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Dans les bals, danses trad,contemporaines et toutes les autres..Quelles interactions sont possibles?


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59 réponses à ce sujet

#1 + Partager Serge

Serge
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Posté 11 juin 2008 - 20:33

suite debats de.....
http://www.tradzone.... ... 032#134032

Message ajouté après : 6 minutes:

CelticRambler, je suis assé d'accord avec toi!!!

#2 + Partager Armelle

Armelle
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Posté 11 juin 2008 - 21:56

Merci Serge d'avoir ouvert ici cette discussion, même si je ne suis pas convaincue que le fond même du propos soit une question de différenciation ou d'interaction entre danse trad, contemporaine, jazz, moderne ou salsa.

Je ne pense pas non plus que le propos ait directement attrait à l'idée de métissage. Enfin si, bien-sûr, mais pas exclusivement.

Le problème dans ce que tu avances CelticRambler, et voilà bien ce qui me dérange, c'est qu'à la lecture ou l'annonce en grosse lettres d'un "Bal trad", on s'attend clairement à ce qu'on va vivre. En définitive, on sait à l'avance que des musiciens vont être là pour faire danser les gens, et que, si les gens ne dansent pas, c'est bien la faute des musiciens puisque leur musique ne sera pas dansable. En somme, une attente certaine pour des danses codées, a priori accessibles à tous dans un espace commun. Si les musiciens choisissent à un moment donné de partir sur d'autres pistes musicales (recherches, changements de registres, improvisation... etc.), les gens sont surpris et s'arrêtent de danser. On en reviendra toujours sûrement à cette triste notion de "dansabilité", que j'exècre (bien entendu :) ).

A partir du moment où les musiciens débordent du champ des attentes de l'audience ou des danseurs, rien ne va plus, hissons les barricades.
Pour moi, ces échappées seraient prises pour des tentatives d'ouvrir de nouveaux espaces (plus que pour exulter un égocentrisme ou toute autre masturbation instrumentale en public).
Mais ce sont les gens qui se replient qui font que cet espace reste vide. Ou bien encore les gens qui penseraient cette ouverture comme une "pause", qu'ils espèrent d'ailleurs être courte pour pouvoir re-danser après (car ils sont venus pour ça finalement).

Ce qui me rend triste, c'est que je vois là un asservissement terrible à des codes, des espaces connus, une musique connue, une temporalité connue et j'en passe.
Si quelques personnes "osent" (parce que dans ce genre de contexte le verbe "oser" semble être de rigueur et c'en est dommage !) s'aventurer dans cet espace, j'ai l'impression qu'il est opportun de les classer dans d'autres espaces connus de tous qui n'appartiennent pas à l'espace prévu au départ. On va entendre des "on est pas des danseurs contemporains" ou encore des "moi j'y vais pas je sais pas danser le tango", ou que sais-je... Mais avant de s'empresser de cataloguer des formes et de parler de contexte, de public visé etc., pourquoi ne pas profiter de la brèche ainsi ouverte pour investir le parquet d'une autre manière et se surprendre, tout simplement ?
Je sais que certains me prennent pour une grande perchée de l'impro, une zinzin de toutes ces formes plus ou moins lointaines, mais je ne prétends pas démontrer quoi que ce soit quand je danse, ou encore faire un étalage de mes techniques (qui au passage sont d'ailleurs très médiocres). Par contre, inviter au voyage, oui, ça me plairait. On a tous des corps, on sait tous les mettre en mouvement, on entend tous les poum tchak tralalirètsointzimboum des instruments présents, au même titre qu'on entend tous les oiseaux quand ils chantent sur les toits et ça ne laisse personne indifférent.
La musique, c'est aussi une façon de voir le monde, de l'entendre. Et le corps a aussi sa musicalité propre. La danse n'est pas toujours à classer. D'ailleurs, le temps qu'on estime important pour ranger un style de danse dans une boîte nous éloigne déjà des possibilités qu'a le corps de se mouvoir, de s'imprimer du temps, du son, des odeurs, du parquet, des gens, des lumières... Nos corps sont pleins de mystères, riches en surprises, tous sensibles, tous singuliers, alors pourquoi les barricader et rester derrière les grilles quand on leur propose un espace qu'ils ne connaissent pas, ou des sonorités, des musicalités, des rythmes qu'ils n'auraient jamais pu imaginer, jamais pu ressentir, jamais pu vivre ? Parce qu'il est juste question de vie ici, me semble-t-il...
Palpez-vous ! On est vivants bordel ! Et prêts à peupler les espaces qui nous attendent !

#3 + Partager CelticRambler

CelticRambler
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Posté 11 juin 2008 - 22:02

Je viens d'écrire (sur le "Bas les masques") que je faisait de la danse "set" en Irlande avant que je suis devenu emmigré. C'était "toujours disponible" à Dublin, chaque soir de la semaine, soit une stage, soit un bal céilí.

Ici, pour moi c'est pas pareille. Il n'y a qu'un seul groupe qui danse régulièrement - chaque semaine - mais ils sont crevés au bout d'une heure et demi. Un bal trad, donc, c'est quelque chose assez rare et attendu avec impatience.

Je n'ai rien contre la musique (ou de la danse) expérimentale - je suis prêt à payer voir ceci en concert/au théâtre. Ce qui m'agace - comme le dit Serge sur l'autre fil - c'est quand je paye pour danser et les morceaux sont indansable, plus spécialement si j'ai réussi à piquer une bonne cavalière de qq'un d'autre :cry:

Je crois que j'étais un peu gâtée avant - pour les danses irlandaises "set", les musicos ne peut pas faire des trucs bizarres - il faut n mesures net. Dans cet environnement on garde les inventions pour l'entracte.

#4 + Partager Armelle

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Posté 11 juin 2008 - 22:06

Pour reprendre le fil d'un façon: je viens d'écrire (sur le "Bas les masques") que je faisait de la danse "set" en Irlande avant que je suis devenu emmigré. C'était "toujours disponible" à Dublin, chaque soir de la semaine, soit une stage, soit un bal céilí.

Ici, c'est pas pareille. Il n'y a qu'un seul groupe qui danse régulièrement - chaque semaine - mais ils sont crevés au bout d'une heure et demi.

Je n'ai rien contre la musique (ou de la danse) expérimentale - je suis prêt à payer voir ceci en concert/au théâtre. Ce qui m'agace - comme le dit Serge sur l'autre fil - c'est quand je paye pour danser et les morceaux sont indansable, plus spécialement si j'ai réussi à piquer une bonne cavalière de qq'un d'autre :cry:

Je crois que j'étais un peu gâtée avant - pour les danses irlandaises "set", les musicos ne peut pas faire des trucs bizarres - il faut n mesures net. Dans cet environnement on garde les inventions pour l'entracte.


Je crois que je m'exprime mal.

Tu n'as rien contre la musique ou la danse "expérimentale" (rhhhhââ ce terme...).
Tu peux même payer pour en voir ! (bravo !)
Mais dans un théâtre, bien-sûr. Boaaaaaffff...

Tu paies pour danser.
Et les morceaux sont indansables.
Mais qu'est-ce qui t'empêches de danser ?! Et comment un morceau peut-il être "indansable" ?!
Rassurez-moi, nous ne sommes pas des machines programmées pour mettre le pied devant l'autre au moment "où il faut" tout au long de notre vie ? Si ?
Je me sens seule tout à coup.
Personne pour m'aider ?

#5 + Partager Lureley

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Posté 11 juin 2008 - 22:10

Armeeeeeeeeeeeeeeelle! ;)

L'autre soir à Pélussin, Alambic a fini le bal (ou presque fini je ne sais plus) en nous disant "bon, ce qui suit, ce n'est pas une *danse* mais allez-y, amusez-vous, les gens ne font jamais la même chose, c'est sympa."
C'est resté très .... 'académique', en couple, tout ça tout ça, mais en terme d'institution ce n'était pas "une danse" mais plein de gens ont dansé!

#6 + Partager Armelle

Armelle
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Posté 11 juin 2008 - 22:20

:] merci lureley

Premier pas : dire que ce n'est pas de la danse pour faire danser les gens.
Deuxième pas : dire que c'est de la danse et les faire danser quand même.

C'est le troisième pas qui commence à devenir intéressant...

#7 + Partager CelticRambler

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Posté 11 juin 2008 - 22:48

Le problème dans ce que tu avances CelticRambler, et voilà bien ce qui me dérange, c'est qu'à la lecture ou l'annonce en grosse lettres d'un "Bal trad", on s'attend clairement à ce qu'on va vivre.


Mais oui! C'est ça exactement. Si je me déplace (5km, 50km, 500km) je voudrais savoir clairement ce qui m'attend. Si c'est marqué "Bal trad irlandais" je serais déçu si on danse des gavottes et des andro. Si c'est marqué "Bal trad expérimentale" et j'y vais quand même, j'attendrais des choses hors normal.

En définitive, on sait à l'avance que des musiciens vont être là pour faire danser les gens, et que, si les gens ne dansent pas, c'est bien la faute des musiciens puisque leur musique ne sera pas dansable.

Chacun de nous, nous pouvons choisir danser ou non selon nos envies, nos connaissances, nos chevilles, etc. On parle ici de l'encadrement d'un bal, voilà pourquoi la musique doit être "dansable".

En somme, une attente certaine pour des danses codées, a priori accessibles à tous dans un espace commun.
...
Ce qui me rend triste, c'est que je vois là un asservissement terrible à des codes, des espaces connus, une musique connue, une temporalité connue et j'en passe.

L'espace commun - comment ça peut être commun s'il n'y a pas des codes? Avec une centaine des danseurs sur un parquet, des cavaliers, cavalières qui n'est pas arrivés en couple ( ;) ) c'est le code qui les relie.

Si les musiciens choisissent à un moment donné de partir sur d'autres pistes musicales (recherches, changements de registres, improvisation... etc.), les gens sont surpris et s'arrêtent de danser. On en reviendra toujours sûrement à cette triste notion de "dansabilité", que j'exècre (bien entendu :) ).


Ben .. j'accepte qu'il n'existe pas de la musique vraiment "indansanble" ; ce qui "ne va pas" c'est ce "moment donné" dont tu parle, soit au début soit à la fin, soit au milieu d'une danse "codée" qui n'apporte rien de valeur à cette danse codée.

Par contre, inviter au voyage, oui, ça me plairait.


Moi aussi - c'est pourquoi mon sobriquet "Rambler" - mais inviter qq'un au voyage, puis les déposer sans préavis à côté du chemin ... :thumbdown:

Enfin, une proposition constructive : les musiciens qui voudraient faire "évoluer" la danse trad, pourquoi pas mettre sur l'internet un morceau imaginative qu'ils vont jouer à chaque bal, et inviter les danseurs de faire ce qu'il faut ? La bourrée de Tradzone. :)

#8 + Partager Rodrigue

Rodrigue
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Posté 11 juin 2008 - 23:12

Le temps que je rédige tout ça, un autre sujet était ouvert... mais on ne se débarasse pas aussi facilement de moi!

j'aimerais bien ouvrir un débat là-dessus mais je ne sais pas encore comment le formuler

Ok, c'est fait par Serge, mais sinon, on pourait attendre le ressenti des tradzonards qui suivront le stage Impro'Trad de Viellux fin juillet ? Personnellement, je ne sais pas encore si je suis disponible, mais si j'y participe, c'est à la fois avec curiosité et un "gros" a-priori, et plus pour mieux connaître mon corps que pour réinvestir en bal dès le soir venu.

C'est juste une question d'avoir envie, et surtout d'arrêter de se dire que les repères sont uniquement dans les temps forts ou marqués de la musique. [...] Allez, faites péter les impros un peu

Je le dirais avec tact.
Les repères ne sont pas que dans les accents, mais aussi dans le phrasé mélodique, la carrure, les modulations... Bien sûr, ça peut être génial lorsque le musicien prend des libertés avec tout cela. Ou pas. J'ai vécu quelques exemples où des batteries systématiques coupaient les jambes sur la bourrée 2 temps ou même la polka (!), et où des syncopes généralisées dès le début devennaient vite des temps forts puisqu'on n'entendait qu'elles et que la mélodie était indigente. Parmi les danses les plus tributaires de la musique, figurent aussi toutes les danses à transe, lorsque la musique permet d'oublier son corps.

Donc, il n'y a pas que les temps et comme je ne suis pas un expert en histoire de la danse, je te donnes quelques exemples qui me viennent à l'esprit:

- le branle Renaissance, dans lequel le bon musicien est capable de suggérer au bon danseur (tous deux connaissant la danse) le type de variation à exécuter: plutôt un coupé, un fleuret, une cabriole ? A partir de quel moment dira t-on que le danseur n'est pas accordé avec la musique s'il ne suit pas ces indications ? Tant que dans l'ensemble, sa danse reste "juste", le danseur a, dans le cadre posé par la musique, pas mal de liberté. Je crois bien que tu retrouves ces interactions dans les gavottes bretonnes (pour le meneur).

- la bourrée (d'Auvergne), lorsque le nombre de mesures varie d'un air à l'autre: que faire ? Continuer de danser, même en décalé, ou se plier à ces changements et modifier sa danse à chaque thème ? Frapper pour marquer la fin d'un déplacement, répondre à un accent "accidentel" de la musique, communiquer avec le partenaire ? Tout est sans doute possible.

- la danse régimentaire d'improvisation (au sens de: je connais les 16 pas de base, ainsi que l'air sur lequel je dois les composer): le danseur est jugé non seulement sur sa performance physique et technique mais aussi sur l'adéquation de son "improvisation" sur les caractères de la musique, et au final sur la beauté qui se dégage.

Le trait commun à ces danses ?
Depuis 6 siècles le danseur est libre de jouer avec la musique, de la suivre toujours ou de la refuser momentanément. Les écarts et tiraillements, les déviances, sont tolérés et appréciés jusqu'au moment où l'on va dire qu'il se met à danser faux, qu'il n'est plus dedans. Et tant pis pour son droit à l'expression individuelle. En bal, il danse de toutes façons généralement avec des partenaires, et la liberté des uns... Comme le musicien d'ailleurs qui finira par jouer faux s'il s'écarte trop souvent et "mal à propos" de ce qui rend harmonieux un air à nos oreilles.





En fait, je suis en train de dire que ces danses supportaient déjà en elles une dose d'expression individuelle (face au partenaire, à la musique, au collectif), même lorsqu'elles étaient pratiquée devant une communauté censeure (pas facile ce féminin). Ces communautés-mêmes qui nous ont transmis nos modes d'expressions en bal.
Moi qui suis un amateur-lambda-pas-éclairé (et complexé) de danse écrite, je me représente la danse contemporaine d'improvisation (composition sur une musique donnée à l'avance, ou création conjointement à la découverte du son) comme une émanation de la danse savante écrite, qui n'a plus grand chose à voir avec le trad au niveau des modalités: vocabulaire beaucoup plus riche, pas le même rapport à la musique, j'ose dire même pas de musique vivante (sauf de rares numéros de haut-vol ?).
Et là, je rejoins la perplexité de CelticRambler devant le caractère original de ces danses. Reste à apprendre quels parts de ces modalités (pas forcément techniques) peuvent servir d'inspiration dans nos danses collectives (je dis exprès "collectives" car quand le musicien annonce une scottish, une part du plaisir vient de se (sa)voir danser comme/parmi/avec les autres)

Finalement, le même genre de débat partage les musiciens, entre ceux qui veulent plaquer les modes d'expression et d'improvisation savants sur des musiques soit-disantes plates et monotones, et ceux qui arrivent à trouver leur espace de liberté dans le schéma traditionnel. Certes, l'opposition n'est pas aussi caricaturale que je viens de l'énoncer, mais le débat me semble proche de celui sur la place de l'impro dans la danse.


Au sujet des musiciens, pourquoi donc sommes nous reconnaissants envers ceux qui (dé)placent les bons accents, composent les mélodies suggestives (pendant la danse) et envoûtantes (après coup), interprètent avec sentiment, swing, pêche, cadence comme disaient les anciens, c'est à dire tout ce qui n'est pas écrit sur une partoche parce que sinon elle serait illisible ?
Je sais, Armelle, que tu connais très bien la réponse pour t'avoir entendu jouer.
Et bien c'est là que réside mon plaisir. Structures simples, prévisibles, mouvements connus, petit bréviaire de variations pour ponctuer, et alors: à l'affût de la musique et de la partenaire (ou du collectif) et parer à suivre, à se faire ensorceler. C'est plus qu'il n'en faut pour moi.

Sur de la musique plate, par contre, je pourrais sans doute m'essayer à plus de liberté, puisqu'il n'y a aucun intérêt à danser une danse simple et répétitive, qui ne serait pas portée par la musique (ou il faudrait vraiment que la partenaire, ou le collectif, en vaille la peine).
En vérité, la partenaire et le collectif en vallent presque toujours la peine...
Le disco aussi, c'est simplet, sauf si on s'appelle Travolta et qu'on s'est beaucoup entrainé.

Tout ça pour dire que je suis curieux de participer au stage de Viellux.

J'ai essayé de ne pas faire trop consensuel, ça va ?


PS:

C'est le troisième pas qui commence à devenir intéressant...

A partir de trois pas, on peut en effet considérer que la danse est commencée...

#9 + Partager Maïtiù

Maïtiù
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Posté 12 juin 2008 - 08:10

Le problème dans ce que tu avances CelticRambler, et voilà bien ce qui me dérange, c'est qu'à la lecture ou l'annonce en grosse lettres d'un "Bal trad", on s'attend clairement à ce qu'on va vivre.


Mais oui! C'est ça exactement. Si je me déplace (5km, 50km, 500km) je voudrais savoir clairement ce qui m'attend. Si c'est marqué "Bal trad irlandais" je serais déçu si on danse des gavottes et des andro. Si c'est marqué "Bal trad expérimentale" et j'y vais quand même, j'attendrais des choses hors normal.


Je vois bien l'annonce de la plupart des bals...
"bal trad varié, avec en première partie limousin et berry, un poignée de danse de couple comtemporaine, un doigt de bretagne du nord et un zest d'irlandais.
Deuxième partie bal à bisca, valse assymétrique, un peu de marais du poitou, une polska, quelques rigodons, une danse inconnue à la 36ème minute et une improvisation sur sur une mazurka à la 49 ème minute."

Sans dec, c'est tout du bal trad. Le bal trad, c'est vaste...c'est comme ça. Sinon, tant qu'a faire, on fait un bal valse, un bal mazurka, un bal bourrée...
Ensuite on connait plus ou moins les groupes qu'on va voir. Soit on les connait pas du tout, auquel cas on s'attend à être surpris, donc pas de raison d'être déçu.
Soit on les connait, et si on aime pas leur façon d'animer un bal folk, on s'abstient. Surtout que si on se déplace à 500km y'a quand même le choix, on doit bien trouver un groupe trad "bien trad"...

Je ne rentre volontairement pas dans le débat "est-ce bien ou mal d'improviser ou de s'écarter des codes en musique ou en danse" pour signifier justemen qu'il en faut pour tout le monde.
Si tout les groupes faisait la même chose, alors je dis pas, il manquerai peut-être un aspect à certain. Mais on a un choix de groupes important, il suffit de choisir ce qu'on va voir, ce qu'on est prêt à entendre ou à faire.

HS : Dire qu'on est pas prêt à improviser en danse n'est pas la marque d'un manque d'ouverture d'esprit, c'est juste une question de goût. Dire "c'est nul", ça c'est un manque d'ouverture d'esprit.

HS2 : La danse d'alambic dont parle Lureley, elle a beau ne pas correspondre aux codes elle me semble tout à fait prévisible. A chaque instant on se doute de la suite. Certe après, c'est à chacun de décider quoi en faire, mais l'absence de code ne rend pas forcément la musique imprévisible.

#10 + Partager Tof Sacchettini

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Posté 12 juin 2008 - 08:55

J'aime bien tout ce que tu dis, Armelle, et la façon dont tu le dis...

#11 + Partager loic

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Posté 12 juin 2008 - 09:16

C'est interessant ce débat.

Je comprends bien ton "coup de gueule" Armelle, toutefois quelques remarques.
D'abord tout le monde n'a pas le "bagage" (culturel, musical, technique, ...) et la connaissance pour savoir improviser sa danse sur n'importe quelle musique : ce n'est pas toi que je surprendrai en disant que danser "en dehors des clous" ça s'apprend !
De plus "codifié" ne veut pas dire non libre, et forme fermée sur laquelle aucune variation n'est permise... c'est ces contraintes (sur la musique ou sur la forme) qui permettent de créer sa danse et d'improviser.

On pourrait faire un parallèle avec le jazz (j'espère qu'il sera parlant pour le plus grand nombre) : Le be-bop avec ses grilles d'accords des plus tordus et ses thèmes complexes n'en a pas moins, malgré (ou plutot gràce à) ces contraintes fortes, engendré une musique d'une grande richesse et variété. De la meme manière à l'opposé le free-jazz et son "no limit" est extremement interessant. Il n'y a pas de jugement de valeur entre les deux.
De plus on ne s'improvise pas musicien de free du jour au lendemain, ces derniers ont souvent une longue expérience plus "conventionnel", une technique irréprochable et une grande connaissance de la Musique.

Et je ne pense pas (enfin j'espère) qu'il y ait un problème d'ouverture d'esprit des tradeux à tout ce qui sort un peu du cadre "bals trad", c'est juste que c'est pour beaucoup inconnu

#12 + Partager Maïtiù

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Posté 12 juin 2008 - 12:09

(c'étais un hors sujet préventif, avant que ça ne vienne sur le tapis...)

#13 + Partager Rodrigue

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Posté 12 juin 2008 - 12:43

Sommes nous asservis par les codes ?

Nous sommes des danseurs "à codes", car l'un de nos petits plaisirs consiste à pratiquer une diversité de danses; nous sommes avant tout des exécutants de danseS et non des pratiquants de La Danse. Même si cela fait sans doute aussi de nous des amateurs de la Belle Danse, quelle qu'elle soit. Je ne le regrette pas (encore) car je ne me sens pas plus brimé que les autres danseurs de danseS: exotiques, de salon, classiques, contemporaines et que les musiciens qui ont choisi de pratiquer un ou des styles de musique, de médiévale à contemporaine. Jouer d'un instrument ou de son corps dans le style, c'est forcément respecter les codes qui caractérisent ce style. Et qui permettent aux autres de juger du style de l'interprétation.

Certains d'entre nous vont plus loin, et d'une manière incompréhensible pour ceux qui auraient un regard plus neuf, détaché ou synthétique, car ils vont jusqu'à s'imposer d'avantage de contraintes et commencer à vouloir pratiquer différents styles dans une même danse ! Des styles de pays, voire individuels lorsqu'il ne restait plus qu'un papy pour représenter le pays. Les motivations sont diverses: recherche du plaisir par la diversité (comme précédemment), ouverture vers une autre culture régionale ou plus locale, démarche identitaire, volonté de participer à la sauvegarde d'un patrimoine... Et là, c'est comme pour la philathélie, tous n'adhèrent pas.

En tout cas, j'ai bien compris qu'il ne s'agissait pas de revendiquer des moments dans le bal consacrés à la danse contemporaine, ni la liberté d'effectuer de la free-danse sur la polka, mais un état de curiosité bienveillante lorsque la musique ne correspondait pas aux codes connus et intégrés. Je crois simplement qu'Armelle est autrement armée que nous face à ce genre de situation (ce n'est pas un problème de technique, mais d'habitude à "se bouger").



Maïtiù, ce n'était pas hors-sujet.

Message ajouté après : 2 minutes:

Je vois bien l'annonce de la plupart des bals...
"bal trad varié, avec en première partie limousin et berry

Sans rire, ce genre d'annonce a existé et existe toujours (bal breton, balèti, suivi d'un bal berrichon...)

#14 + Partager Audrey

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Posté 12 juin 2008 - 16:44

Euhh ...
Me suis jamais sentie "exécutante" de danse, sinon, j'aurais l'impression d'être à un cours de step, et franchement, j'aimerais mieux tricoter ...

J' suis archi d'accord avec Armelle, même si je n'ai pas la même approche.
Hors de question pour moi de danser si la musique ne me parle pas, même si c'est, " de l'avis de tous", un super groupe. Parfois, en bal, je boude, parceque c'est comme ça, j'ai pas forcément envie de danser ce qu'on aura prévu pour moi... ( Et quand je boude, j'aime bien grogner GNAGNAGNA...)

Et parfois, ô Miracle, j'ai une révélation, et mon corps, que j'aime à écouter , va se plaire sur un morceau inattendu, et de prendre mon pied sur des andro chantés interminables, alors qu'a priori, c'est pas mon truc....
A priori... Mais mon corps parfois me joue des tours...

Le style de ci ou ça, moi, je m'en fous. Ce qui m'intéresse, c'est vivre des expériences avec ce sensoriel étrange et m'en imprègner...
Le plus chouette chez l'humain, c'est sa capacité d'approriation, sa faculté de faire de l'unique avec moult vécus et ressentis....

Si danser, c'est recracher un style "basque" ou " breton" ou "tartanpion", en s'appliquant bien, où est mon plaisir ?
( dans le tricot)
Mais être surprise par des moments, ça, oui, je veux bien... :)

#15 + Partager mara

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Posté 12 juin 2008 - 18:44

alors....il est évident qu'on ne peut pas "classer" ce qui est trad ou pas trad...qu'aujourd'hui de nombreux groupes "émergeants" rajoutent sur leurs affiches de mots genre ''danses trad de demain'' ''déterritorialisées" "évolutives".. et j'en passe...
c'est donc qu'ils ressentent le besoin de le préciser aux danseurs...après que les danseurs apprécient ou pas, cela dépend de chacun et pas forcément du style...je peux aussi bien me laisser envoûter par la vielle psychédélique de Seb Tron que par un groupe reprennant une bonne vieille bourée 3t...
notre corps nous parle et parfois (souvent même...) la danse nous permet de nous découvrir, de nous révéler des gestes, des pas que nous n'aurions pas ''appris'' lors de stages..c'est justement ça qui fait que la danse est magnifique!c'est une découverte des autres , un éveil des sens...après , il faut savoir dépasser les petits principes que l'on s'impose (concients ou inconscients entendons-nous bien...)

bon..je ne sais pas du tout si je suis hors sujet là... ;)

ah!oui je voulais rajouter ça! alors il ya une chose bien agréable aussi : non seulement la musique ou le groupe peut avoir une ''influence''mais les danseurs aussi! pour ceux qui pratiquent des danses de genres différents cela se distingue...(enfin moi je trouve!) et c'est très agréable!
cela permet d'apprendre quelques pas et certains ''codes''( regards, maintien...) propres à d'autres danses...

#16 + Partager Maïtiù

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Posté 12 juin 2008 - 22:57

cela permet d'apprendre quelques pas et certains ''codes''( regards, maintien...) propres à d'autres danses...


Mieux à mon sens : propres à chacun.
Le maintien par exemple, chacun a le sien propre, qui tend plus ou moins vers une idée qu'on se fait de quelquechose de connu, mais au fond ça reste toujours très personnel.

Dans l'idéal, en danse de couple on a 2 personnalités qui ont 2 maintien différents qui vont s'accorder, pas forcément équitablement.
Le couple trouve une osmose qui lui est propre.
Ce qui est valable pour cet exemple du maintient l'est aussi pour tout le reste, regards, style, variations...

En danse de groupe, soit on prend tous le style du meneur, ce qui est somme toute assez rare, soit on fait une espèce de moyenne.

Dans l'idéal aussi, cette osmose de couple ou de groupe varie selon la musique, de sorte que chaque espace "musicien-danseurs" est différents pour chaque couple, chaque groupe, et chaque morceau.

Mais c'est un idéal (mon idéal?) mais dans la vraie vie, y'a des gens (musiciens ou danseurs) qui s'imposent systématiqument, d'autre qui se plient systématiquement.
Les raisons sont multiples et plus ou moins valables.

Mais je pense qu'en danse comme en musique, prendre conscience que chaque scottish et chaque hanter dro est unique, chacun à son niveau et avec nos lacunes, techniques ou psychologiques, mais avec l'envie de progresser, ce serai déjà un grand pas pour aller plus loin que la norme.

Je ne veut pas dire "s'affranchir" de la norme, car la norme a ses raisons d'être, mais elle est là pour nous aider à nous exprimer, pas pour nous contraindre dans un mode d'expression particulier.

#17 + Partager Tirno

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Posté 13 juin 2008 - 07:35

Je sais toujours pas trop quoi penser de tout ça, mais deux choses me font réagir:

1)

Chaque fois qu'Armelle nous explique qu'on est tous des humains avec à peu près le même corps et les mêmes capacités de mouvance et qu'elle trouve dommage qu'on soit asservis à des codes, je me répète: sans cadre les gens se sentent perdus. Un jeune enfant aura peur s'il se trouve dans un endroit petit, sans possiblité de mouvement, mais il aura tout aussi peur si on le met dans un espace trop grand, trop vaste.

Mais je dirais que l'oeil du non danseur sur le monde de la danse est qu'il faut apprendre tous les "pas", toutes les "passes" et quand on devient danseur, on oublie que c'est pas nécessairement par là qu'il faut passer (faute à l'enseignement aussi, qui enseigne des "variantes", plutot que d'enseigner à varier)

Et la réalité du trad c'est que c'est un type de danse réconfortant: y'a des codes tout simples dont on peut rapidement apprendre les bases et ensuite libre à chacun de faire ce qu'il veut et peut avec ce qu'il aura appris. C'est beaucoup demander de la plupart des gens que de sortir de leur zone de confort s'ils ne sont pas dans ce genre de démarche "d'épanouissement personnel"

2)

Ces fameux codes desquels on est "prisonniers". Pour beaucoup de danses, je vois ca autrement. Ces "codes", des façons de bouger le corps sur une musique donnée, le fait que la bourrée d'auvergne soit plus ancrée dans le sol, plus plate qu'une bourrée du morvan, le fait que les danses du sud ouest aient ce boing-boing dont aime parler Dany, le fait que la Mazurka de samatan, c'est beau d'avoir un appui marqué sur le temps fort...

C'est à chacun de choisir ce qu'il veut en faire. Pour moi, c'est le résultat d'une évolution de plusieurs générations de danseurs à laquelle on doit du "respect", pas parce que c'est "la tradition", et que nous prétendons faire du "trad", et donc on doit vouloir danser comme les anciens de pour perpétuer cette tradition, sans la "détruire".

Non! Parce qu'elle a le mérite d'avoir évolué jusque là. Et que sur ce chemin, plein d'autres formes de danse ont été écartées. Libre à nous de retracer ce parcours, d'explorer les possibilités de mouvement du corps sur une musique donnée, (plaisir que je m'autorise souvent), mais se rattacher à une forme de danse "trad", c'est profiter des générations qui ont déjà testé pour nous d'autres façons de danser une musique et qui, collectivement, ont écarté cette façon de danser.

(bon, ensuite, faut voir pourquoi une forme de danse aurait été écartée - et evidemment y'a pas toutes les formes qui ont déjà été essayées, donc écartées: peut etre que certaines choses n'ont pas survécu car les gens collectés n'ont pas voulu montrer des choses qui leur semblaient "pas conventionnelles", peut etre des changements ont été rejetés car ils allaient contre l'inertie collective, etc)

Bref: etre asservi aux codes, non.

Savoir quel aspect des codes on désire s'approprier, savoir quel aspect des codes nous donne le cadre dans lequel on se sent à l'aise, savoir quels codes ont cet héritage évolutionnaire derrière eux et qu'on devrait s'approprier car en une vie de danseur on a peut etre pas le temps de retracer tout ce parcours.... ca, oui!

#18 + Partager loic

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Posté 13 juin 2008 - 09:10

je partage tout à fait l'opinion que tu viens d'exprimer Tirno.

#19 + Partager Tirno

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Posté 13 juin 2008 - 09:50

Tiens... j'ai aussi envie de redire pour ces codes...

La danse ou on fait ce qu'on veut d'Alambic, j'aime pas - à titre personnel donc... Je sais pas quoi faire dessus, je peux pas jouer avec un code pré-établi et ça me gène. Ma façon de danser est très fortement basé sur une (relativement) grande expérience de chaque type de musique - je connais plein de bourrées, plein de scottish, plein de ronds de saint vincent... Mais que 2 farelquesh et qu'un morceau bizarre d'alambic - je sais pas quoi en faire...

Ce code permet aussi de se stabiliser avec la partenaire, lui permettre de faire valoir ses habitudes et aptitudes à danser et préparer le terrain sur ce qu'on va faire si on choisit de sortir des codes. C'est aussi quelquechose sur le quel on peut retomber si l'un ou l'autre se perd.

Bref... moi j'aime les danses avec des codes. Et toc!

#20 + Partager Emir

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Posté 13 juin 2008 - 10:15

Et toc!

toc toc ?

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