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Improvisation



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37 réponses à ce sujet

#21 + Partager erwanburban

erwanburban
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Posté 03 févr. 2010 - 15:07

Yeah ! Merci Ludo ! Passionnant, cette description !! J'étais passé à côté de l'ampleur de ce truc.
Une ou deux fois, il y a longtemps, j'avais entendu des chanteurs prendre leur temps avant de lancer la danse, et j'avais bien remarqué qu'ils se calaient un air en cours de route ; ça m'avait bien plu, mais je ne savais pas que ça avait été une pratique aussi développée que ça.
Bon, va falloir que je me replonge dans le Guilcher...

#22 + Partager Tirno

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Posté 03 févr. 2010 - 16:05

Christophe le Menn quand j'ai discuté avec lui du klask an ton m'avait dit qu'il pensait que c'était plus un mythe qu'autre chose.

Cela dit, j'espère qu'il a tort

#23 + Partager crmtlimousin

crmtlimousin
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Posté 03 févr. 2010 - 17:13

Beaucoup de chanteurs, chanteuses et instrumentistes "traditionnels" du Massif Central ont également cette figure de style où rythme et mélodie se calent dans un canevas très souple lors de la première tourne, parfois même, s'agissant de chansons, en passant progressivement du "parlé" au "chanté".
Je ne crois pas qu'on puisse parler à ce sujet d'improvisation parce que — et c'est une réflexion plus générale sur le terme même d'improvisation— le terme renvoie à un déterminisme qui est étranger à leur pratique comme le mot même de variation dans la mesure ou leur musique n'existe et ne se conçoit pas sans elle. Ainsi quand on demandait au violoneux corrézien Léon Peyrat de rejouer "plus simplement" telle ou telle mélodie un peu tordue, il se contentait , la plupart du temps, de la jouer plus lentement mais avec la même complexité mélodique.
A mon sens, les notions d'improvisation et de variation n'ont de sens et d'autonomie que dans le cadre d'une musique écrite ou prescrite, dans le cas des musiques de tradition orale, elles sont indissolublement liées à l'expression de la musique et participent, avec d'autres "stratégies" expressives à la mise en oeuvre du "plein jeu".

#24 + Partager diatoto

diatoto
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Posté 03 févr. 2010 - 17:49

Christophe le Menn quand j'ai discuté avec lui du klask an ton m'avait dit qu'il pensait que c'était plus un mythe qu'autre chose.

Cela dit, j'espère qu'il a tort


tu vises un pro en disant ça?...

petit carton rouge accepté
:arrow:

#25 + Partager Rodrigue

Rodrigue
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Posté 04 févr. 2010 - 21:09

Le terme "improvisation" n'a t-il de sens que dans un contexte jazz ou classique ?

Même si ce n'est pas une "stratégie" expressive traditionnelle, le chorus est-il forcément jazz ? Je pensais que si improviser jazz impliquait une solide culture dans un ou plusieurs styles de jazz, il était possible à un musicien contemporain acculturé à un ou plusieurs terroirs (oreille éduquée, mémoire d'un répertoire, ...) de faire plus que de la broderie ou des variations, tout en restant clairement dans un ou des styles identifiés scandinaves, bulgares ou auvergnats. Le risque de desservir la danse serait grand mais il doit bien y avoir place pour un tel exercice de style [non traditionnel ?]. C'est déjà plus concevable hors de la danse ("jouer ce qui me passe par la tête").

N'y a t-il pas des jeux assez libres de ce type, du côté de la Turquie, qui exigent du musicien un solide bagage en musique traditionnelle ?

#26 + Partager AlinWond

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Posté 05 févr. 2010 - 12:49

Cette histoire de klask an ton et apparentés, ça donne vraiment envie d'en écouter ! Ou plutôt "d'y assister"...

#27 + Partager erwanburban

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Posté 05 févr. 2010 - 13:43

Just do it !!!
Tu lance une note, tu enchaine avec une deuxième, tu écoutes où ça te mène, et tout en jouant tu essayes de te caler sur une danse que tu connais bien... et c'est parti !!
Pour finir comme j'ai commencé, en anglicisationneries débiles : yes, you can klaskanton !

#28 + Partager Chamusique

Chamusique
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Posté 03 mars 2010 - 08:10

Il y a sans doute improvisation au départ quand on bricole une mélodie et après on la fige et on appelle ça une compo... tss tss...

Blague à part, pour fréquenter assez régulièrement des musiciens bien impliqués dans les musiques improvisées, j'ai la très nette impression que l'on ne parle pas de la même chose quand on parle d'improvisation. D'ailleurs dans les posts précédents il est fait mention d'improvisation mélodique et rien que ça, ça recadre pas mal le sujet.

Pour ma part, je pense que l'improvisation est, de toute manière, une pratique salutaire pour le musicien quel que soit son champ d'activité.

Je trouve qu'improviser des variations mélodiques sur une mélodie trad c'est franchement difficile si l'on veut conserver le caractère stylistique. Les variations, je les tâtonnerais avant pour les ressortir le plus nettement possible en temps utile.

Et pourquoi se priverait-on d'une chouette impro en introduction d'une chouette scottish bien dans les clous ? Et d'ailleurs pourquoi se priverait-on de quoi que ce soit ?

L'approche jazzesque dans le trad, j'aime bien. Mais tout ne se prête pas à des déferlantes de chorus systématiques. Alors que nos homologues jazzeux peuvent difficilement échapper à la tyrannie du chorus obligatoire, avec un public captivé par l'attente d'un exploit chorusesque mémorable, dans le trad, on peut avoir nos moments de détentes et répéter vingt-cinq les dix mêmes notes pendant dix minutes et contenter notre public de danseurs (bien aimés) qui de tout façon n'écoute pas ce que l'on joue... (ou juste un peu durant une pose buvette.)

Je trouve les posts très instructifs mais j'aimerais bien avoir plus d'échos des pratiques des uns et des autres dans le domaine.

#29 + Partager Tof Sacchettini

Tof Sacchettini
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Posté 03 mars 2010 - 14:14

Beaucoup de chanteurs, chanteuses et instrumentistes "traditionnels" du Massif Central ont également cette figure de style où rythme et mélodie se calent dans un canevas très souple lors de la première tourne, parfois même, s'agissant de chansons, en passant progressivement du "parlé" au "chanté".
Je ne crois pas qu'on puisse parler à ce sujet d'improvisation parce que — et c'est une réflexion plus générale sur le terme même d'improvisation— le terme renvoie à un déterminisme qui est étranger à leur pratique comme le mot même de variation dans la mesure ou leur musique n'existe et ne se conçoit pas sans elle. Ainsi quand on demandait au violoneux corrézien Léon Peyrat de rejouer "plus simplement" telle ou telle mélodie un peu tordue, il se contentait , la plupart du temps, de la jouer plus lentement mais avec la même complexité mélodique.
A mon sens, les notions d'improvisation et de variation n'ont de sens et d'autonomie que dans le cadre d'une musique écrite ou prescrite, dans le cas des musiques de tradition orale, elles sont indissolublement liées à l'expression de la musique et participent, avec d'autres "stratégies" expressives à la mise en oeuvre du "plein jeu".


Aussi bien dans cette communication (d'où sortent les propos qu'Yvon a bien voulu me confier), j'emploie le terme bien impropre d'"improvisation" dans le sens volontairement provocateur de moment M du processus d'élaboration d'une musique non figée dès le départ...L'idée c'est simplement qu'aujourd'hui on joue ces thèmes comme s'ils étaient gravés dans un marbre. La notion théorique d'improvisation me titille depuis longtemps et j'ai tellement entendu clouer le cercueil du débat de "ah mais en trad français ça n'existe pas" que j'ai simplement voulu regarder ça de plus près. Evidemment le terme même d'improvisation est totalement en-dehors du coup, il faudrait nommer plus précisément des façons diverses d'appliquer une liberté dans un cadre assez étroit, et c'est ce qui reste à faire.
Cela dit, je connais mal les répertoires du Massif Central, mais il me semble qu'on n'est pas dans le même cas que l'élaboration du klask an ton, qui me semble une façon des plus libres d'inventer une musique en direct dans un cadre très restreint. En même temps, ton emploi du terme "plein jeu" demande à être approfondie: s'il y a "plein jeu" c'est qu'il y a aussi des façons de jouer "qui ne donnent pas toute leur mesure", non ?!
Amitiés.

Message ajouté après : 1 minutes:

Il y a sans doute improvisation au départ quand on bricole une mélodie et après on la fige et on appelle ça une compo... tss tss....


C'est exactement comme ça que ça se passe, mon cher Cham !
Ou pas.

Message ajouté après : 9 minutes:

Je trouve les posts très instructifs mais j'aimerais bien avoir plus d'échos des pratiques des uns et des autres dans le domaine.


Ma pratique de l'improvisation va grosso modo dans trois directions:

- la variation improvisée (ornementation, bref contrechants, etc.), avec Djal ou Frères de Sac

- le chorus modal ou free (avec les mêmes) = pratique mise en route il y a longtemps avec Dédale et fortement développée avec Obsession
(la frontière entre variation et chorus étant parfois ténue)

- l'impro libre il y a quelques années en trio flûte à bec / contrebasse / batterie, avec des musiciens du milieu des "musiques improvisées".
Je me suis assez vite rendu compte, et ça m'a fait bien rire, que mes impros finissaient invariablement par déboucher sur des thèmes (déjà connus)...C'est rapidement devenu une sorte de marque de fabrique du trio Neiss-Beckaert-Sacchettini, ce rôle de juke-box spontané.

Peu de chorus tonal, et une petite pratique de la diminution baroque, héritée du Conservatoire, dont il ne me reste à peu près rien.

Message ajouté après : 4 minutes:

Pour en remettre une couche avec l'""""""""""improvisation"""""""""", j'apprends par Trad Mag que c'est Mic Baudimant qui est Monsieur St-Chartier cette année et qu'une partie de ses propositions tournera autour du briolage, sa spécialité, ce qui devrait être tout à fait passionnant !

#30 + Partager loic

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Posté 03 mars 2010 - 14:18

Peu de chorus tonal, et une petite pratique de la diminution baroque, héritée du Conservatoire, dont il ne me reste à peu près rien.

Tiens bref apparté, mais quelqu'un peut-il m'expliquer comment fonctionne (ou fonctionnait) l'improvisation en musique baroque ?

#31 + Partager Macàvielles

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Posté 03 mars 2010 - 16:07

Je conseille ce très intéressant bouquin:

Pascale Boquet et Gérard Rebours

50 standards Renaissance et Baroque -avec variantes, exemples et conseils pour jouer et improviser sur tous instruments-

Editions Fuzeau classique

ISMN M 2306 5946 8
code barre 9 790 230 659 468

#32 + Partager loic

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Posté 03 mars 2010 - 17:30

Pour en remettre une couche avec l'""""""""""improvisation"""""""""", j'apprends par Trad Mag que c'est Mic Baudimant qui est Monsieur St-Chartier cette année et qu'une partie de ses propositions tournera autour du briolage, sa spécialité, ce qui devrait être tout à fait passionnant !

ya un extrait sonore vraiment génial de briolage sur le site du festival !

#33 + Partager xica

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Posté 03 mars 2010 - 22:08

ya un extrait sonore vraiment génial de briolage sur le site du festival !

oui
http://www.rencontre... ... ist_id=552

#34 + Partager crmtlimousin

crmtlimousin
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Posté 04 mars 2010 - 11:52

"Improvisation"... "bourrées décalées"(http://www.tradzone.... ... &start=0... ) ok! tout ça c'est du pareil au même et on entrevoit bien ce qui est suggéré par pareil questionnement:
Mais que faire de (et avec ) la musique traditionnelle?...sous-entendu que faire "d'autre" qui alimenterait aujourd'hui et qu’on aurait pas déjà dit hier..?
Or tout celà ce n'est que de la cuisine, il faut avoir les bons légumes, comme disait le cabretaire Jean Bergheaud, c'est d'accord mais ça ne dit qui ça va nourrir et comment?
L'improvisation ou la rythmique décalée peuvent alimenter la passion —parmi d'autres—du musicien n'en doutons pas, mais c'est insuffisant, il faut raconter une "histoire" probante et sincère qui procède, au gré de chacun, de l'air du temps, du goût d'un public, d'un révélateur des tensions du monde, d'une dynamique artistique, bref, il faut un propos à tout çà.
Charly (Parker) et John (Coltrane) n'ont pas choisi l'improvisation, c'est elle qui les as choisis, comme l'abstraction picturale a sauté à la gueule de Picasso parce que ces modes d'expression se sont imposés à eux, fruit d'un long cheminement artistique et humain et d'un questionnement en marche, au service d’une vérité de leur époque.
Pointer délibérément l'improvisation aujourd’hui, au sens et dans les formes ou le jazz l'a historiquement consacrée, comme la petite étoile qui guiderait les musiques traditionnelles vers un futur meilleur, c'est probablement se tromper d'époque:... et l'histoire artistique ne repasse pas les plats ou alors si...mais beaucoup plus tard dans sa réappropriation cyclique, dans quelque autre temps, ou elle pourrait se révèler, sans doute, à nouveau nécessaire.
La musique est un langage, je ne crois pas qu'il y ait urgence à se préoccuper de sa forme qui n'est qu'une façon de s'entretenir d'elle-même mais plutôt de ce qu’elle raconte et à qui ?.
Bref, les nécessités des musiques traditionnelles d'aujourd'hui sont plutôt , à mon sens, devant elles et à inventer, avec le trouble pressentiment de l'indispensable vérité des "quatre-notes-de-trois-fois-rien" qu'elles agitent:
S'en emparer, les triturer, jouer des clair-obscurs, des paradoxes, mourir pour elles, les haîr ou les aimer, sans se regarder pédaler, sans « coup du père François », sans déterminisme préalable, simplement parce qu’on a quelque chose d’urgent à dire aux autres, ceux et celles qui les entendent, les écoutent, les chantent, les dansent, les détournent même, voilà à mon sens, impro ou pas, la seule issue pour faire « vivre » cette musique: Le "plein-jeu" évoqué plus haut ou chacun ne peut dérouler que sa propre quintessence n'en a pas d'autre incarnation.

#35 + Partager Tirno

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Posté 04 mars 2010 - 11:59

Je tirerais pour ma part une interprétation légèrement différente de ces questionnements: qu'il y a beaucoup de méconnaissance de la musique traditionnelle et qu'avant de vouloir en faire quoi que ce soit, mieux vaudrait essayer de l'apprivoiser et apprendre à la connaitre.

Après j'ai l'impression d'etre d'accord avec toi, si ton propos est qu'il est plutot à chacun de trouver une expression artistique qui lui convienne et de faire vivre la musique, plutôt que de se demander "quel chemin devrais-je prendre".

Si ton propos n'est pas celui là, je voudrais bien que tu le reformule car je suis pas sur de comprendre ou tu veux en venir ;)

#36 + Partager crmtlimousin

crmtlimousin
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Posté 04 mars 2010 - 14:47

Pardon pour cette longue digression, mais oui, tu as bien compris, et je dirais qu'en terme d'expression il me semble que chacun n'a d'autre choix que d'être lui-même et que toute forme de clonage, " à la manière de", etc...est, de toute façon, une attitude de pure perte.
Une des découvertes les plus fascinantes procurées par les collectes auprès des interprétes dit de"tradition" a été de se rendre compte combien, tous reliés par la main courante de la "tradition" avec des réussites techniques très différentes, chacun d'entre eux pouvait dire quelque chose d'original avec une singularité dans l'approche et une matière sonore qui lui était propre. Tout celà, dans une époque de liberté artistique qui n'a plus cours aujourd'hui et qu'il serait bien illusoire de vouloir recopier à l'identique. Au moins pouvons-nous peut-être nous inspirer de ces exemples pour notre pratique d'aujourd'hui.

#37 + Partager nova akropola

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Posté 05 mars 2010 - 17:04

qu'entendez- vous par "dans une époque de liberté artistique qui n'a plus cours aujourd'hui et qu'il serait bien illusoire de vouloir recopier à l'identique" ?

#38 + Partager Rodrigue

Rodrigue
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Posté 05 mars 2010 - 23:16

Que ton imagination créative était seulement bridée par la capacité d'acceptation de tes clients, et la bienveillance de tes collègues-aux-longs-couteaux.
Pas de muse pour juger ton style. Pas de musée.



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