors on va voir du côté de la réponse de Tirno.

Pardon pour le raccourci que j'ai fait sur le "on tombe assez d'accord", je m'en repens (et puis effectivement si tout le monde était d'accord, je ne m'embêterai pas à écrire dessus, y aurait pas d'intérêt). Je voulais dire que c'est un peu un lieu commun quand on tente de donner une définition aux musiques traditionnelles, ce côté "pratiques qui se réinventent régulièrement", par opposition au folklore par exemple.

Oui, aussi, pour le côté fantasmé des musiques traditionnelles, mais ça fait partie du charme je crois bien. 

Merci pour cette réflexion sur le revivalisme, je note, je note, je note. 

Si mon raisonnement a pour point central la rupture ou affirmation de rupture? J'sais pas, les deux mon capitaine? D'un côté on a le constat, de l'autre ce qu'on en fait?

Je vais lire le dernier lien posté...

 

 

Merci pour le clin d'oeil à ma petite soeur La Sansonnette... 


Modifié par Ecila, 07 juin 2016 - 13:30.


#27 + Partager Panda

Panda
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Posté 07 juin 2016 - 13:19

Une fois de plus, ressortons le couteau suisse de l'ethnologie/anthropologie.

http://terrain.revues.org/3195

 

Et j'en profite pour glisser ma petite anecdote.
Je joue dans le groupe Super Parquet, et le jour où (étape obligée quand on commence à se produire sur scène) nous avons du écrire un texte, hey ben on était bien comme des cons. On fait notre petit bazar, des gens nous aident, et on finir par sortir, après d'âpres discussions sur la tradition bla bla oui mais non blublu le futur truc machin : musique traditionnelle électrique.
Deux jours plus tard, je reçois sur facebook un commentaire de Beline qui disait :" Ah ah, musique traditionnelle électrique, c'est comme ça qu'on appelait La Bamboche!"

 


Modifié par Panda, 07 juin 2016 - 13:27.

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#28 + Partager Tirno

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Posté 07 juin 2016 - 13:21

En 2016 et jusqu'à la fermeture du forum, je ne fais que citer le "best of" de moi-même. (Faudrait peut etre le faire avec Tiennet, ca serait plus intéressant):

 

http://forum.tradzon...ir-sur-le-trad/

 

J'aime particulièrement ma métaphore sur la bulle, qui me parait pertinente pour la question de création (et rejoint la conclusion de mon post précédent): 

"est-ce que c'est une musique qui reste dans la bulle qu'elle veut faire évoluer ou est-ce qu'elle a tellement choisi d'effreindre des règles qu'elle est passé en travers la bulle et donc n'en change plus la forme"

 

 

http://forum.tradzon...i-pour-un-tour/

 

(Pas de citation, mais on remarquera que je m'attaque une fois de plus à l'argument du dictionnaire etymologique. Pour m'identifier, Gregory Dyke (Tirno sur Tradzone) - à condition que ton article ne contienne pas un mot sur l'étymologie du terme "tradition" :P )


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#29 + Partager -Y-

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Posté 07 juin 2016 - 13:40

[HS]

En 2016 et jusqu'à la fermeture du forum


Ce genre de fil de discussion me fait dire que cette fermeture n'est pas forcément pertinente.

[/HS]
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#30 + Partager Ecila

Ecila
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Posté 07 juin 2016 - 14:11

Petit mot rapide à -Y- : et comme je suis jeune et bientôt en pleine santé et que je ne vais pas mourir de sitôt, j'aurai encore besoin de ce forum pour de prochains articles sans doute (sauf si Trad Mag meurt avant moi), alors NE FERMEZ PAS haha (ou sinon je me transforme en super espion et je vous poursuis jusque sur les autres réseaux sociaux)

 

Tirno : j'aime bien la métaphore de la bulle aussi...

 

 

Si d'autres veulent réagir aux posts précédents ou s'exprimer... j'suis encore curieuse!


Modifié par Ecila, 07 juin 2016 - 14:14.


#31 + Partager Garrigauda

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Posté 08 juin 2016 - 17:28

ben parfois un peu d'humilité ne nuit pas. Dans le trad comme ailleurs, chaque danseur, musicien a ou pas la capacité de s'approprier le truc et donc d'entrer dans un processus plus créatif. La création n'est-ce pas aussi cela, être (un vrai) interprète et donc donner de soi comme plus-value à une oeuvre ?

Tous ces descriptifs de groupes qui revendiquent de dépoussiérer, d'être novateurs et blablabla ne font que jargonner (comme dit Y) pour justifier. Justifier quoi ? Bien souvent... bon joker. Quand la musique ou la danse sont bien faites, c'est déjà bien. Quand elles sont créatives, elles ne sont que déclinées, distordues avec plus ou moins de talent, de coeur ou revisitées à l'aune de notre propre personnalité, histoire, culture, sensibilité.

Elles ne sont pas créées, dans le sens d'inventées.

On les aime nos musiques et danses trads et on les explore avec plus ou moins d'originalité ou de talent.

Alors marre de tous ceux qui sous prétexte auto-proclamé d'être créatifs se permettent de regarder de haut le commun des danseurs et musiciens et même les musiques et danses trads...

Marre aussi de tous ceux qui sacralisent ces mêmes musiques et ont juré que jamais au grand jamais ils ne s'abaisseraient à jouer un  morceau qui n'est pas de leur canton avec un instrument non répertorié dans le km2.

La musique trad c'est la vie, c'est l'air du temps, ça bouge, évolue, ça se rencontre et à notre époque troublée, cette mobilité déjà source de créativité, est un bien bel atout.

Chacun est libre d'en faire ce qu'il veut, à bas les règles et les diktats, et ça aussi, c'est une belle source de créativité.


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#32 + Partager Mustradamus

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Posté 08 juin 2016 - 22:25

Deux petites questions triviales, certes, mais avec un angle de vue à ne pas perdre de vue, justement, dès qu’on parle de création.

1. Quels sont, à votre avis, les meilleurs arguments pour communiquer … et se vendre :

   1a « On fait de la musique traditionnelle » ou

   1b « On fait de la création à partir de musique traditionnelle » ?

 

2. Qui (de pas trop jeune quand même) n’a jamais vu, sur une bonne scène, dans une belle salle, ou un beau cadre, un spectacle intitulé « Création », (dans la catégorie « métissage ») qui faisait jouer ensemble des musiciens, dont un – ou plusieurs - venant de la musique traditionnelle et un autre – ou plus - venant d’ailleurs (jazz, musique contemporaine ou autre musique « noble »…) ? Le concert avait été largement subventionné, les musiciens avaient débarqué l’après-midi, le temps de coller quelques bouts ensemble, avant de repartir le soir même ou le lendemain vers d’autres belles aventures aussi lucratives qu’éphémères.

 


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#33 + Partager Garrigauda

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Posté 09 juin 2016 - 08:14

1 je ne sais pas en ce qui concerne les subventions que jusqu'ici j'ai réussi à éviter mais "pour se vendre" il y a la place pour les deux, non ?

Parfois on demande un bal très terroir, parfois non. La demande est parfois très clairement par exemple un bal occitan, parfois très clairement un bal plus "métissé."

Côté spectacle, je constate la même demande. Tout dépend des lieux et des évènements.

Les subventions ça amène forcément à avoir affaire à des gens qui veulent un discours, discours formaté par notre époque, plus c'est abscons et prétentieux, mieux c'est, donc forcément...

Plus on s'adresse à des lieux dépendant du discours institutionnel, plus on a de chances (?) de tomber sur ce profil et donc effectivement le discours 1a ne passe pas.

Perso une seule solution, essayer de shunter au maximum pour garder la vraie liberté et non pas se préformater pour que le résultat  rentre dans ce qu'ils attendent.

Effectivement ce n'est sans doute pas la solution la plus lucrative :-)

 

2 je ne l'ai pas vu et je ne vois pas de quoi tu parles ?


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#34 + Partager Lanost

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Posté 09 juin 2016 - 08:14

Deux petites questions triviales, certes, mais avec un angle de vue à ne pas perdre de vue, justement, dès qu’on parle de création.

1. Quels sont, à votre avis, les meilleurs arguments pour communiquer … et se vendre :

   1a « On fait de la musique traditionnelle » ou

   1b « On fait de la création à partir de musique traditionnelle » ?

 

2. Qui (de pas trop jeune quand même) n’a jamais vu, sur une bonne scène, dans une belle salle, ou un beau cadre, un spectacle intitulé « Création », (dans la catégorie « métissage ») qui faisait jouer ensemble des musiciens, dont un – ou plusieurs - venant de la musique traditionnelle et un autre – ou plus - venant d’ailleurs (jazz, musique contemporaine ou autre musique « noble »…) ? Le concert avait été largement subventionné, les musiciens avaient débarqué l’après-midi, le temps de coller quelques bouts ensemble, avant de repartir le soir même ou le lendemain vers d’autres belles aventures aussi lucratives qu’éphémères.

 

1. Faire de la musique à danser (comme toutes les musiques) tout simplement?

 

2. Mon / Ma Chér(e) Mustradamus (je n'arrive pas encore à savoir) Je ne suis pas certains que ce fait existe encore, je suis peu être naïf, mais je crois pour voir de mes yeux voir, que de nos jour pour ce qui est du concert, il y a vraiment du boulot derrière,  si l'on regarde pour

Tamm kreizh academie qui font typiquement ce boulot,

Jazzter-trad en collaboration avec jazz in Marcillac

les Chavans qui fournissent régulièrement de beau projets

In situe le projet avec Djal

quelques sortie en milieu "art/musique contemporain avec Hervé Capel et Yann Gourdon et la Novia

ou encore

et j'en oublie.

 

ce sont des choses qui tournent et qui ont demandé beaucoup de boulot, de résidence, pour ma part de ce que j'observe c'est que le milieu se professionnalise de plus en plus, même pour des projets amateur il y a quantité de boulot fournit dans "LA CREATION" car ces gens là ils y vont avec leur cœur, l'envie de dépasser leur frontières, de rencontrer d'autre chose dans une idée que la musique n'a pas de boites prédéfinie et que il faut lutter contre la sectorisation des genres.



#35 + Partager Garrigauda

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Posté 09 juin 2016 - 08:49

Je trouve vos deux commentaires aussi judicieux l'un que l'autre Mustradamus et Lanost, juste 2 côtés différents du kaléidoscope. Ils existent tous les deux.

On en revient à la case départ :

il y aura toujours de bons muciens pour faire du bon boulot, créatif ou pas, métissé ou pas.

Après qu'il y ait une certaine difficulté à "vendre" du trad trad, disons que oui, bien sûr, il ya un certain mépris, comme celui des langues régionales etc, c'est très français, très jacobin, la vision de la culture et de la langue dominante.

mais quand même, à nous d'être inventifs et résistants, il ya de plus en plus de lieux et d'évènements où le trad trad a sa place. Et puis cette place il faut la prendre, quitte justement à jouer avec les mots, puisque la com est reine (c'est un autre débat, mais on peut regretter qu'il soit plus important parfois de bien parler de ce que l'on fait plutôt que de bien le faire...)... ;D



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Posté 09 juin 2016 - 09:03

Je serais quand même bien à la peine de trouver une légitimité plus grande à des projets labélisés « trad trad » ou « terroir » comparés à des choses plus « métissées ». La ligne de partage (si tant est que ça une ligne, je vois plus ça comme un continuum entre deux extrêmes) est, au mieux, extrêmement floue. Y'a un tas de choses qui ont infusé le côté qu'on appelle plus trad, et comme dit plus haut (ou dans les liens vers d'autres posts), ce sont des constructions tout à fait récentes (et c'est en soit pas un problème). Les lignes de référence bougent aussi, de façon pas forcément perceptible à l'échelle de temps de la discussion.
Que des gens, en large partie ayant décidé de vivre de la musique, aient une démarche d'artiste (qui change quand même pas mal du mode « ménétrier », volontiers plus tenu par les amateurs aujourd'hui, sans que ces deux volets s'excluent forcément mutuellement), c'est un peu le minimum qu'on pourrait attendre d'eux : qu'ils piochent dans ce qui n'est qu'après tout qu'un vocabulaire, qu'une certaine palette esthétique (c.-à-d. l'idée qu'on a d'une pratique populaire en fin de tradition) pour transmettre quelque chose (une émotion principalement, une certaine intention, un univers, etc.) à un public. Et il n'y a pas, à mon sens, de gradation dans la qualité du message artistique ou dans le côté « créatif » selon l'éloignement ou non de cette pratique populaire en fin de tradition.



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Posté 09 juin 2016 - 09:26

farpaitement d'accord sur toute la ligne. :)


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Posté 09 juin 2016 - 10:24

Deux petites questions triviales, certes, mais avec un angle de vue à ne pas perdre de vue, justement, dès qu’on parle de création.

1. Quels sont, à votre avis, les meilleurs arguments pour communiquer … et se vendre :

   1a « On fait de la musique traditionnelle » ou

   1b « On fait de la création à partir de musique traditionnelle » ?

 

2. Qui (de pas trop jeune quand même) n’a jamais vu, sur une bonne scène, dans une belle salle, ou un beau cadre, un spectacle intitulé « Création », (dans la catégorie « métissage ») qui faisait jouer ensemble des musiciens, dont un – ou plusieurs - venant de la musique traditionnelle et un autre – ou plus - venant d’ailleurs (jazz, musique contemporaine ou autre musique « noble »…) ? Le concert avait été largement subventionné, les musiciens avaient débarqué l’après-midi, le temps de coller quelques bouts ensemble, avant de repartir le soir même ou le lendemain vers d’autres belles aventures aussi lucratives qu’éphémères.

Chut...



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Posté 09 juin 2016 - 12:35

En 2016 et jusqu'à la fermeture du forum, je ne fais que citer le "best of" de moi-même. (Faudrait peut etre le faire avec Tiennet, ca serait plus intéressant)

 

Damned ! Ne comptez pas sur moi pour faire un "best of" de moi-même, ça risque de ressembler davantage à un bêtisier...

 

 

 

Je pense aussi à une évolution du trad qui a été tellement franche entre les deux guerres que c'est devenu un "genre" à part : le musette.

 

Pas le temps de développer mais c'est un peu plus compliqué que ça...

 

 

 Et il n'y a pas, à mon sens, de gradation dans la qualité du message artistique ou dans le côté « créatif » selon l'éloignement ou non de cette pratique populaire en fin de tradition.

 

C'est un point discutable non ? Je vois pour ma part qu'il y a des pratiques qui sont davantage tournées vers l'analyse, l'imitation, la copie que vers la création. L'erreur que beaucoup de gens font est de penser que copier est plus facile que créer...

 

Une petite histoire : pendant le solutréen (une époque préhistorique, faites des recherches si ça vous intéresse), les humains taillaient dans le silex ce qu'on appelle des "feuilles de laurier", des pierres taillées très longues avec des bords très fins et très tranchants. En quelque sorte, le fin du fin de la pierre taillée. Aujourd'hui, des personnes tentent de copier ces pierres taillées et de retrouver les techniques ancestrales utilisées par ces hommes préhistoriques ; eh bien, figurez-vous que les meilleurs tailleurs actuels n'arrivent pas à faire des feuilles de laurier aussi longues qu'il y a 20 000 ans, les morceaux de silex finissent toujours par casser au bout d'un moment... A méditer.

 

Pour Ecila : tu as bien conscience que le terme "création" est très mélioratif par rapport au terme "copie" ou "imitation", ça peut expliquer qu'on retrouve ce concept dans beaucoup de discours de groupes trad / folk / néotrad ; de plus, le concept de "création" est tellement polysémique (comme "tradition" !) qu'on peut y mettre beaucoup de choses... (Interpréter, est-ce créer ?) C'est également cette polysémie qui provoque la plupart des débats sans fin sur Tradzone et ailleurs qui, pour ma part, commencent à me fatiguer... Bravo à ceux et celles qui parviennent à poster encore des choses intelligentes sur ces questions qui ne datent pas d'hier !

 


Modifié par Tiennet, 09 juin 2016 - 13:19.

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Posté 09 juin 2016 - 13:31

C'est un point discutable non ? Je vois pour ma part qu'il y a des pratiques qui sont davantage tournées vers l'analyse, l'imitation, la copie que vers la création. L'erreur que beaucoup de gens font est de penser que copier est plus facile que créer...


Oui. Pas mieux que ce que tu as dit, l'utilisation même du vocabulaire de la création est un problème à lui tout seul (je peux pas m'empêcher de penser aux conférences de Frank Lepage sur ce sujet). Suivant le sens qu'on donne à la création, on a des réponses différentes. Si on passait un peu plus de temps à définir ce dont on parle, la plupart des polémiques n'auraient pas lieu.
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