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Amateur : être payé ou non?


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96 réponses à ce sujet

#1 + Partager Olaf

Olaf
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Posté 28 juil. 2006 - 14:50

Le but de la discussion n'est pas de relancer le débat amateur/pro, débat qui s'est (me semble t il) un peu enflammer à certains endroits. je m'excuse d'avance si ce sujet gave certains ou adéja était évoque ici (j'ai la flemme de regarder tout l'historique).

Je pose la question aux pros (mais les amateurs peuvent aussi répondre! :wink: ).

Sachant que :
-on est amateur, on aime faire danser
-on se fout des tunes
-trop respectuux des pros, on en veut pas leur nuire et casser le marché

Comment fait on ?

-on demande rien... et on concurrence les pros...
-on demande un peu de tunes... et on concurrence aussi les pros
-on demande gras de tunes... et on joue pas ;P
-on joue pas :cry:
-on joue gratuit quand y'a un groupe pro derrière

??

Voila, j'aimerais avoir une réponse sur la démarche à adopter...
0_o
La question pourrait être : comment moi, amateur, je peux jouer en bal sans nuire aux pros?

#2 + Partager Ekks-O

Ekks-O
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Posté 28 juil. 2006 - 14:58

Se faire payer, mais moins que les pros, je pense que c'est la meilleure solution...

Les organisateurs qui veulent des prs sont surs du résultat (avoir plus de monde ds la salle, plus de consois au bar etc...) et peuvent donc y mettre plus cher...

a près jouer gratos c'est bien, mais ça fait un peu groupe au rabais selon moi...

Je pense pas que les pros ici présents aient qqch à redire au fait que les amateurs veuillent se faire payer...

#3 + Partager dvdr

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Posté 28 juil. 2006 - 15:20

d'acc avec ekkso par contre le sujet c pas le bistrot :P

#4 + Partager Stefano

Stefano
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Posté 28 juil. 2006 - 17:14

Coucou olaf

Ben pour ne pas concurencer les pros et jouer en bal y'a deux solutions :
- tenter de jouer moins bien qu'eux
- devenir pro

Je plaisante…
Ce problème est sans fin et je n'en ai pas la solution, juste quelques remarques :

- tout travail mérite salaire
- j'ai déjà vu des groupes amateurs bien meilleurs que certains groupes pros
- il est sur que pour des organisateurs occasionnels qui veulent une animation, du monde, vendre des bières et s'en mettre plein les fouilles un groupe de 4 qui se vend 400 euros déplacement compris, qui amène la sono et fait le ménage en partant, c'est cool, mais quand on nous demande un devis avec un groupe mettons (au hasard) 6 personnes, deux techniciens une infrastructure qui essaye d'être pro et qu'on leur donne le tarif ils prennent peur et par la même nous prennent pour des requins qui petent plus haut que leur cul…

Stefano

#5 + Partager dvdr

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Posté 28 juil. 2006 - 17:53

et oui

on fait venir djal en sachant le budjet ou on les fait pas venir en attendant d jour meilleur (finacierement) pour coriger cette erreur magistral de n'avoir pas pu les faire venir chez soit

#6 + Partager seby

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Posté 23 août 2006 - 15:32

hummm
question assez énigmatique
je rejoinds la reponse de stephano

c kler c pas simple et la reponse ne m'est tjrs pa venu à l'esprit

car le probleme vient sans doute de plus haut (l'état!!).

en tout cas je susi d'accord que tout travail mérite salaire.
que les amateurs jouent gratuitement ,n'ets pas forcement une bonne chose, car pour moi c'est : profiter des talents.

.../...

malgré tt ça je pense qu'il est normal que les professionnels aient le doit à leur mode de vie.
et je trouve tjrs injuste la barriere ( qui d'ailleurs se creuse) qu'on a entre amateur et professionnel.


en fait j'aimerai bien trouvé une solution ou les structures bénévoles,et ou associatives puissent bénéficier d'aides ( plus concretes)

car c kler faire venir une formule professionnelle, coute cher; et on devrait aider les structures pour les encourager à les faire venir ( meme si l'envie ne manque pas!!!)..

ou sinon enlevons les charges!! yeah!!! ( rien que la moitié!!)


bref de tte façon c'ets tres compliqué, je susi dékjà aller a des débats sur ce sujet mais bon ....pas facile.

je crosi qu'il ya un projet de loi qui est en rte sur la séparation entre le bénévole et l'amateur.
l'amateur se retrouverait tjrs entre le porfessionel et le bénévole, mais ces conditions rejoigneraient plus le profesionnel..
a suivre..

#7 + Partager Valère

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Posté 23 août 2006 - 18:52

moi je pense que les amateursdoivent demander a etre payer comme des pros. comme ca les assoces et décideurs culturels demandent "ce groupe qui joue bien " et pas "un groupe qui joue pas cher (voir gratis)".

commme ca tout le monde est content, ceux qui jouent pas bien jue pas (pour la plus grande joie des auditeurs), ceux jouent bien ont des pepettes et jouent, et les pros se font pas bouffer.

et pis comme ca ca prouve aux amateurs demandé qui font un trucbien et c'est une forme de reconnaissance.
  • Florent aime ça

#8 + Partager Kalon

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Posté 25 août 2006 - 20:07

Y'a plusieurs malaises dans ton raisonnement.

D'abord, le pro ne touchera que ce qu'il restera lorsque les prélèvements et les impots seront passés ....
Donc, moins que l'amateur : c'est un peu gênant car ces sous c'est de l'argent en plus pour l'amateur et de l'argent pour vivre pour le pro ...

Ensuite, ne rendons pas trop lucratif le fait de jouer ?

Pourquoi quand on parle de jouer on parle immédiatement de sous ?

Je trouve l'association un bon intermédiaire. Créer une association signifie un réel engagement, et l'argent qu'on gagne revient soit sous forme de matos ou autres pour l'association soit en matériel pour le musicen (hanches, cordes ...).

Pourquoi ne veulent-ils pas s'en tenir là ? :( :/ :P

#9 + Partager Valère

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Posté 26 août 2006 - 08:49

bien sur, et je serait le premier a pas mefaire payer si nécéssair (m'en fout je joue pas) sauf que association ou pas, ca change rien, le groiupe qui se produit demande une somme d'argent...apres a qui elle vas, c'est hors débat. et pis les amateurs ne sont pas obligés de demander autant.
et si on parle de sous, c'est parceque "le probleme vient sans doute de plus haut (l'état!!). " comme dirait seby. les charges dont tu parles et qui grevent la paye d'un artiste, c'est l'état qui en décide le montant.
de toute facon,ilfauts'en réferer encore et encore a la conscience des gens qui font venir les groupes... que les décideurs culturels arretent de demander desgroupes pascher, meme si nuls (maisparfois tres bien, comme tnt qui eux méritent de jouer) pour se reserver des pepettes.

mais les malaises dont tu parle sont sans doute dus au fait que le probleme est a peu pres insoluble et tourne plus ou moins en rond. ou alors je suis un jeune con qui a rien compris a rien. possible aussi.

#10 + Partager cartoun

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Posté 04 nov. 2006 - 15:19

moi je suis à fond d'acc avec valère.
ils faut se faire payer tarifs pros comme ça les organisateurs ont pas le choix.
si ils ont le choix ils ne prendrons pas de pros et là impos ou pas ils seront dans la merde

#11 + Partager Aurelle

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Posté 05 nov. 2006 - 19:11

pluiseurs solutions
- tu organises toi-même un bal où tu joues
- tu joues dans les boeufs de fin de bal
- tu demandes aux gens du boeuf s'ils veulent bien laisser ton groupe faire quelques morceaux sur le temps du boeuf
- tu te fais engager dans un groupe de pros (sont payés et pas toi)

#12 + Partager hieronim

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Posté 13 déc. 2007 - 11:54

salut a tous, pour ma part je suis musicien pro et j'encourage fortement la pratique amateur, comment ne pas faire pour un amateur pour ne pas marcher sur les plates bandes du pro et vice versa, c'est assez simple, il exister plusieurs sortes de prestations:

celles à vocation lucrative (un restaurateur veux rammener un peu plus de monde un (super)marché veut une animation, on joue pour le commité d'entreprise de chez total....)
le but de la presta: ramener de la thune!
ben pour ce genre de prestation non seulement on se doit de ne pas jouer gratos (puisqu'on gagne de l'argent sur notre prestation) mais en plus c'est un créneau commercial et donc concurentiel... les amateurs pour moi doivent s'aligner sur les pros (parce quand on est la pour faire de l'argent, on va prendre le groupe le moins cher et la prestation en soi souvent on s'en fout)

par contre pour tout ce qui est bal associatif, festival etc... qui ne feront pas ou peu de benef qui de toute facon seront inverstis dans l'organisations d'autres évenements, ben je vois d'autrezs choix de cohabiter, de toute facon un groupe pro c'est cher et les gens ont envie de danser meme moi qui suis pro je fais souvent des bals gratos, sinon je vois jamais e public...

#13 + Partager Tof Sacchettini

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Posté 13 déc. 2007 - 12:19

C'est moins un problème artistique ou statutaire qu'une question sociale: qui organise et pourquoi? La solution quand on est une assoce qui se monte: travailler en réseau avec les autres structures (pros ou pas), monter des coproductions, organiser peu mais bien, et surtout solliciter les élus et DEMANDER DES SUBS ! Pas pour ramasser une timbale qui se raréfie, mais montrer qu'on existe et qu'on n'a pas l'intention d'en rester là. Une pub circonstanciée, un peu de bénévolat de part et d'autre et le bouche à oreille font le reste, et si tout va bien et si le public suit au bout d'un temps tout le monde peut être payé comme il faut. Ce qui implique de définir un projet de POLITIQUE (bouh le vilain mot caca) CULTURELLE...

#14 + Partager seby

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Posté 13 déc. 2007 - 20:06

ze sui d'accord avec ces propos ;)

#15 + Partager Kalon

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Posté 14 déc. 2007 - 12:22

C'est moins un problème artistique ou statutaire qu'une question sociale: qui organise et pourquoi?


Oui, je suis d'accord, mais ce côté des choses n'est pas facilement évaluable ...

La solution quand on est une assoce qui se monte: travailler en réseau avec les autres structures (pros ou pas), monter des coproductions, organiser peu mais bien, et surtout solliciter les élus et DEMANDER DES SUBS ! Pas pour ramasser une timbale qui se raréfie, mais montrer qu'on existe et qu'on n'a pas l'intention d'en rester là. Une pub circonstanciée, un peu de bénévolat de part et d'autre et le bouche à oreille font le reste, et si tout va bien et si le public suit au bout d'un temps tout le monde peut être payé comme il faut. Ce qui implique de définir un projet de POLITIQUE (bouh le vilain mot caca) CULTURELLE...


Dans le fond oui, je suis d'accord, mais bientôt, dans les écoles de musique il faudra un cours particulier :
comment demander des subventions ?

Plus important que la musique même, les sous ...
Comment se placer dans l'institutionnel ?

Je citerai sans le nommer un membre du conseil d'administration famdt :
"Y-a-t'il un salut hors de l'institutionnel ?"

Et la démarche du CMT/MJC de Ris Orangis, qui vise à transformer un CMT en Centre social, où va-t-on exactement ?

C'est une dérive et dans l'action où je me suis retrouvée malgré moi avec les institutions j'ai le sentiment que pour être pris au sérieux actuellement, il faut d'abord se renseigner sur "comment avoir des subventions" puis ensuite monter le groupe de musique, l'association qui sera en harmonie avec la politique institutionnelle, nationale, régionale ou autre ...

La création, l'imagination, la sensibilité dans tout cela ?

Ceux qui ont obtenu, obtiennent ou obtiendront reconnaissance et subventions, puisqu'on parle de cela sont ceux qui auront su vendre un projet culturel, pas forcement les "artistes" qui eux, une fois de plus risquent bien d'être oubliés.

Enfin... le sujet était.. Amateur : être payé ou non ?

La réponse de Stefano est quasi la seule

Ce problème est sans fin et je n'en ai pas la solution, (...)



#16 + Partager peya

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Posté 14 déc. 2007 - 12:37

Si je peux me permettre...
Dans le débat, j'ai l'impression de ne lire que des choses concernant les artistes, mais n'est-il pas interressant de penser que dans le secteur de la musique, il existe des profs, des fabricants (d'instruments ou d'accessoires), des organisateurs, ... et que dans tous ces métiers il peut co-exister des amateurs et des pro : Ainsi, comment se passe la rémunération de celui qui donne des cours, en plus de son travail?
Est-il (ou doit-il) être payé pareil si il est dans une structure officielle (école de musique) ou simplement chez lui (les 2 existent!).
Et celui qui fabrique 2 ou 3 instruments par ans?
D'autres exemples existent et je pense que la généralisation du clivage amateur/pro réduit les possibilités de compréhension, si on ne tient pas compte de toutes les situations.


#17 + Partager CMTRA

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Posté 15 déc. 2007 - 02:30

Sans doute ce débat "amateur/pro : quelle rémunération ?" anime-t'elle régulièrement les sujets de ce forum. Je n'ai ni le temps, ni l'envie de lire tout ce qui a pu être écrit durant les derniers mois sur le sujet. Ce que je pense néanmoins du sujet se résume à peu près dans ces termes.

DES AMATEURS ?
- il y en a, tout plein, de plus en plus, et tant mieux. Il y a même beacoup d'amateurs qui jouent de mieux en mieux, qui connaissent de plus en plus de choses, ...
- des amateurs...? comme le mot l'indique, ce sont des personnes qui n'ont pas choisi que la musique serait leur métier. Un métier étant jusqu'ici ce qui assure les revenus d'une personne, quand elle en a un... Ce qui est loin d'être le cas de toutes les personnes de ce milieu.

Note au passage histoire de mieux comprende ce qui arrive...
J'entends là le réseau des musiques traditionnelles entendues de façon globale et "professionnelle." En Rhône Alpes par exemple, la réalité des musiques traditionnelles c'est à peu près 15 % de musiques traditionnelles dites "issues des régions de france"et 85 % de musiques dites "musiques du monde ou de l'immigration" mais bel et ien sous la seule et cohérente égide musiques traditionnelles (où alors on ne parle pas de la même chose et alors là il faut rebaptiser ce site...)


DES PROS ? (constats parmi tant d'autres...) :
- la situation statutaire, économique et financière des artistes professionnels est sérieusement mise à mal, notamment depuis 2003 (sans parler des modifications qui ont eu lieu après) avec la crise que tout le monde doit connaître (j'ose l'espérer). Sachant que le problème de l'intermittence est loin d'être le seul justement sur le sujet qui nous intéresse. Il ne faudrait pas croire non plus que tous les artistes sont intermittents, certains ayant choisi des voies différentes.

- le désengagement de l'état programmé et à l'oeuvre, la baisse des budgets dans le spectacle vivant notamment dans le secteur de la diffusion et de l'action culturelle, la chute du secteur de l'édition phonographique et de facto, les baisses réelles des rémunérations en droits d'auteurs (pour certains), (...) sont de nature à donner un coup de plus (ou de grâce) aux statuts des artistes professionnels dans le domaine.

- le durcissement des conditions légales (jai bien dit légales) de diffusion, de production et d'exploitation de spectacles pour les entrepreneurs du spectacles (ceci est un statut légal habilitant, et donc ni une SARL, ni une société côtée en bourse ou quoique ce soit d'autres) : lois sur la santé, législation et droit du travail, circulation des artistes étrangers, ...

Pour ne parler que de ces quelques aspects (on aurait pu parler des aspect esthétiques par exemple ou des dipositifs en faveur de tel ou tel secteur ou des problèmes de la diffusion des musiques traditionnelles -il y en un certain nombre des problèmes de diffusion...), le politique -et ce depuis de nombreuses années- montre clairement que la politique culturelle n'est pas une priorité actuelle. Les rédempteurs Malraux et Lang (d'une certaine façon pour ce dernier) sont morts. Ils n'auraient, quoiqu'il arrive, pas grand chose à faire de et dans ce que nous croyons être "nos"problèmes.

Car ce sont des problèmes partagés par tous les secteurs de la vie artistique et culturelle.

Et il faudra bien trouver des modes d'organisation pour faire en sorte que le secteur -j'entends le secteur culturel et pas seulement le secteur microcosmique des bals folk- vive, ou plutôt survive. Et il existe des moyens. Regardons ce qui se passe à côté par exemple.

Des pratiques amateurs en théâtre, en musiques amplifiées, en musiques urbaines, en danses urbaines, en jazz, en musique improvisée même en classique parfois, il en existe. De partout. Allons regarder comment ils fonctionnent.

Alors donc ?

UN PEU DE CYNISME (ça fait toujours du bien d'être construtif et de se moquer de soi en même temps...) : TROIS PROPOSITIONS POUR UN MONDE MEILLEUR

- Je propose que les cachets attribués aux groupes amateurs aillent aux groupes pro qui viennent jouer sur la même scène la semaine suivante.

- Je propose que les amateurs qui ont appris des répertoires, des techniques, des ornements, (que sais je encore...) par des pros, reversent à ces derniers une quote part à chaque fois qu'ils utilisent un plan qu'ils ont appris d'eux. Un système de brevet devrait être inventé.

- Je propose enfin que les pros arrêtent de faire des stages ou tout autre activité de formation pédgogique ou d'enseignement afin que les amateurs ne viennent pas marcher sur leur terrain. Si possible également, arrêter de jouer en public, parce que certains amateurs ont l'oeil vif (le mien par exemple) et sont susceptibles de reproduire des plans déposés sous brevet (voir propos sus-cité)

ALORS BEAUCOUP PLUS SERIEUSEMENT
Ouis cette thématique mérite qu'on en discute (je me demande si je suis vraiment en train de vraiment vouloir discuter ou plutôt de passer mon énervement avec tous ces mots de trop...). Mais qu eje sache, il y a une situation actuelle, grave, fondamentale vis à vis de la situation des pros qui mérite qu'on ne fasse pas comme si tout allait bien dans le meilleur des mondes. Ou alors -et après tout pourquoi pas- on considère que dans notre petit milieux bien fermé sur lui-même (ce n'est pas le mien), et bien en effet, on réussit à s'en sortir parce qu'il y abien quelqu'un qui viendra jouer gratuitement, et puis au final (comme à une certaine époque dans certaines esthétiques...), cette même personne paiera pour venir jouer.

ET DONC :

- les pratiques amateures et professionnelles ne sont pas antithétiques, pas plus qu'elles ne sont complémentaires d'ailleurs (sur le plan de la diffusion tout du moins). Elles répondent à des enjeux différents. Un professionnel fait le choix -non pas de donner sa vie à son art- mais bien de vivre de son art, c'est à dire de son métier (oui c'est un métier), c'est à dire ce qu'il sait faire.
- la frontière peut être parfois sensible c'est vrai entre le jeu d'un amateur, parfois d'une qualité équivalente ou supérieure... Mais je ne peux m'empêcher ici de dire que dans bien des groupes sociaux en FRANCE, il y a des virtuoses en musiques traditionnelles du monde (on ira jamais danser la bourrée dessus) qui ne se posent pas la question amateur ou professionnel, ils jouent leur musique, et vont bosser le lendemain parce qu'ils ont un rapport à la musique qui n'est pas d'ordre contractuel ou financier. Sans doute n'en ont ils pas le choix d'ailleurs...
- alors quoi "tout travail mérite salaire ?" Evidemment. Mais, on s'en fout. Quand finira t'on dans ce pays de ne pas reconnaître les métiers de l'art comme justement, des métiers ? oui, jouer de la musique peut êtr eun travail. Mais alors : Qu'est ce qui est travail ? qu'est ce que cela implqiue ? een termes de choix ? De vie ? Qu'est ce qui est loisir ? Qu'est ce qui aboutissement et concrétisation d'un loisir ? C'est une question qu'on doit se poser, surtout chez les amateurs. Surtout quand je lis sur ce forum (et si j'ai bien compris... sans guère de réaction !) "il faut se faire payer comme des pros comme ça les organisateurs auront pas le choix" Euh ? Excusez moi... mais que répondre à ça... c'est affligeant d'ignorance d'un système... professionnel et de son économie (vilain mot)
- La culture a un prix, subventionnée ou non. Un groupe professionnel, parce qu'il se donne une obligation de moyens et de résultat, parce qu'il a une démarche totale (création musicale, format scénique, création lumière , travail et recherche sur les sources, démarches professionnelles, inscriptions dans des logiques collectives, de réseaux et de réflexion, ...) a un coût. Coût qui doit être supporté par le public de quelques façons que ce soit. Lorsque l'on va dans une salle subventionnée, l'équipement - donc le contribuable donc le public là ou pas là- prend en charge une partie des frais sur nos billets d'emblée (je ne parle même pas des milieux tels que l'opéra ou le classique voire même le jazz, milieux que j'adore par ailleurs et ou le taux sur ce domaine prend des proportions énormes). Autrement dit, la structure ne se fait pas d'argent dessus (dans la très grande majorité des cas en tous cas)
- je pose la question, combien de bals folk sont organisés pour remplir les caisses de telle ou telle association au détriment du projet artistique proposé ou ...de la rémunération des personnels artistiques professionnels ou non ? Ce qui cela dit en passant, constitue une vision commerciale et mercantile au plus haut point, encore plus dramatique dans ce qu'elle se sert d'un domaine très très fragile. (Mon propos ne portant pas sur le caractère de l'association bénéficiaire - évidemment humanitaire, social ou éducatif à n'en pas douter)
- finir par où on commence... Il y a des enjeux par rapport aux artistes professionnels qui méritent que tous -dans le secteur des MUSIQUES TRADITIONNELLES (DONC DU MONDE), la bourrée des dindes n'étant qu'une vision des plus parcellaires de la vie artistique en matière de musiques traditionnelles EN FRANCE EN FRANCE EN FRANCE (pays monoculturel c'est bien connu)- défendent des combats actuels, en prise avec des nejeux de société, avec des enjeux culturels et j'en passe.

Tous les jours, mon métier me fait travailler pour les amateurs et pour les professionnels. Et en remettant les choses à leur place, cela ne m'a jamais posé problème.

Que tout le monde reste à la sienne

Ou alors demain je m'auto proclamerai le nouvel Ornette Coleman de la Mustte du Centre et digne des plus grandes scènes et aux meilleurs cachets, s'il vous plaît. (dernier acte de cynsime de cette contribution)

Message ajouté après : 14 minutes:

J'oubliais. Je ne suis pas le CMTRA et bien que j'y .
travaille, ces propos n'engagent que moi. JS.ESNAULT

#18 + Partager Tirno

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Posté 15 déc. 2007 - 11:00

C'est gentil de venir partager ton avis sans prendre la peine de lire l'avis des autres. (T'inquiète, ce qu'on remarquait justement c'est qu'on a que ce topic la dessus et qu'il est bien vide). (Y'en a un autre a coté que tu pourrais prendre la peine de lire, il est tout court et demande la différence entre amateur et pro)

Le problème vient aussi du fait que ce forum, comme "en vrai", regroupe 99% d'amateurs qui ne sont pas très bien placés pour comprendre ces problématiques.

Merci pour cette longue contribution - moi j'aime bien lire les trucs longs et bien réfléchis :D J'ai l'impression d'etre à la faute quand je ne vois pas ou tu nous parle de solutions...

L'avantage du groupe pro c'est qu'il peut/doit aller jouer devant d'autres publics - il faut alors que sa démarche artistique soit tellement réfléchie qu'elle plaise aussi à d'autres - un groupe amateur ne fera ca que difficilement bien.

Mais dans le milieu folk trad *français* (euh tu me choques avec tes propos qu'on devrait peut etre rebaptiser le forum - m'en vais ouvrir un sujet à ce propos), faut pas se leurrer... on a un public de merde (en moyenne et je m'inclus, avec un peu de honte dans cette moyenne). On va pas aux concerts et en bal on s'en fout de la prestation scénique tant que le groupe joue de la musique dansable. Personnellement, une cornemuse, 5 accordéons et 2 vielles, sur une scène en train de jouer de la musique plan-plan (pas d'arrangement, rythme légèrement a coté), ca me garantit un bal décevant, mais apparemment y'a plein de gens que ca dérange pas :( Par contre, un beau jeu de lumières, une choréographie scénique... boaf... j'ai l'impression qu'on est en train de me prendre pour un con qui apprécie pas la musique et qui a besoin qu'on lui vende le truc.

Ou est la solution à ce problème? A supposer que je sois en mesure d'animer un bal et que ca me donne énormément de plaisir, tant que je suis défrayé, je suis content. Je m'efforce de jouer moins bien que les pros, mais cette différence de qualité n'intéresse pas les organisateurs de bal, ni leur public (sauf rares exceptions).

Pour moi, trois axes potentiels de solution:
- Le pro a plus de temps pour récolter des subventions, qu'il s'arrange pour toutes les récolter (au détriment des petites assoc? euh... chais pas moi)
- Le pro peut aller jouer des scènes pro, des salles subventionnées, etc. Ben mafoi, j'ai bien peur qu'il va falloir qu'il y aille
- Faut changer le public de bal folk... Alors bon courage... Ca veut dire que les pros doivent venir à des bals, plaire a plus de monde, au point que les gens ne viennent que si y'a des bons groupes et ensuite sensibiliser les organisateurs de bal qu'un bon group pro vaut la peine d'etre invité.

C'est minable hein... quelqu'un a un meilleur plan?

(Sinon, je vous propose d'acheter des choses aux pros. La boutique mustradem par exemple est très bien pour ca.)

#19 + Partager GEGE

GEGE
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Posté 15 déc. 2007 - 11:15

pour rester dans le topic , je vais parler de ma pratique amateure, qui est un choix de sécurité, c'est à dire que je compte pas là dessus pour bouffer. (et heureusement).

par ailleurs, je ne peut concevoir ma partique musicale sans la prestation scènique, donc l'objectif c'est de faire de la scène, en ce qui me concerne, je fais beaucoup de scène ouverte, (c'est à dire non rémunérée), le problème c'est que ça me coûte plus que ça me rapporte, à tel point qu'il y a un moment donné il faut se poser la question si on devrait pas équilibrer les dépenses.

Du coup, il faut faire de la prestation rémunérée.

mais là on trouve une certaine opposition de certains pro qui considèrent qu'on vient leur piquer le boulot (autrement dit nou on travail au black).

C'est vrai que du coup j'ai des scrupules à me faire rémunérer.

Quelle est la solution, pratiquer gratuitement en faisant que des scènes ouvertes, pratiquer de façon rémunérée.....

j'avoue que je ne sais pas.

De la même façon on peut remarquer que la pratique amateur se voit fermer certaines portes notamment celles des salles dites subventionnées car elles privilègies les pros (c'est tout à leur honneur) mais ça ferme des portes.

En fait je suis pas vraiment sûr que le problème soit entre les pros et les amateurs, mais plus au niveau des organisateurs d'évènement.

J'apporte auycune réponses, juste un témoignage et ma vision de ce que je vis ent tant qu'amateur.

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Posté 15 déc. 2007 - 11:34

(Sinon, je vous propose d'acheter des choses aux pros. La boutique mustradem par exemple est très bien pour ca.)


Sans dec, les pros vendent des trucs? des partoches même pas photocopiées? des cd même pas gravés?...


Mais alors : Qu'est ce qui est travail ? qu'est ce que cela implqiue ? een termes de choix ? De vie ? Qu'est ce qui est loisir ? Qu'est ce qui aboutissement et concrétisation d'un loisir ? C'est une question qu'on doit se poser, surtout chez les amateurs. Surtout quand je lis sur ce forum (et si j'ai bien compris... sans guère de réaction !) "il faut se faire payer comme des pros comme ça les organisateurs auront pas le choix" Euh ? Excusez moi... mais que répondre à ça... c'est affligeant d'ignorance d'un système... professionnel et de son économie (vilain mot)



Heu...je vois pas ce qui a pu te faire croire ça, ...


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