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Danse-Thérapie


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56 réponses à ce sujet

#21 + Partager peya

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Posté 22 janv. 2008 - 17:01

Personellement, je n'ai pas l'impression que la liberté soit si mal vue que celà dans le trad : Tant de gens s'en plaignent ?

#22 + Partager Marinou

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Posté 22 janv. 2008 - 17:03

les vieux, quand les tradzonards commencent a ''creer'' :whistle:

#23 + Partager Ekks-O

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Posté 22 janv. 2008 - 17:05

Des exemples Marinou ?

#24 + Partager peya

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Posté 22 janv. 2008 - 17:07

les vieux, quand les tradzonards commencent a ''creer'' :whistle:


Changes les vieux qui sont autour de toi!

#25 + Partager Tirno

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Posté 22 janv. 2008 - 17:08

Apparemment faut que je me lave les oreilles. Il parait que j'ai eu des remarques quand je pars en 2t déhanché sur la valse ainsi que quand je fais des mazurkas bizarres. (Mais moi j'ai jamais rien entendu - peut etre j'ai des cavalières parano).

On contraire, je suis plus gené quand on me dit que je danse bien (surtout dans le cas de danses comme le kost ar c'hoad ou la bourrée). Apart répondre "si tu penses ca, tu y connais rien en bourrée/kost ar c'hoad".... (et ca serait pas très gentil :D)

#26 + Partager Maïtiù

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Posté 22 janv. 2008 - 17:58

MMh...je pensais à certain bal, vers chez moi....(certain s'en rapelle?) où oui, les libertés sont mal vues. Pires, même les variations reconnues le sont si elles sont inhabituelles.
C'est surement dûes à quelques personnes isolées qui font référence localement, et c'est pas très glorieux de ma part (pour Peya) mais j'ai choisis la facilité : il était trop difficile de changer des esprit obtus, j'ai préféré mieux choisir mes bals. Et c'est vrai que ça a réglé le problème et m'a permis de rencontrer et d'apprendre beaucoup.

#27 + Partager Rodrigue

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Posté 23 janv. 2008 - 20:18

Pas mal du tout le lien de Yoyo [...] la salsa et le tango y sont jugés trop codifiés pour être thérapeutiques, par opposition aux danses trads, plus "primitives".


je vois plus de communication en soirée salsa ou en milonga qu'en trad, contrairement à ce que dis Rodrigue.
Et aussi (surtout en fait) le contredire en faisant remarquer que salsa et tango ne sont pas plus codifiés que le trad, que les libertés y sont mieux acceptées, et que je ne vois pas en quoi le trad est plus "primitif" que ces 2 danses.

Maïtiù, si tu n'a pas suivi le lien de Yoyo, je te resterai illisible !

Alors, pour tous ceux qui t'ont imité, je me permets de citer l'article in extenso... car il vaut le coup d'oeil, quoiqu'on en pense, et comme dit Yoyo, la mise en page de Psychologies.com est merdique. J'espère que c'est légal, j'indique l'auteur et je rappelle l'adresse en clair; j'ai juste omis les coordonnées des ateliers.

http://www.psycholog...?id=6463&page=1

PAGE 1

Danser en liberté, entretien avec France Schott-Billmann, danse-thérapeute, par Catherine Maillard [droits Psychologies.com 2008]

Résumé: Pas de mouvements codés, de pas imposés, de technique à maîtriser. En danse-thérapie, seules comptent l'émotion et l'expression de soi. Pour réveiller son énergie, ou sa sensualité.

Psychanalyste et professeure d'art-thérapie à l'université Paris-V, France Schott-Billmann étudie les phénomènes de transes dans les sociétés primitives. Elle est l'auteure du Besoin de danser (Odile Jacob, 2001).

Psychologies : Quelle différence y a-t-il entre la danse et la danse-thérapie ?
France Schott-Billmann : Au-delà du simple divertissement, la danse inaugure un nouveau rapport au corps, au plaisir, à l'autre et à soi-même. Mais là où le tango ou la salsa mettent en scène le couple de manière codée, la danse-thérapie permet de recréer cette relation, de l'habiter. En danse, le désir de maîtriser la technique prime ; en danse-thérapie, c'est l'expression de soi, l'émotion, l'intensité qui est recherchée. Il n'y a pas d'apprentissage.

PAGE 2

Le parquet de danse peut-il remplacer le divan ?
La danse populaire représentait autrefois une forme de thérapie sociale, qui allait bien au-delà du simple défoulement. Danser permettait de ressentir son appartenance à une communauté. En forçant le trait, on peut dire que le parquet est assimilable à un divan où l’on parlerait avec son corps, et avec le groupe. Dans l’analyse, on rencontre son inconscient, dans la danse-thérapie, son « danseur », cette partie de soi qui cherche à renouer avec la joie de vivre. Le groupe est, pour celui qui danse, comme une mère qui berce son enfant : il le stimule tout en l’enveloppant, donc le rassure. Il le soutient tout en l’invitant à s’individualiser.

La danse-thérapie soigne-t-elle autant le corps que l’esprit ?
C’est une activité où corps et esprit sont inséparables. Cette technique permet d’accéder à notre mémoire corporelle et à la connaissance de soi. Dans un premier temps, on mobilise ses émotions, puis on les canalise en faisant appel à des archétypes. La danse du guerrier, par exemple, réveille l’agressivité. Réprimer cette énergie est nocif. L’exprimer dans un mouvement nous libère, physiquement et psychiquement.

PAGE 3

A qui s’adresse la danse-thérapie ?
J’ai envie de dire : à tout le monde. Les personnes qui viennent souhaitent réveiller leur énergie, redécouvrir le plaisir de la danse, de la convivialité. Pour la plupart, le corps se transforme, devient léger, dynamique et joyeux. Chacun trouve ce qu’il lui manque : de la vitalité et de la gaieté pour certains, de la confiance en soi et de la créativité pour d’autres. Comme la danse-thérapie ne repose pas sur la performance, il n’y a pas d’échec, et tout le monde en retire des bénéfices singuliers. Elle est particulièrement indiquée chez les enfants inhibés. Son efficacité a aussi été reconnue dans les hôpitaux. Elle aide les malades à retrouver l’estime de soi.

Hommes et femmes en retirent-ils les mêmes bénéfices ?
Oui, même si les femmes s’abandonnent en général plus facilement au rythme que les hommes. Ces derniers ont davantage de difficulté à lâcher prise, sans doute par peur d’exposer leurs failles et d’y laisser une partie de leur virilité. Ceux qui n’ont pas refoulé leur féminin recherchent au contraire cet état jubilatoire que peut apporter la danse. Cette sensation de bien-être physique, d’oubli de soi et de communion peut alors s’apparenter à la jouissance…

PAGE 4

La danse, dit-on, réveille la sensualité. Cette méthode favoriserait-elle l'épanouissement de la sexualité ?
Par la libération des tabous qu'elle développe, la danse facilite l'expression de la sensualité, gage de relations sexuelles plus épanouissantes. Danser sonne alors comme un signal pour le corps, celui de s'autoriser le plaisir, de découvrir des sensations oubliées, et de bouger son bassin...

Trois danses-thérapies au banc d'essai

L'expression primitive pour extérioriser ses instincts
Le principe : dirigé par France Schott-Billmann, cet atelier opère un métissage entre danses d'origine africaine, pour le côté énergie, et danses européennes traditionnelles, pour la rythmique et la simplicité. Chacun danse, selon son ressenti, un archétype : princesse, roi, guerrier... Par exemple, la danse de la princesse permet d'extérioriser ses instincts de séductrice, en toute sécurité.

Sur le parquet : dès le départ, c'est tonique. Sur fond de percussions, nous libérons notre énergie, sans retenue. Puis, sur de la musique africaine, nous mobilisons nos émotions : avec une gestuelle simple accompagnée d'un chant, nous voici en train de danser les semailles, un deuil, la naissance d'un enfant... ou d'un amour.

Les bienfaits : on libère son énergie et sa créativité, on canalise ses pulsions, on lève des inhibitions. Physiquement, on se sent plus léger, plus tonique.

PAGE 5

La danse tantrique pour explorer son couple intérieur
Le principe : danseuse, chorégraphe et musicienne, Bhagvati Granier propose de faire l’expérience de l’énergie tantrique en dansant. L’idée est de se reconnecter à son énergie vitale, située dans le bassin,
pour partir à la rencontre de l’autre. Chacun fait l’expérience des énergies féminine et masculine, du yin et du yang. La danse est l’occasion de vérifier si nous nous laissons embarquer dans le mouvement de l’autre ou si nous imposons le nôtre.

Sur le parquet : sans préambule, nous nous déplaçons librement sur de la musique. « Bougez les épaules, dansez d’un pas vif » sont les seules consignes. Nous bondissons, seul, à deux, à trois, puis nous nous laissons choir, comme des poupées de chiffon. Pour poursuivre le lâcher-prise, nous dansons les yeux bandés, en nous laissant guider par un autre participant, sur différents rythmes.

Les bienfaits : on développe sa sensualité, on gagne en vitalité et en sensualité.

La danse par les contes pour renouer avec sa nature sauvage
Le principe : art-thérapeute formée à l'Institut national d’expression, de création, d’art et transformation, dédié à l’art-thérapie., Isabelle Gueudré propose d’explorer les différentes facettes de la psyché féminine grâce aux contes de la psychanalyste Clarissa Pinkola Estés, auteure de Femmes qui courent avec les loups (LGF, “Le Livre de poche”, 2007). En s’appuyant sur la symbolique, le rythme et l’expression libre, cette danse invite à une réflexion intime sur le féminin et à renouer avec notre nature sauvage. Chaque étape donne lieu à une rencontre avec l’une de nos peurs – peur de l’engagement, du ridicule, d’être différent, etc. – et nous connecte à nos ressources pour la dépasser.

Sur le parquet : assises, les yeux fermés, nous écoutons Isabelle lire La Femme squelette, un conte inuit. Nous en danserons les différentes étapes : la femme squelette flottant au fond de l’eau, la femme qui court après le pêcheur qui l’a emprisonnée dans ses filets… A la fin de la séance, nous avons en plus joué à chat perché pour retrouver notre vitalité sur des rythmes de tambours.

Les bienfaits : on développe sa combativité, on reprend confiance en soi, on retrouve son énergie.

#28 + Partager Marinou

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Posté 24 janv. 2008 - 00:09

Des exemples Marinou ?


ok, je m explique: je pense juste aux petis vieux (rien de negatifs dans cette appelation...on t passera tous ^^ )assis sur les bancs, aux bals des Brayauds par exemple, qui rouspetent parce qu il y a trop de jeunes (vous savez ca bouge beaucoup les jeunes, et ca fait du bruit ;) ) et certains n aiment pas voir nos ''improvisations'' ou differentes versions des danses qu'ils connaissaient avant nous non mais !
ceci dit c est un constat et pas une generalisation car j en connais certains qui sont adorables (des ptits vieux) et qui dansent encore comme des fous, et meme qu on peut etre fatigue avant eux, c est impressionnant !!

#29 + Partager Maïtiù

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Posté 24 janv. 2008 - 11:37

Maïtiù, si tu n'a pas suivi le lien de Yoyo, je te resterai illisible !


Je l'ai lu. Et si j'émettais un avis contraire au tiens, c'est parcequ'on avait l'impression en te lisant que le bal folk pouvait te servir de thérapie du samedi soir, ce qui serait impossible avec la salsa ou le tango. C'est ça qui m'a fais réagir, pas le texte en lui même que je trouve par ailleurs très bien aussi.

Message ajouté après : 54 secondes:

Un rythme de salsa est plus simple qu'un rythme de scotish, et la musique plus primitive aussi.

France Schott-Billmann a utilisé par choix les musiques traditionelles européenne pour la simplicité du rythme en faisant sauter tout les codes qui vont avec.

Mon discours, c'était que à la base, salsa, trad ou tango sont tout aussi codifiés, et ta grande citation ne me contredit pas.

On peut utiliser une seule composante de la danse en question pour la thérapie, (est-ce qu'on peut encore appeller ça danse trad?) ça pourrait être n'importe laquelle tant que le rythme est simple. Elle a choisis le trad, elle aurai put choisir la salsa. Elle n'aurais pas put prendre ni l'une ni l'autre telle quel, et c'est ça qu'elle explique quand elle dis que salsa et tango sont trop codifiés, elle aurai tout aussi bien put dire "salsa et tango et trad sont trop codifés" et dire plus loin "on peut utiliser le ryhtme simple de la salsa associé avec les images de la musique africaine..."

#30 + Partager Rodrigue

Rodrigue
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Posté 24 janv. 2008 - 17:49

Quand je parle de la thérapie du samedi soir, c'est juste comme un monsieur Jourdain qui se soignerait sans le savoir. J'ai d'autres thérapies moins saines, comme le petit croissant du dimanche matin, en rentrant de bal. Mais telle qu'elle est décrite page 4, cette danse-thérapie me semble plus proche d'une animation en école primaire ou en entreprise que d'une séance en atelier folk. Je ne crois pas que cela me plairait. La question que je me pose est, en dehors des cas lourds et délicats comme les enfants inhibés ou les malades dépressifs: pourquoi ne pas proposer une pratique en atelier folk (niveau débutant avec animateur pédagogue), puis en bal, plutôt que des séances de danse-thérapie, marquées (et facturées) comme des actes thérapeutiques ? La réponse me brûle la langue... (la dame ne connait pas le bal folk ?)

J'avais mal lu lorsque j'ai cru que l'auteure opposait danse trad européenne à danses latines. Dès que j'ai lu les mots "groupe", "parquet", surtout à la page 2, j'ai vu tout en folk. Mais à la page 1, c'est plutôt la danse-thérapie qui est comparée, opposée, à la danse "tout court", représentée par la salsa et le tango. Dont acte.

Cependant, je pense que cet article ne sert pas autant ton point de vue que tu veux bien le dire. Là, je joue littéralement sur les mots (les tiens, ceux de la journaliste), et il faudrait consulter les travaux de la chercheuse, avant de décider de ce qu'elle pense de notre pratique. Mais jouons quand-même:


Un rythme de salsa est plus simple qu'un rythme de scotish, et la musique plus primitive aussi.

France Schott-Billmann a utilisé par choix les musiques traditionelles européenne pour la simplicité du rythme

Tu sortais de la sieste ? Ceci ne nous indique pas de quelles danses européennes il s'agit, mais j'ai bien lu européennes (pas seulement par opposition aux danses africaines, car je suppose que la dame connait d'autres continents).
Il se peut qu'une fois encore, je comprenne de travers, et que par danses européennes, l'auteure veuille dire salsa et tango, danses populaires archétypales en Europe, dans l'esprit du grand public auquel est destiné cet article, et le livre. Et ce serait pour cela qu'il n'est pas fait mention du bal folk (je radote...)

En fait, plus je relis cet article, plus il m'apparait que, tout en énumérant les nombreuses vertues de la danse actuellement pratiquée en ateliers "de salon" et dans les dancings (les parquets), par exemple salsa et tango, la thérapeute en cerne quelques inconvénients pour l'utilisation qu'elle veut en faire: couple fermé, codes rigides (pas de base, figures, passes), temps d'apprentissage. Elle mentionne certes les danses collectives du fond européen, mais juste pour rappeler leur rôle social (assemblées de villages, bals ouvriers ?). Je reste moi aussi perplexe sur ce qu'elle en fait: improvisations individuelles à thèmes, danses jeu pour enfants, danses collectives simplifiées ? Une chose est certaine, elle ne passe pas la séance à apprendre une danse.

#31 + Partager Maïtiù

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Posté 24 janv. 2008 - 18:46

Tu sortais de la sieste ?


C'est offensant.
C'était juste un exemple, pour dire que du point de vue de la codification de la danse comme de la complexité des pas, pour moi, les danses trad européenne ou les latines, c'est du pareil au même.

#32 + Partager Rodrigue

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Posté 24 janv. 2008 - 21:41

Oublie ces cinq mots, s'il te plait. Parfois, je ne peux pas m'empêcher, c'est compulsif. Et puis l'heure ne correspondait pas, en plus.

Je soulignais juste qu'en deux phrases consécutives, tu semblais écrire une chose et son contraire. "Semblais", parce que je ne suis pas certain, en fait, que pour France Schott-Billman, comme pour toi, il ne s'agisse pas du même type de danse: la danse populaire (qui inclut les danses de bal folk trad, pas de problème pour moi).

Mais sur le fond:

Mon discours, c'était que à la base, salsa, trad ou tango sont tout aussi codifiés
du point de vue de la codification de la danse comme de la complexité des pas, pour moi, les danses trad européenne ou les latines, c'est du pareil au même


Dans une polka ou une scottish, le pas correspond environ à une mesure. Pour la scottish, il y a bien deux parties, mais le pas de la seconde partie est un pas marché ou sauté. (encore une mesure).

Pour les danses latines, je n'y connais pas grand choses, quelques ateliers au Portugal. J'espérais beaucoup du stage de Parthenay qui a été annulé.

Je ne comprends vraiment pas comment tu peux dire que la difficulté d'apprentissage est la même pour la polka et pour la salsa, ou pour le rock ou le tango, et la scottish. Je ne parle même pas du galop, niveau école primaire. Tu tiens peut-être compte du fait qu'il ne s'agit finalement que de pas marché, un dérivé du paso doble. Mais il y a un agencement derrière.
En ce qui concerne le tango argentin, je crois me souvenir que l'enchaînement à mémoriser quand tu débutes dure toute une phrase (il faut compter jusqu'à 7 ?) et avec des déplacements dans 3 ou 4 directions. Après, il y a des variations, avec à chaque fois une "routine" pour repartir du bon pied, des "mouchetés", etc. C'est quand même plus complexe qu'un à gauche à droite, et la musique est plus subtile et plus rapide aussi. C'est une danse de bar, ou de salon. En fin d'atelier, on dansait bien en couple, avec quatre variations mais est-ce normal qu'au bout d'une heure de pratique, nous n'étions toujours pas capable de localiser le temps fort pour débuter la séquence de pas ?

Je veux en venir au fait qu'il faut 15 minutes pour apprendre à évoluer en couple sur une polka ou une scottisch. Ce ne sera pas joli à regarder, mais on peut appeler ça de la danse. Il y a des musiques pépères, à la limite, un appui par note.

Dernier exemple quant à la différence des compétences mobilisées. J'ai dansé la scottish cet été dans le Morbihan avec une estivante qui débutait en fest-noz _ et en scottish. C'était le pied (je me serais cru à Gennetines), mais quelle était donc la danse qu'elle pratiquait en atelier à Paris ? Inversement, est-il possible de faire danser la salsa à une bonne danseuse de scottish, dès la première danse (ou plutôt, connais-tu une danseuse de salsa qui pourrait m'initier, à Gennetines ?).
En France, nous sommes habitués à ne changer de direction que lors des fins de phrase, il me semble. En Espagne, par exemple, c'est différent: paso doble, sevillanas.

Il y a certes des danses trads très codifiées, comme les mixers (figures), les pas d'été et les sauts, mais on s'éloigne des danses de couple.

#33 + Partager Serge

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Posté 24 janv. 2008 - 21:55

http://notation.free...e/lecon1_1.html

#34 + Partager Maïtiù

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Posté 25 janv. 2008 - 10:04

Dans une polka ou une scottish, le pas correspond environ à une mesure. Pour la scottish, il y a bien deux parties, mais le pas de la seconde partie est un pas marché ou sauté. (encore une mesure).


La salsa, c'est exactement une scotish sans la 2ème partie. Tu vois, c'est pas très compliqué, et je suis sûr que si une bonne danseuse de Salsa t'invitais à Gennetinnes ben t'arriverais à suivre (enfin, ça marche mieux quand c'est l'homme qui sait bien sûr...)

Tu tiens peut-être compte du fait qu'il ne s'agit finalement que de pas marché, un dérivé du paso doble. Mais il y a un agencement derrière.


oui, puis :

Je veux en venir au fait qu'il faut 15 minutes pour apprendre à évoluer en couple sur une polka ou une scottisch. Ce ne sera pas joli à regarder, mais on peut appeler ça de la danse.


Ben c'est pareil. sans ce que tu appelle l'agencement, on peut appeller ça de la danse.
L'agencement, on crois qu'il est codifié, parceque "le prof" nous en a appris 1, parceque on les vois à la télé, et tout et tout.
En bal il est libre, et il est pas obligatoire. On apprend souvent une phrase en tango, quand on en fais 1 heure, pour que ça ressemble à quelquechose. En vrai, tu apprend des mouvement : vers la droite, vers la gauche, devant, derrière...et tu compose avec comme tu veut, sur la musique. Plus tu en sais, plus t'a de possibilité de composer et bien sûr que ça devient compliqué, surtout à voir. Sauf que les trucs compliqués, en bal tango tu les fais pas.
Sur la bourrée aussi, en cours, on peut t'apprendre des passes super compliquées, qui dure sur une phrase complète, avec des jeu de bras et et tout et tout, mais en bal, tu va devant derrière, et si t'es un peu téméraire tu fais une variation simple sur une mesure et si t'es un peu balèze, tu le fais correspondre à la musique. Pareil en scotish, et pareil en tango.

Il y a beaucoup de chose, comme l'agencement, changer de direction en fin ou en milieu de phrase, etc., qui ne sont que des "modes" ou des "habitudes".
Comme faire beaucoup de figures en scotish. Là où j'ai appris, si tu fais pas une figure par phrase t'es le roi des nuls, alors que maintenant j'en fais plus du tout.
En cours de salsa, on apprend que des figures, des trucs de fous, en soirée salsa, si tu sort 3 ou 4 figure différentes c'est le bout du monde et tu voit aussi des danseurs ne pas en faire du tout qui semblent vraiment en osmose.

Je suis d'accord que réagir avec les habitudes d'un autre c'est dur mais si on peut adapter à nos habitudes, ça peut devenir facile.

#35 + Partager Rodrigue

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Posté 25 janv. 2008 - 23:58

Eh bien, je vois que j'ai encore du boulot en la matière... On verra cet été.

#36 + Partager Rodrigue

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Posté 10 févr. 2008 - 18:13

Je viens de poster un mini dossier sur la pizzica pizzica dans "Découvertes et partages", une des dernières danses-thérapies traditionnelles d'Europe.

http://www.tradzone....opic.php?t=3169

#37 + Partager Armelle

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Posté 10 févr. 2008 - 22:01

oulala ça fuse...

Pour moi, plus simplement, il y a des codes qui existent, plus ou moins simples à assimiler pour chacun de nous, selon notre culture, notre geste fondateur et nos diverses qualités d'adaptation. Le plus important c'est d'avoir ces codes dans le corps et de jouer avec l'idée d'un détachement et d'un retour perpétuel. Par exemple, la salsa et la scottish n'ont pas grand chose à voir (en soi, et prises dans leur contexte respectif), mais pourquoi pas danser une salsa sur une musique scottischisante ?...
Personnellement, j'ai eu beaucoup plus de facilités à apprendre la salsa que la scottish, ou le rock'n roll que la valse. Pour moi moins il y a de directions, moins il y a de codes et plus ces derniers sont clairs, plus c'est difficile pour moi. Je suis tellement quotidiennement dans l'extrême lacher prise que conserver des codes clairs et simples dans mon corps est un vrai boulot.
Et comme j'ai pas du tout de mal à apprendre de nouveaux codes (mimétismes inconscients et longues habitudes obligent...), les étaler n'a pour moi aucun grand intérêt.

pfiou. j'aurais peut-être dû me dispenser d'écrire ce post, j'ose même pas me relire par peur d'avoir à chercher désespérément une cohérence quelquepart... désolée.

#38 + Partager Tirno

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Posté 10 févr. 2008 - 23:02

Moi j'trouve ca cohérent. Rigolo. Moi ces codes j'en ai besoin. Ou en tout cas j'en avais besoin. Mais meme maintenant, un cadre relativement stricte dans lequel danser, ca me réconforte, me rassure :)

#39 + Partager Armelle

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Posté 10 févr. 2008 - 23:49

Moi ça me réconforte pas du tout, ça me rassure pas du tout !
parfois même ça me fait peur...

Mais ça m'amuse aussi terriblement, parce que le champ de possibles autour, avec, à l'intérieur et au-delà de ça est par conséquent énorme.
La seule chose qui me réconforte dans l'instauration de ces codes, c'est l'idée d'un espace, d'un temps, dans lesquels ces cadres évoluent et prennent place.
Et ces espaces donnés à vivre sont communs à plusieurs êtres, qui, dans le même élan, finissent par s'y retrouver, et par s'investir, s'engager dans ces cadres, d'une manière ou d'une autre -que ce soit par leur musique, leur danse, leur présence, ou leur je-ne-sais-quoi.

#40 + Partager Rodrigue

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Posté 11 févr. 2008 - 13:19

Tirno, je vais devoir te paraphraser:
Les codes permettent d'être dans la norme. C'est en effet beaucoup plus sécurisant, encourageant d'avoir l'impression d'être dans la norme. Danser c'est aussi s'exposer, et plus tu t'octroies de liberté dans le mouvement, plus tu t'exposes. C'est ce qui m'a longtemps détourné de la danse car ce que je voyais dans les boums, les boîtes, etc, me semblait très libre, et très effrayant à jeun. Armelle, et ses copains danseurs, s'exposent un max, ils attirent le regard. Ils se donnent en spectacle, non pas par vanité, mais parce qu'ils sortent des clous. Toutes les personnalités n'y sont pas préparées.

Il y a quand même un intérêt pratique dans ces codes: ils rendent la danse des autres prévisible, tout comme le code de la route. Ils facilitent l'accord, le premier contact, entre deux partenaires qui se sont rapprochés pour 3 ou 5 minutes. Bluffer et apprécier le bluff, au poker, d'accord, mais avec le même jeu de cartes et les mêmes règles que les autres.

Et ces espaces donnés à vivre sont communs à plusieurs êtres, qui, dans le même élan, finissent par s'y retrouver

C'est précisément par ce je-ne-sais-quoi, et par la présence de danses collectives aussi, que je définis le bal folk par opposition aux autres soirées dansantes. Mais ce n'est pas encore trop clair dans mon esprit.

Et... ne s'éloigne t-on pas trop du sujet de la discussion ?


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