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Intermittents: Statut et mode de rémunération


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16 réponses à ce sujet

#1 + Partager christian frappa

christian frappa
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Posté 14 févr. 2008 - 13:00

bonjour à tous
je lance ce sujet, car je ne suis pas professionnel, mais je travail suvent avec et en tant que president d'une assoc. je m'interroge...

un collegues musicien pro m' a envoyer ceci:

A compter d'avril 2008, un code sera obligatoirement attribué à toute
création ou spectacle. Sans ce code, pas de cachet.


Ce code sera attribué par les assédic pour toute nouvelle production
artistique.


L'attributions dépendra du nombre de représentations programmées
préalablement à la création: 28 représentations minimum pour obtenir le dit
code. C'est la mort des petites compagnies.
En quoi un spectacle joué 27 fois ne correspond il pas à un travail
artistique? Une petite représentation de plus et hop! Vous êtes un artiste.


Et qu'en est-il des spectacles déjà existants ? Qu'en est-il des productions
répondant aux appels d'offres, et qui se jouent souvent une seule fois?
Qu'en est-il des artistes indépendants? Nous l'ignorons.


C'est la fin de la participation des artistes au développement local et
rural. En effet, chaque intervention qui ne correspond à aucun numéro
d'objet ne répondra pas aux critères permettant d'émettre des cachets. En
dehors du champ direct du spectacle (formation, intervention en écoles,
hopitaux, prisons, interventions sociales...), l'artiste ne peut se
rémunérer par le système intermittent en vigueur.


Les employeurs et créateurs devront faire figurer ce code sur toutes les
fiches de paye et sur tous les contrats qui concernent le dit spectacle,
sous peine de sanctions pour l'employeur et pour les
employés: 7.50 euros d'amende par artiste et par mois (plafonné à 750 euro
par mois) pour les employeurs.


Ce dispositif a pour objectif de lutter contre les abus en permettant de
procéder à des recoupements d'informations entre les droits d'auteur (SACD,
SACEM) et les ASSEDIC.


Ce systeme a un intérêt: il permettra de lutter contre les "permittents"
dans l'audiovisuel (employés permanents bénéficiaires du système destiné aux
intermittents), qui pervertissent le statut des intermittents du spectacle,
mais il tue les "petites" compagnies.
(Combien de spectacles, qui se sont joués 50, 100, 200 fois, n'étaient pas
programmés 28 fois à leur création?)


Le fait d'apprendre la mise en place de ce dispositif deux mois avant sa
mise en application en dit long sur les capacités du gouvernement à la
concertation avec les partenaires sociaux.


Le gouvernement propose aussi la création d'une interim du spectacle.
(privée, qui remplacera l'ANPE). Pourquoi? Nous n'en savons rien.


Je vous suggère de diffuser largement cette information, car le gouvernement
ne communique pas sur ce dossier et, en toute logique, les médias non plus.
(Pas de dépêche, pas d'info).


Voici quelques liens intéressants concernant ce "numéro d'objet".


http://ressources.pe...t/view/400/202/


http://www.oragora.c... ... 1&nbpage=1
6&sortmg=30&thread=3453&trimv=1&re
c=&rech_op=&champ=&read=5345-0&session=4780f53024eb153e


http://www.culturede...news.php?lng=fr


http://www.hns-info....d_article=11667



alors que faire , il y a beaucoup de question mais commençons par celle ci
qui peut etre un interlocuteur legal pour repondre sur la question de l'intermittence


#2 + Partager garance

garance
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Posté 14 févr. 2008 - 13:12

dernières infos du SYNAVI sur la question...

Contexte
Le dernier protocole en vigueur, relatif aux Annexes 8 et 10 de
l'Assurance chômage (techniciens et artistes du spectacle)
prévoit, au
point 5 de son article 1, que :
« Un numéro d'objet est attribué à toute nouvelle activité
(nouvelle
production, nouveau spectacle.), relevant des annexes 8 et 10,
préalablement à son démarrage.
Ce numéro sera porté par l'employeur sur les contrats de travail ou
les bulletins de paye des artistes et techniciens concernés par cette
activité ».

Objectif du numéro d'objet
Le numéro d'objet a pour rôle d'aider les Assédics à établir
des liens
entre une activité spécifique d'une structure et les emplois
associés à
cette activité.
A l'origine, il devait permettre de suivre tous les emplois liés à
un
spectacle, tant au niveau de sa production que de sa diffusion. Tel
quel, il a été impossible à mettre en ouvre par l'Unédic. En
conséquence, il y aura un numéro d'objet spécifique à chaque
employeur.
Pour les compagnies, le numéro d'objet aura pour rôle d'aider les
Assédics à établir des liens entre la création d'un spectacle,
ou le
projet de la compagnie, et tous les emplois associés.

Qui est concerné
Tout employeur (professionnel ou non) va devoir solliciter auprès du
CNCS un « numéro d'objet » préalablement à l'embauche d'un
salarié
intermittent au titre d'une nouvelle production, Ce numéro devra
être
utilisé par l'employeur pour toutes les interventions
d'intermittents
du spectacle contribuant au même objet. Il devra être reporté sur les
AEM (Attestation d'Employeur Mensuelle) et sur les bulletins de
salaire.
Le numéro d'objet a vocation à s'appliquer à l'ensemble des
structures
(personnes morales ou physiques) qui emploient un intermittent du
spectacle, y compris via le GUSO. (Mais du fait des problèmes pratiques
posés par ce feuillet unique, l'application du numéro d'objet au GUSO
est reporté à une phase ultérieure - date inconnue à ce jour).


Composition du n° d'objet
Le numéro d'objet sera composé de 12 caractères :
2 caractères pour l'année (en cours),
1 caractère correspondant à la convention collective (1 à 9 pour le
spectacle, 0 pour le Guso, A pour les hors champ),
1 caractère pour le type de spectacle (type de spectacle découlant de
la convention collective choisie)
6 caractères composant un numéro séquentiel
et les 2 derniers caractères qui correspondent à une clé de
contrôle.

Dans une première phase de mise en route, la rubrique « type de
spectacle » ne sera pas utilisée. La zone correspondante comportera
systématiquement la lettre Z.

Le numéro d'objet est en discussion entre l'UNEDIC et la FESAC
(fédération d'employeurs du cinéma et du spectacle vivant, dont le
SYNAVI ne fait pas partie). En temps qu'adhérent à la convention
collective CCNEAC dite "Syndéac", le SYNAVI a pu participer
indirectement à sa définition et a valorisé la notion de "projet
artistique", plus proche de la réalité de nos structures, où un
projet
de création ne se compose pas des seules répétitions et
représentations
du spectacle.
Ne pouvant discuter directement avec l'UNEDIC - où aucun
représentant
du spectacle vivant n'est présent -, nous espérons qu'ils
retiendront
les remarques du SYNAVI.

Mise en place
Selon les dernières informations écrites reçues par le SYNAVI (en
décembre dernier), la mise en place du numéro d'objet serait prévue
au
1er avril 2008.
L'UNEDIC informerait les employeurs en février du détail de la
procédure.
Une période transitoire serait prévue jusqu'au 30 juin 2008, durant
laquelle l'employeur recevra des messages d'alerte en cas d'embauche
d'intermittents pour une nouvelle production sans mention du numéro
d'objet, mais sans application d'indemnité.
A compter du 1er juillet 2008, des sanctions financières seraient
appliquées aux employeurs ne respectant pas la procédure (7,5 ? par
salarié, par mois avec un plafond mensuel de 750 ?).
Les informations concernant les dates d'entrée en vigueur de cette
nouvelle procédure (1er avril et 1er juillet 2008) doivent toutefois
être considérées avec prudence : en effet, une réunion doit avoir
lieu
à l'UNEDIC le 1er février et il est possible que l'entrée en
vigueur du
dispositif soit reportée à septembre. Nous vous tiendrons informés
dès
que nous aurons plus d'informations.


Eléments pratiques
En ce qui concerne le(s) projet(s) de la compagnie, celui-ci ou ceux-ci
devront avoir chacun un nom fixe et définitif pour toute la durée de
leur exécution.
Nous ne sommes pas encore en mesure de savoir si un numéro d'objet
pourra être utilisé pendant plusieurs années; il est possible que la
procédure impose d'avoir un nom de projet séquencé par année
civile. Le
SYNAVI va rester vigilant sur ce point qui ne tient pas compte de la
réalité du travail de nos structures.

Exemple, pour le choix du nom du projet :
Si vous réalisez un spectacle sur un texte d'auteur et que par
ailleurs
vous menez des actions autour de l'écriture de cet auteur : le nom du
projet ne pourra pas être le nom du spectacle, car trop restrictif. Il
faudra choisir un nom qui permettra d'inclure le spectacle et les
actions liées.

Dans tous les cas, notez que le non-respect de la procédure par
l'employeur n'aura aucune incidence sur les droits des salariés, même
lorsque le numéro d'objet sera devenu obligatoire pour l'employeur.


ARTISTE INTERVENANT

Par ailleurs, comme suite à l'interpellation de la Ministre de la
Culture par le SYNAVI (cf. son courrier du 1er octobre, en ligne sur
notre site), une réunion récente a eu lieu avec la DMDTS (Direction de
la Musique, de la Danse, du Théâtre et du Spectacle vivant) sur le
problème de l'artiste-intervenant : la non-prise en compte, dans le
régime de l'intermittence, par certaines Assédics, des heures de
travail déclarées par les artistes dans le cadre d'ateliers de
sensibilisation artistique. La DMDTS est en discussion avec l'UNEDIC à
ce sujet.
Le SYNAVI demande à tout artiste qui se serait vu refusé le
renouvellement de ses droits par une Assédic sur ce motif d'en faire
part au syndicat, avec le détail de sa situation.

#3 + Partager Serge

Serge
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Posté 14 févr. 2008 - 13:14

Christian, tu abordes un sujet de plus qui vient compléter toutes les confusions et le désordre qui règne sur tout le secteur de la diffusion, la création et tout le reste...
Des débats qui il me semble ne sont pas sur le point d'aboutir dans les mois qui viennent...
Je me permets de mettre ton texte sur Musictrad.

#4 + Partager Tirno

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Posté 14 févr. 2008 - 13:34

Moi j'me suis permis d'enlever un peu des majuscules du titre. Ca sert pas a grand' chose, mais malheureusement c'est la seule pierre que j'aie à porter à l'édifice.

#5 + Partager Tof Sacchettini

Tof Sacchettini
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Posté 14 févr. 2008 - 15:56

Sur la rumeur infondée des 28 cachets, voir:
http://ressources.pe...t/view/400/202/

#6 + Partager Elise la rouquine

Elise la rouquine
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Posté 14 févr. 2008 - 19:32

Je n'ai qu'une chose à dire :
La-men-ta-ble

Non pas le fait de mettre un code sur une création (quoi que...) mais le BAZAR excessif que peut être la rémunération des artistes ! Incroyable mais vrai !Entre les services de répétitions infractionnable de 4h mais que de doute façon on est obligé de payé 169h et sans parler du reste... tout est ridicule, incompréhensible, et délirant !

Bon moi je propose :
On éfface et on recommence ?

Quoi qu'il en soit, le fait de commencer ce numéro par l'année, déjà, c'est une erreur (il faudra deux numéros si la tournée est à cheval sur deux années ?).

Et les groupes de musique qui n'ont pas de producteurs et qui changent d'employé tous les soirs ?

Bref : à revoir ! Il faut je pense repenser le système depuis le début .. mais ça ..

#7 + Partager seby

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Posté 14 févr. 2008 - 20:54

c très bien que tu lances le sujet élise!
bcp de personnes se filent des mails en ce moment.
mais en parler en direct avec plus d'avis c mieux!



;)

Message ajouté après : 4 minutes:

Bref : à revoir ! Il faut je pense repenser le système depuis le début .. mais ça ..


il fallait voter du bon coté pour espérer de sauver quelques acquis....

#8 + Partager christian frappa

christian frappa
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Posté 15 févr. 2008 - 06:52

Bonjour, très interessant toutes ces réponses, ça élclaire un peu ma lanterne mais il y a encore à faire...je ne suis pas sur d'avoir tout assimilé...
la bonne nouvelle j'ai autre découvert un site que je ne connaissait pas et que je vais mettre dans mes favoris.
http://ressources.pe... ... w/400/202/

Mais il y à t'il des personnes capable de répondre au question au nom du de l'état? quelqu'un d'entre vous a t il des coordonnées? ormis l'assedic...

je ne suis pas professionel de la musique, je travail dans le batiment et dans ma branche nous avons plusieurs organisme suceptible de nous renseigné, malgrès la difficulté que le batiment est constituer de beaucoup de metier different, et de petite entreprise...je me demande si pour les intermittent, employeur, president d'association on peux trouver des interlocuteurs ??

#9 + Partager Maïtiù

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Posté 15 févr. 2008 - 08:54

Quoi qu'il en soit, le fait de commencer ce numéro par l'année, déjà, c'est une erreur (il faudra deux numéros si la tournée est à cheval sur deux années ?).


ben des numéro qui contiennent l'année, il y en a dans plein de domaine, et c'est pas insurmontable...tu met le numéro de l'année du dépot du dossier, et ce numéro reste le même, 1 an, ou 10 ans.
S'assurer que le numéro puisse être utilisé plusieurs année me semble être nettement plus important que sa composition...

Message ajouté après : 10 minutes:

Et les groupes de musique qui n'ont pas de producteurs et qui changent d'employé tous les soirs ?


Apparement, ils y ont pensé :

Le même spectacle aura un numéro d'objet par employeur. L'employeur doit le demander à l'avance.
Ca fait de la paperasse en plus, mais bon, c'est pas la mort non plus.

#10 + Partager Elise la rouquine

Elise la rouquine
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Posté 15 févr. 2008 - 11:30

C'est pas la mort certes. Ce n'est pas insurmontable non plus. Les employeurs vont le faire. C'est même sûr. Et puis bon, la France, c'est le pays de la paperasse ! :D

Mais ce que je critique surtout, c'est la rémunération des intermittents dans son ensemble : c'est la pagaille, c'est compliqué et surtout incohérent.

Séby, d'un point de vue politique, le problème des intermittents ne date pas de Sarkozy. Et malheureusement depuis Avignon 2003, les choses n'ont pas beaucoup bougé. On bidouille à droite, on bidouille à gauche, on pond un numéro qui devrait limiter les abus... Voilà ce que c'est ce numéro : un bidouillage de plus.

Mais est ce que quelqu'un pense à refondre le système ? Ne pas préserver les acquis comme des trésors inestimables mais concevoir un nouveau système plus cohérent et plus simple ? (et qui entrainerait moins d'abus) Voilà ce que je critique !

Pour Christian :
Moi j'ai essayé de me renseigner sur certains questions après des instances concernées. Le Guso s'occupe des payes mais se contrefiche de savoir si les conventions collectives sont respectées. Les assedic se renvoit la balle avec l'Ursaaf. Et je ne parle pas de l'ANPE spectacle... qui ressemble à l'ANPE tout court dans tous ses défauts ! Ceci dit, j'ai peut-être pas posé les bonnes questions. ;D

Et puis les amateurs ? Quand allons nous enfin encadrer la pratique amateur ? Un statut intermédiaire entre pro et bénévoles ?

#11 + Partager Maïtiù

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Posté 15 févr. 2008 - 11:43

Ne pas préserver les acquis comme des trésors inestimables mais concevoir un nouveau système plus cohérent et plus simple ? (et qui entrainerait moins d'abus)


Bien d'accord...mais certains doivent avoir des frissons rien qu'à l'entendre...

#12 + Partager Elise la rouquine

Elise la rouquine
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Posté 15 févr. 2008 - 17:08

L'idée c'est de faire mieux bien sûr :P ;)

#13 + Partager garance

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Posté 15 févr. 2008 - 17:22

news recentes...

Le principe du numéro d’objet est une proposition de l’ensemble de la profession, notamment les employeurs du spectacle vivant et de l’audiovisuel, pour répondre à la demande pressante du Ministère du travail et de celui de la culture, formulée dans le rapport Guillot II, de “clarifier les situations légitimes de recours aux contrats à durée déterminée d’usage; et d’augmenter notablement la durée moyenne des contrats et du temps de travail effectif et déclaré de chaque intermittent”.

La mise en place de ce numéro ne modifie en aucun cas les règles d’accès aux régimes sociaux propres aux intermittents du spectacle (ASSEDIC, Congés Spectacles, URSSAF, FNAS, etc...), qui demeurent celles que vous connaissez. Il s’agit d’un numéro de “contrôle” du rattachement d’une AEM à une réelle production de spectacle, permettant d’éviter des pratiques d’édition d’AEM frauduleuses, sans aucune réalité de spectacle derrière.

L'écran de demande de numéro sera disponible sur le site de l'Unedic à partir du 1er avril pour une période de tests de 3 mois. Les pénalités pour absence de numéro sur une AEM ne seront applicables qu'à partir de la fin de cette période de test soit le 1er juillet 2008. L’UNEDIC a déjà signalé un retard dans l’application de ces pénalités d’au moins trois mois (donc pas avant le 1er septembre 2008). Les pénalités ne concernent que les AEM et sont dues uniquement par l'employeur. L'absence de numéro sur une AEM ne peut pénaliser le salarié, l'AEM doit être considérée comme valide et ne pas être rejetée ni retardée dans son traitement.

Les contrôles de l’UNEDIC porteront uniquement sur la présence d’un numéro d’objet sur une AEM et non sur le contenu du projet artistique lui-même. Chaque nouvelle activité (nouvelle production, nouveau spectacle) justifie la demande d’un nouveau numéro d’objet. En cas de reprise d’un spectacle déjà donné, nous vous suggérons de demander un nouveau numéro d’objet dans la mesure où cette reprise peut comporter un élément nouveau modifiant la production (changement de distribution, d’interprétation, etc...). En revanche, pour une tournée, un seul numéro d’objet devrait suffire, mais il reste possible d’en demander plusieurs en fonction des contrats qui ont été signés avec les artistes (programmes différents pendant la tournée par exemple).

La rumeur qui circule quant à la validité du numéro d’objet à partir de 28 représentations seulement est démentie par le billet “mise à jour du 9 février 2008 : complément d’information” du lien internet cité ci-dessus. Ce démenti comporte cependant encore une erreur : le numéro d’objet ne viendra pas renforcer le contrôle de l’obligation pour les employeurs relevant de la CCNEAC (convention collective des entreprises artistiques et culturelle, dite “SYNDEAC”) de rémunérer 4 semaines de travail pour toute nouvelle production.
A ce sujet, nous tenons à vous préciser quelques éléments :
la CCNEAC en vigueur actuellement indique bien dans son annexe Artistes Interprètes (Titre 1 - Article 3) : "Les artistes engagés au cachet percevront pendant les répétitions un salaire correspondant à 4 heures du SMIC par service de 4 heures non fractionnable. Quel que soit le nombre des représentations, il sera garanti à l'artiste un minimum de 4 semaines de répétitions et le salaire prévu pour la période de répétitions ne pourra, en tout état de cause, être inférieur au SMIC mensuel pour 169 heures."
mais cette obligation ne correspond plus à la réalité de nos métiers artistiques. C'est pourquoi, dans le cadre de la renégociation en cours de la CCNEAC, cette clause est rediscutée afin de tenir compte des pratiques réelles (dans la mesure où elles sont considérées comme justifiées tant par les salariés que par les employeurs). En particulier les travaux des groupes de travail sur les métiers de musiciens et de chanteurs ne mentionnent plus du tout cette obligation.

#14 + Partager Elise la rouquine

Elise la rouquine
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Posté 18 févr. 2008 - 11:44

Dis moi Garance,

On ne parle que de spectacle. donc aussi bien concert, cirque que théâtre ou danse. Tu confirmes ? Mais pour le cinéma ? Puisque l'objectif est de contrer l'audiovisuel... Enfin je m'embrouille :S Mais si le cinéma est pénalisé, ils vont faire la tête !

#15 + Partager garance

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Posté 18 févr. 2008 - 14:51

pas plus de précisions en fait, c'est toutes les infos que j'ai, mais oui, ça doit bien concerner l'ensemble des structures embauchant des intermittents étant donné que le plus gros des abus sont dans l'audivisuel et la télévison

#16 + Partager asr

asr
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  • Groupe(s):Les Flamands 'Osent / OKÀOU
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Posté 04 mars 2008 - 12:15

Alors que nous devrions en savoir plus courant mars sur ce fameux numéro d'objet et son application (lorsque les négociations entre les syndicats d'employeurs et les Assedic auront avancées), Hors Les Murs et les Centres de Ressources ont réussi à obtenir quelques informations.

"Le Centre de recouvrement cinéma spectacle, chargé de la mise en oeuvre du dispositif, n’étant en rien prêt à attribuer ou à gérer sur son outil informatique les numéros d’objets, ce n’est pas au 1er avril, comme initialement prévu, que le numéro d’objet deviendra obligatoire sur les AEM et bulletins de paie.

La mise en oeuvre du numéro d’objet se fera donc progressivement courant 2008, aucune date (période transitoire, obligation...) n’est pour l’instant fixée.

Le Centre de recouvrement était cependant en mesure de préciser mercredi 20 février, lors de la réunion organisée à ce sujet lors des portes ouvertes de l’ANPE Spectacle de Seine-Saint-Denis, que, selon toute probabilité :

* le numéro d’objet ne devrait pas être rendu obligatoire pour les « petits spectacles » (notion à définir)
* lors de la mise en oeuvre du numéro d’objet, seuls les nouveaux spectacles devraient avoir à demander un numéro d’objet. Les spectacles « en cours » à cette date seraient, dans un premier temps (en tous cas en 2008) exemptés de la démarche
* plusieurs numéro d’objets pourront figurer sur une même fiche de paie ou une même AEM".

http://ressources.pe...ent/view/436/1/

#17 + Partager Elise la rouquine

Elise la rouquine
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Posté 05 mars 2008 - 10:47

Merci pour les infos ;)

Quel bazar tout de même... :(


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