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Apprendre la bourrée avec ou sans sabots


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76 réponses à ce sujet

#41 + Partager xica

xica
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Posté 03 sept. 2008 - 23:02

:rotfl: :rotfl: :rotfl:

#42 + Partager christian frappa

christian frappa
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Posté 04 sept. 2008 - 13:00

"on n'est pas forcé d'avoir toujours les talons au sol, quand aux bonnes chaussures comment trouver des chaussures qui glisse pour les valses et pas trop pour les trois temps sinon attention au derapage."


Le mieux c'est d'avoir 3 paires à porter de main, une qui glisse, une qui accroche legerement et une qui accroche carrement.

pour ce qui des bourrée à 3 temps haute auvergne l'ideal et d'avoir le pied posé à plat, afin d'avoir une bonne assise d'équilibre, d'ailleur il suffit d'obeservé les danseur un peu plus agé...bien sur on est pas obligé c'est juste si l'on veux ce repprocher du style et avoir le bon équilibre afin de pouvoir réagir au bidouille des musiciens ou de ces camarade de jeu.

pour ma part, que les gens danse comme il veulent ce n'est pas un probleme, pourvu qu'il danse...
mais en ce qui concerne les pied nus... c'est un autre débat: je trouve cette partie du corp trés sensuel, et tres intime, fesant parti du jardin secret que l'on partage dans l'intimité. donc pour moi voir tout ces pieds denuder c'est limite atteinte à la pudeur...j'exagere un peu mais cela me met mal à l'aise.

#43 + Partager fiddle mazurka

fiddle mazurka
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Posté 04 sept. 2008 - 17:07

C'est vrai que je ne parlais pas de la bourée a trois temps quand je parlai de décoller les tallons du sol...je m'était donc pas mal détourné du sujet. ^^U

#44 + Partager nounoune

nounoune
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Posté 04 sept. 2008 - 19:31

Le sabot , THE sabot ! symbole persistant du folklore ! mon dieu .... je ne sais pas pourquoi dans les groupes folkloriques, on danse avec des sabots ... pour symboliser le paysan peut-être ... Que je sache, le sabot ne sont ils pas seulement des chaussures de travail ???
Je n'ai pas le souvenir d'avoir vue une seule foi des danseurs de bourrées ( dans les collectages que j'ai visionnée ) danser en sabots ! Quel manque de confort pour la danse !! C'est beaucoup trop lourd pour danser !! Nos chers anciens qui nous ont appris tant de chose ne nous on pas appris à danser en sabots ( enfin je ne crois pas ). Eux, pour ce que j'en sais, et d'après les collectages que j'ai pue voir, dansaient en chaussures eventuellement reservés à la danse, ou en chaussons, ou sans chaussures eventuellement, mais en aucuns cas en sabots !!
Après je ne me base que sur se que j'ai vue et sur ma logique !!
je ne vois aucuns interets à danser en sabots !
Je ne donne que mon avis ! Je n'attaque personne !!
Bonne fin de journée !

:flower:

Nounoune

#45 + Partager chroí

chroí
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Posté 04 sept. 2008 - 20:23

Je pense qu'il y a une super discussion à avoir là autour, sur la valeur des collectages, leur contextualisation, leurs interprétations...

Y a déjà un sujet sur ça ou il faut le créer?

#46 + Partager Emir

Emir
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Posté 05 sept. 2008 - 08:25

Le sabot , THE sabot ! symbole persistant du folklore ! mon dieu .... je ne sais pas pourquoi dans les groupes folkloriques, on danse avec des sabots ... pour symboliser le paysan peut-être ... Que je sache, le sabot ne sont ils pas seulement des chaussures de travail ???
Je n'ai pas le souvenir d'avoir vue une seule foi des danseurs de bourrées ( dans les collectages que j'ai visionnée ) danser en sabots ! Quel manque de confort pour la danse !! C'est beaucoup trop lourd pour danser !! Nos chers anciens qui nous ont appris tant de chose ne nous on pas appris à danser en sabots ( enfin je ne crois pas ). Eux, pour ce que j'en sais, et d'après les collectages que j'ai pue voir, dansaient en chaussures eventuellement reservés à la danse, ou en chaussons, ou sans chaussures eventuellement, mais en aucuns cas en sabots !!
Après je ne me base que sur se que j'ai vue et sur ma logique !!
je ne vois aucuns interets à danser en sabots !
Je ne donne que mon avis ! Je n'attaque personne !!
Bonne fin de journée !

:flower:

Nounoune


Alors ma chère Nounoune, même si tu n'attaques personne, les gens qui ont fait le choix de danser en sabots se sentent attaqués ! Lol, mais j'le prends pas mal t'inquiète, je peux comprendre tes interrogations.
Ce débat s'est aussi posé dans les groupes folkloriques. Mais déjà ce que tu dois comprendre, c'est que dans nos danses, on ne représente pas les gens du XIXe en train de danser, non, on symbolise leur vie d'autrefois à travers la danse. Pour être plus clair, nous sommes conscients qu'ils ne dansaient pas ces danses là comme nous le faisons, en sabots qui plus est, mais nous les faisons pour rappeler quelque chose, pour expliquer. Les danses sont des prétextes à explication.

Bien entendu que beaucoup préféraient enlever les sabots avant de danser, encore que...

VIE A LA CAMPAGNE - 1909
de CUNISSET-CARNOT Président de la Cour d’Appel de Dijon
Extrait :
Et que pensez-vous que faisaient les gens, après une journée de 12 heures passée courbés en deux dans un des plus rudes efforts qu’un travailleur puisse accomplir ? Leur frugal repas pris, ils revenaient sur la place, les femmes serraient leur ceinture de corde, le cornemusiste (sic) gonflait ses joues, et la danse commençait. C’étaient, sur des vieux airs délicieux de naïveté, des rondes anciennes, des bourrées, des pas relevés, surtout c’était « la morvandelle », danse nationale, où le rythme bien marqué des petits sabots frappant le sol en cadence entraînait les danseurs autant que la musique. Plaisirs simples de braves gens, franche et bonne gaieté reposante. A la chute définitive du jour, tout le monde allait se coucher sur la paille des granges et, à l’aube, la charge recommençait contre les lourds carrés de blés.

Pour les morvandiaux, le sabot était donc aussi un "instrument", permettant de marquer le rythme.

Bref, tout cela pour dire qu'un groupe folklorique ne peut montrer exactement ce qu'il se passait un à deux siècle plus tôt. Il doit recourir à des symboles, des images fortes. Et le sabot en fait partie. Les gens qui nous voient danser en sabot se disent "Ah mais comment faisaient-ils les gens pour marcher avec ça, pour aller travailler avec ça?"
Les sabots sur scène, ça marque les esprits. Ca montre la rudesse des conditions de vie. Ca explique beaucoup plus de choses que des longs discours.
Pour avoir vu des danseurs faire du Morvan sans sabots, même si c'était très bien exécuté, je me suis fait la remarque qu'il manquait qq chose, qq chose pour bien saisir l'âme du Morvan.

Mais ce dont il faut être conscient, c'est que tous les danseurs, au moins dans mon groupe, sont conscients de cela, que lorsqu'il y avait un bal au village, les gens posaient les sabots pour danser. Mais à défaut de me répéter, on ne cherche pas à représenter les gens en bal, mais bien les gens dans leur vie de tous les jours, donc avec les sabots.
Voila. Pour marquer les esprits, il faut des symboles, et la bourrée en sabot est vraiment symbolique, tout au moins selon moi, de l'esprit du Morvan au siècle dernier : une danse rude, difficile, mais vivante et joyeuse, de même que la vie dans le Morvan : rude, difficile, mais ça n'empêchait pas les gens de vivre heureux dans ce beau pays.

Sans rancune, j'espère que tu comprends mieux mon point de vue, même si tu ne le partages pas. :flower:

#47 + Partager Ekks-O

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Posté 05 sept. 2008 - 08:30

Pour avoir vu des danseurs faire du Morvan sans sabots, même si c'était très bien exécuté, je me suis fait la remarque qu'il manquait qq chose, qq chose pour bien saisir l'âme du Morvan.


:whistle:

#48 + Partager nounoune

nounoune
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Posté 05 sept. 2008 - 10:40

Emir dit :

"dans nos danses, on ne représente pas les gens du XIXe en train de danser, non, on symbolise leur vie d'autrefois à travers la danse."



Merci Emir je comprends mieux ... ça me parait plus logique
mais bon...

Message ajouté après : 2 minutes:

Citation :

Pour avoir vu des danseurs faire du Morvan sans sabots, même si c'était très bien exécuté, je me suis fait la remarque qu'il manquait qq chose, qq chose pour bien saisir l'âme du Morvan. [/quote]


Je suis pas très d'accord, il suffit de voir Raph thiery et même (je sais je me repete ) les personne qui ont été collectés en morvan ! sans sabots et c'est du grand art ( pour moi ) ...

#49 + Partager Emir

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Posté 05 sept. 2008 - 11:09

Oui, mais je parle de groupes folkloriques, enfin, c'est toi qui en parlais ;-)

#50 + Partager *Laurent16

*Laurent16
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Posté 05 sept. 2008 - 21:12

ode au sabotier

Saboter ou s'abêtir sur les soubresauts d'une histoire
Que les gens de nos campagnes ont voulu dépasser
Le futur nous demande des comptes certifiés
Nous n'en sortirons pas à bon conte dérisoires

Il désire des explications
Nous voulons nous y rattacher
En faisant moult explicitations
Mais que devons-nous garder ?

Le sabot ou l'esprit du sabotier
Nos anciens étaient des survivants
Nous pinaillons le passé en avant
Dansons plutôt et fabriquons des enfants

Signé : le poète du vent, bibi la sardine.

#51 + Partager fiddle mazurka

fiddle mazurka
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Posté 05 sept. 2008 - 21:15

En meme temps la question c'était les sabots en bal. Personnelement je pense que ça na rien a y faire. Personne n'aurait l'idée de venir en bal habillé comme au 19 ème. Les groupes folklorique c'est different c'est le tableau d'une époque qu'on met en mouvement. On presente une époque au travers de la danse(enfin je vais pas redire ce qu'à déjà si bien expliqué Emir)

#52 + Partager Elfi

Elfi
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Posté 05 sept. 2008 - 21:46

hého ma question c'est apprendre à poser le pied korrec : faudrait il des sabots pour comprendre/sentir etc...
je ne pensais pas donner l'occasion d'une discussion aussi animée :O :hihi:

j'ai vu Raphael Thiery danser : il est incroyable :flower: , il a été un oiseau dans une vie antérieure ??

#53 + Partager diatoto

diatoto
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Posté 06 sept. 2008 - 00:37

Extrait de "la danse traditionnelle en France" par Yvon Guilcher

Bon d'accord ça ne parle pas des sabots...mais c'est tout comme!

…La bourgeoisie n'a cessé au cours des siècles - et surtout au 19è - de percevoir le paysan tantôt comme humble et vertueux, épris de joies simples et saines, tantôt comme à la fois simplet, « madré » et « matois ». L'évocation qu’elle fait de la danse paysanne à partir de 1850, en gros, est très éloignée de ce qu’on a pu en observer par la suite : la jeune fille tient sa jupe, baisse modestement les yeux, se dérobe, mutine, pour finalement se rendre, consentante, au garçon qui, les mains aux hanches, parade devant elle, orgueilleux et conquérant. Cette vision idéologique de la féminité et de la virilité, qui discrédite le paysan en croyant le valoriser, ne correspond à rien d’ethnographiquement attesté. On plaque ici sur la paysannerie l’image qu’on se fait d’elle et dont on a besoin. Beaucoup de groupes folkloriques s’y sont ralliés (mains aux hanches, jupes coquettement pincées, minauderies). Cette ambiguïté du regard bourgeois sur la paysannerie transparaît aussi dans les applaudissements ravis que provoque immanquablement le conteur « au savoureux accent du terroir » dont les récits patoisants émaillent le spectacle de maint groupe folklorique : le touriste citadin retrouve là en chair et en os le benêt de la France profonde auquel il accorde d’avance sa bienveillance amusée. De même, on voit beaucoup de danseurs de podium sourire en dansant, là où la gravité des danseurs paysans a frappé l’ensemble des observateurs anciens. Ces sourires-là me paraissent un peu ambigus eux aussi. D’un côté ils suggèrent le plaisir que les danseurs sont censés prendre ensemble, oublieux des regards qui les contemplent ; d’un autre côté ils me semblent signaler une distance envers les répertoires traditionnels, comme si l’on voulait s’excuser de s’y adonner, qu’on n’était pas totalement dupe. Mais là bien sûr, je suis subjectif.

Ce qui est sûr, c’est qu’il y a distance et déguisement. Comme le dit avec esprit A. Moulin*, les «habitants des villes se transforment en paysans d’un jour sous le regard de ruraux habillés en citadins». C’est ce paradoxe qui leur assure l’impunité. Le spectacle folklorique n’est pas un reportage documentaire sur la vie des gens du pays, mais une reconstitution, jouée par des acteurs costumés qui trouvent là un rôle de pure composition. Les déguisés du podium vous montrent une vie qu’ils n’ont pas vécue ; les autochtones au pied du podium contemplent une vie qui n’est pas la leur. Les touristes aussi. Le spectacle terminé, tout le monde redevient normal, c’est à dire qu’on se remet en jeans. La complicité acteurs-public, c’est qu’ils se font les mêmes images de la vie paysanne. L’imposture et l’illusion, ils les ont fabriquées en commun. C’est le même homme qui salue sur scène et qui applaudit dans les gradins.


* A.Moulin : les paysans dans la société française de la Révolution à nos jours, Paris, Le Seuil, 1988

Toute ressemblance avec des personnages réels ou ayant existé est purement fortuite… :D

#54 + Partager Chamusique

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Posté 06 sept. 2008 - 07:24

Et pieds nus ? Hein ?... La bourrée pieds nus, c'est pas mal non plus...

(Ce que j'en dis, c'est juste histoire de causer, parce que j'y arrive pas même en espadrilles, alors...)

#55 + Partager *Laurent16

*Laurent16
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Posté 06 sept. 2008 - 09:09

Derrière le folklore, il y a peut-être aussi la volonté du paysan d'être reconnu à part égale avec le citadin (S.Weil la philosophe), le citadin ayant eu et ayant toujours une haute opinion de lui-même, et le rural souffrant d'un complexe d'infériorité (aujourd'hui parce qu'il n'a pas la culture bourgeoise à portée de main, cinémas d'auteurs, théâtre nationaux...).
On érige alors le symbole du sabot en identité rurale et française en général (le paysannat étant le fond de l'esprit français dans notre inconscient collectif).
En parallèle, je pense que derrière certains folkloristes citadins il y a la volonté de ne pas s'éloigner de leurs racines (qu'il ont, à mon avis, perdu). C'est leur lien avec le monde de la terre.
Je ne peux pas leur reprocher ce sentiment, vouloir garder leurs racines, même si c'est une image figeante pour le monde rural d'aujourd'hui qui a vraiment d'autres combats à mener, comme la danse trad par exemple.

#56 + Partager Elfi

Elfi
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Posté 06 sept. 2008 - 10:41

hrmpf revenons un peu à nos vaches laitières (moitié morvandelle, moitié costarmoricaine quand j'ai une idée en tête...)

danser la bourrée nu pieds ?

pour avoir appris la bourrée avec des parisiens essentiellement des émigrés du Berry et d'Auvergne 1ere ou 2e génération

j'ai appris que frapper le parquet avec des chaussures était un des plaisirs essentiels de la bourrée (d'ou ma question comment on choppe le pas ?)

me tromp'je ?
est-ce que ca dépend des types de bourrées ?
et puis d'abord bourrer qu'est ce que c'est exactement ?
je suis un peu perdue là... :S


nb1 des qu'il y a un stage de bourrée prévu avec Raphael Thiery, prévenez moi

nb2 j'ai deja vu Carre Manchot s'arreter de jouer pour avoir le plaisir voir/ecouter des danseurs de Kost ar c'hoad, bien synchrones
le Kost ar c'hoad sans le choc et les vibrations :eek:

#57 + Partager Rodrigue

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Posté 06 sept. 2008 - 14:36

Sommes nous nombreux à avoir lu des ouvrages d'ethnologie ? Ou préférons nous élucubrer sur des sujets déjà traités ?


Nounoune, c'est normal qu'il n'y ait pas de sabots sur des films enregistrés au XXème siècle!


Emir, quand Cunisset-Carnot écrit que le sabot sert à la danse, ne pourrait-il pas s'agir de ceux du sonneur qui bat le rythme ? Et pourquoi qualifier de "petits" les sabots morvandiaux ? Le citadin pourrait peut-être confondre sabot et galoche ?


Elfi, je crois effectivement que le mieux est de regarder les gens danser, et de suivre quelques stages pour répéter les gestes, acquérir des automatismes et se les faire corriger (n'en déplaise à ceux qui estiment que leur danse est tout aussi légitime que celle du voisin, car là on ne parle pas de leur danse, ou de la tienne, mais d'une famille de danses appelées bourrées, et pas pour rien).
Mais ne demande pas si c'est mieux de poser le pied comme-ci ou de danser en sabot, déjà parce que la danse ne prend pas son origine dans le pied. Les pieds ne servent qu'à marcher et à ne pas tomber. Ce que je veux dire, c'est que chercher à frapper pour faire authentique c'est mettre la charrue avant les boeufs. Considère le pépère qui ne peut plus frapper, ce n'est pas pour autant qu'il ne danse pas, ni qu'il danse sans style.
C'est presque comme pour les arts martiaux, peu de choses tu apprendras par la lecture mais beaucoup en regardant faire et en répétant, en kihon ou en combat. Et à moins d'être particulièrement géniale, ton style personnel tu développeras en pratiquant les différentes écoles, ou une seule.

#58 + Partager Elfi

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Posté 06 sept. 2008 - 18:04

m'enfin c'est pas ca que j'ai voulu dire
t'es gentil :flower: mais la bourrée j'ai commencé dans les années 90 et depuis j'ai déménagé dans l'ouest alors je suis un peu en manque ;D

j'ai appris à Paris en "frappant "par terre (avec plus ou moins de délicatesse mais tous en choeur)(initiation avec Marie Odile Chantran)
j'ai pratiqué à Paris en "frappant" par terre
j'ai déjà fait un stage de bourrée auvergnate (Josyane Enjelvin :thumbup: "regardez ce que je fais et suivez moi")
mais le joli pas du Morvan j'ai du mal à le chopper (malgré un stage intensif avec Daniel Marie France et Eric Raillard... qu'on ne présente plus... lol)

ma question etait au départ essentiellement basée sur le placement dans l'espace, le contact avec le sol, les sensations
le sabot pour moi n'est qu'un moyen d'apprentissage (je ne me vois pas en porter en bal), j'ai des chaussures modernes pour danser
(avec une semelle qui glisse et devant un talon qui claque derrière)

mais je lis aussi les discussions sur le forum (danser nu pieds etc...) et puis par exemple la maraichine telle que je l'ai apprise à Paris n'est pas celle que je danse en pays Nantais

alors je me pose des questions ou vais ou ? cours-je, dans quel état j'erre... :puppyeyes:
et aussi mais c'est secondaire pour moi au fait qu'est ce que c'est bourrer, qu'est ce que c'est le vrai pas etc... mouala
et puis tiens, est ce qu'il y a des modes dans le trad


#59 + Partager peya

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Posté 06 sept. 2008 - 19:41

Je n'ai pas de réponses!
Mais pour tenter d'apporter de l'eau au moulin de la discussion qui file au cours de l'eau ...
Des bourrées, comme tu le dis, il y en a plusieurs...
Et si je n'ai pas fait toutes les lectures de Rodrigue, je rejoints sont point de vue : On ne peut pas prétendre apprendre 2, 3, 4 types (régions?) de bourrée en dansant 1 ou 2 samedis par mois, plus 1 ou 2 stages d'une semaine sur l'année!
Il faut accepter le fait que danser c'est la vie et celà dure la vie!
Un certain nombre de gens collectés ne dansaient que une ou quelques danses, sans même imaginer ce qu'il se faisait à 30km!
Aujourd'hui, on pense qu'en faisant 1 bal par semaine, un ou deux stages d'un W.E. et la semaine de Gennetines et ça y'est on est des kings! :eek:

Alors il y a un moment où, donner les temps forts, les appuis, les trucs et les machins... et ben faut arrêter, prendre patience, danser et se reposer les même questions au bout de 5 à 10 ans de danse hebdomadaire sans s'éparpiller! Là on commence à avoir des réponses : La danse, est à ce titre, comme la souligné Rodrigue, proche des arts martiaux : Il faut pratiquer avec assiduité, longtemps, pour commencer à avoir des réponses...
Désolé d'avoir été long, mais il y a des jours ou le coté "intellectualisation" de la chose m'agace un peu! :]


#60 + Partager Elfi

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Posté 06 sept. 2008 - 23:27

Je n'ai pas de réponses!
...
On ne peut pas prétendre apprendre 2, 3, 4 types (régions?) de bourrée en dansant 1 ou 2 samedis par mois, plus 1 ou 2 stages d'une semaine sur l'année!
Il faut accepter le fait que danser c'est la vie et celà dure la vie!
Un certain nombre de gens collectés ne dansaient que une ou quelques danses, sans même imaginer ce qu'il se faisait à 30km!
...
Aujourd'hui, on pense qu'en faisant 1 bal par semaine, un ou deux stages d'un W.E. et la semaine de Gennetines et ça y'est on est des kings! :eek:
Désolé d'avoir été long, mais il y a des jours ou le coté "intellectualisation" de la chose m'agace un peu! :]


Désolée de ne pas partager votre point de vue

Je me posais une question qui me semblait anodine et concrète, je ne pensais pas avoir ce genre de réponse
je ne prétends pas devenir une experte de quoi que ce soit et je n'en ai surtout pas envie (de moins en moins).
Aujourd'hui est aujourd'hui et fort heureusement, j'ai la possibilité de faire plus de 30km (j'ai même déménagé plein de fois), et d'apprendre d'autres danses que celles de ma région et même si je les maitrise mal, il me semble qu'essayer d'en comprendre les bases est plutôt positif (mais hélas les bourrées se pratiquent peu ici).

Si je comprends en partie la comparaison avec les arts martiaux, mais dans ce domaine, je comprends aussi le débutant qui ne veut pas devenir un expert et je l'accepte et l'accueille pareillement.
D'ailleurs dans une même discipline, on peut très bien avoir plusieurs écoles, avec les discussions hostiles d'experts qui s'ensuivent, chacun sachant ce qui est juste , climat que personnellement je n'apprécie guère.

NB : Sage Peya, au moins tu me dis que tu n'as pas de réponses... merci

Je crois que je vais m'abstenir de ce genre de question à l'avenir parce que si les réponses sont aussi compliquées... mais je vous aime bien :O :flower:

Si le fleuve fait des détours, c'est que personne ne lui a montré le chemin (proverbe africain)


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