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la frontière de la politesse
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Posted 09 Mar 2009 - 00:45
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Posted 09 Mar 2009 - 10:14
Mais je pense que comme je deviens vraiment plus qu'un passionné de danse et de musique Trad, je commence à devenir trop exigeant, faudrait que je me recadre et ne vienne pas critiquer à tous va, même si ça en devient pus dansable
(j'aime le brulot xica, parceque c'est dansable et que vous êtes chouette, les seul critiques que je peux emmètre ne valent même pas le coup d'être dites)
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Posted 09 Mar 2009 - 11:16
Et si être passionné de danses et musiques traditionnelles nous permettait justement de savoir apprécier n'importe quel groupe, n'importe quelle danse, de trouver du bon même dans ce qui nous semble mauvais, de savoir s'amuser même sur ce qui nous semble gnangnan, de ne pas être catégorique dès lors que nos oreilles ont pu entendre mieux?
Et si un "fan moisi" n'existait pas? Pourquoi ce fan-là n'aurait-il juste pas les mêmes attentes que d'autres et simplement du goût pour ce qui le fait prendre du plaisir (à son échelle, si jamais cette expression peut s'utiliser bien sûr...)?
Et si le partage signifiait acceptation (des critiques, certes, mais aussi des faiblesses)?
Et pourquoi parler de mauvais? Un groupe sera-t-il mauvais pour tous? Et s'il ne l'est pas, pourquoi ne pas ravaler son acidité et laisser aux autres le soin de valoriser le travail du-dit groupe?
(car oui, je parle d'acidité si en dehors de critiques possiblement constructives on s'ingénie à ne rien trouver de bon à la musique du groupe en cause et à le mettre au plus bas tout simplement.)
Et pourquoi pas de tolérance tout court?
Et si j'arrêtais là?
Bon, d'accord, mes questions ne sont sûrement pas foncièrement constructives pour ce sujet. Mais c'est ma manière de participer à cette discussion qui m'inquiète un peu par endroits. A moins que n'aie vraiment aucune connaissance des faits mis en avant... Ou un goût pour l'amour de tout et tous un peu trop prononcé...
M'enfin je suis comme tout le monde: il y a des choses qui ne me conviennent pas. Et si jamais je n'ai vraiment pas beaucoup de plaisir à danser sur un groupe, je fais comme Edith Lozano: je ne retournerai pas à un bal avec ce groupe...
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Posted 09 Mar 2009 - 11:27
#45 + Partager *Laurent16
Posted 09 Mar 2009 - 19:57
Il doit y avoir moyen de rentrer en contact.
Je pense qu'il y a des critiques constructives, celles qu'on peut entendre (quand notre coeur est ouvert) et puis de l'incompétence et de la méchanceté.
Il y en a qui, pour éviter d'être catalogués méchants ou incompétents, se refusent à toute critique.
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Posted 10 Mar 2009 - 01:17
est-ce que je rêve ou bien je viens de lire 3 pages de pourrissage en règle ?
permettez-moi de m'engager un peu plus :
car "politesse"... moi je parlerais plutôt d'"intelligence des relations humaines" : quand on veux faire une critique sur quelque chose qui nous a contrarié (ou qui nous a enchanté, on a le droit aussi !), il me semble qu'on s'arrange en principe pour être un peu délicat, ça fait parti de ce qui constitue les relations humaines...
...levez la main ceux qui ont posté ici et qui seraient prêts à accepter seulement la moitié des commentaires désagréables (pour pas dire odieux, puisque c'est l'objet du sondage) qu'ils émettent si facilement sur les groupes ?
La critique, elle ne sera constructive qu'à partir du moment où elle pourra être argumentée solidement et axée sur des points précis. Alors bien sûr, ça demande une qualité d'écoute fine de ce que joue le musicien, ça demande aussi des connaissances dans le domaine qu'on s'apprête à critiquer, c'est difficile on est bien d'accord, mais au moins ça préserve des "ouais j'ai pas trop aimé je crois" et autres "je sais pas, ptètre que c'est dans votre son..." complètement stérile et qui font que vous avez l'impression que les musiciens n'ont rien à faire de vos remarques (vous voulez répondre quoi à ça ?) .
Moi qui comme vous, aime le trad pour le partage et l'échange, je comprends pas bien... on partage quoi, là en fait ? Si la dictature de nos pieds ne nous permet plus d'apprécier que l'Excellence, la situation est un petit peu inquiétante, non ? (et alors j'attends de voir qui va définir l'Excellence... comme le Moisi d'ailleurs)
A tous ceux-là, je recommande le parquet du salon et leur CD préféré.
Claire
militante activiste pour la sauvegarde de l'indépendance de nos oreilles.
#47 + Partager
Posted 10 Mar 2009 - 09:02
Vous vous faites jamais pourrir la vie (en bal)? Et quand on vous le fait, vous acceptez, vous prenez tout pour vous, vous respirez un bon coup et vous vous disez que ca ira mieux la prochaine fois.
Ben... je me sens bien petit devant tout ça. Moi quand je suis pas content, j'ai des fois besoin de m'exprimer. Et j'aime pas le faire derrière le dos des gens - ou sur la route du retour en conduisant comme un abruti. Désolé, mais le bal, c'est mon moment ou je m'échappe de tout, je prends un air béat et je flotte sur la musique et sur les propositions de mes partenaires de danse.
Et si on m'emmerde, ben ca donne un Tirno très frustré qui voit pas pourquoi sa copine ou ses collègues de travail s'en prendraient plein la gueule parce que des danseurs ou musiciens lui ont pourri la soirée.
(et attention, je demande pas l'Excellence. Je demande l'Acceptable en fonction des capacités de chacun.)
C'est fou hein... on dirait pas comme ca, mais je suis pas quelqu'un d'intolérant. Je suis meme très gentil la plupart du temps.
#48 + Partager
Posted 10 Mar 2009 - 11:19
Juger un de ces critères acceptable ? Un peu fort, comme tolérable, parce que cela confère une qualité à l'objet qui est seulement jugé non-inacceptable ou non-intolérable. (deux termes très forts). Préférons les formes en "é": accepté, toléré, apprécié. Ce jugement est forcément subjectif, relatif, fluctuant dans le temps: nombre de bals dans l'année, sacrifice consenti (trajet, budget, congés, ...), rareté des groupes se produisant, ...
"La critique, elle ne sera constructive qu'à partir du moment où elle pourra être argumentée solidement". Complètement d'accord, mais la question de Lanost était peut-être mal posée, et en tout cas la conversation a dévié vers la tolérance et l'acceptation de la prestation musicale, que j'élargis à l'ensemble des facteurs contribuant à mon plaisir en bal. Parce qu'il n'y a pas de raison que seul les musiciens s'en prennent plein les oreilles. Donc il ne s'agit pas de critiquer, mais de communiquer son ressenti. Je n'ai pas aimé ce morceau parce que je n'ai pas aimé. On retrouve le fameux "pas dansable". Et bien oui, ce n'était pas dansable sur ce parquet, avec cette cavalière, dans cette foule, avec des tympans qui souffrent parce que le sonorisateur ne lit pas son décibelmètre, ... et sur cette musique.
Je crois que le seuil d'acceptation (et non d'acceptabilité) s'accompagne d'un seuil d'exigibilité. Non pas une exigence de résultats, puisqu'ils seront jugés très subjectivement, mais une exigence de moyens. Est-ce monstrueux d'attendre, d'exiger, que l'organisateur fasse le "nécessaire", et si c'est trop fort disons le "minimum", pour que les conditions d'accueil et de danse soient "optimales" (en moyenne) ? D'exiger que les musiciens qui proposent des danses se documentent un minimum à leur sujet ? Que le sonorisateur ait un minimum d'expérience avec les instruments acoustiques et s'avise que les danseurs frôlent ses caissons (sans possibilité d'évitement dans le cas des danses en chaines) ? La bonne volonté est exigible. Chacun a débuté un jour, et il faut plusieurs fois pour mieux faire, c'est à dire plusieurs mois ou années. Mais arrive un moment où Lanost se demande comment il pourrait communiquer aux intéressés que son malaise est peut-être partagé par d'autres qui n'osent rien dire.
Frontière de la politesse?
1°) Si pas de lien affectif avec l'inculpé (de lèse-volupté): la question ne se pose pas: il a son public, ses clients ? Fort bien: tu fais comme les autres: tu vas au bar, tu choisis un autre bal, tu restes sous la couette et tu te prépares pour le bal de la semaine d'après. Tu n'es pas obligé d'acheter le disque, non plus.
2°) Ta conscience t'empêche de les laisser persévérer dans l'erreur: tu enlèves tes bouchons anti-bruit, lentement et juste devant la table de sono, tu leur prêtes un disque, tu t'appliques à faire tous les pas jusqu'à ce qu'ils se rendent compte que tu en ch... plus que la normale, tu passes en mode moniteur en priant pour que ton gros orteil soit épargné cette fois (mais son sourire étant charmant et sa bonne volonté manifeste, il lui sera beaucoup pardonné). Tu peux acheter le disque, en signe d'encouragement.
3°) Ce sont tes potes: pas de frontières, mais pas trop en public. Tu as déjà le disque, et même qu'ils n'ont pas joué pareil et que ça t'a gâché la soirée.
Ceci dit, accepter (ou se résigner à) ce qui est à portée de mains, du regard, des oreilles, permet de se rendre disponible pour la prochaine surprise, de redécouvrir un groupe, une danse, une partenaire qu'on avait méjugé, parce que les conditions (y compris notre état d'esprit) étaient différentes.
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Posted 10 Mar 2009 - 12:29
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Posted 10 Mar 2009 - 16:54
Et ne me remercie pas encore, go go danseur, parce que j'ai imaginé dans la journée la raison intime qui t'a conduit à lancer ce sujet.
Peut-être en effet que cette hyper-exigence, cette faible acceptation des oreilles, et des pieds, vient-elle en partie d'un traumatisme post-festival mal cicatrisé ?
Le genre d'expérience que l'on a sans doute tous connu au moins une fois, qui peut toucher quiconque vit un évènement riche sur le plan émotionnel. On a l'impression d'être blasé, prématurément adulte (= "qui a finit de croître", ce qui dans le cadre d'une pratique artistique est plutôt mauvais signe
#51 + Partager
Posted 10 Mar 2009 - 17:10
#52 + Partager
Posted 10 Mar 2009 - 19:17
Moi ce qui m'étonne ce sont ces saints qui n'ont jamais été odieux (6/15 quand meme).
Oula, aurait-on pris mes questions pour des remarques du genre "moi j'aime tout, j'ai jamais de critiques à faire, d'ailleurs je ne suis que gentillesse, peace, love et béatitude..."?
Bien, recentrons.
Je suis moi aussi parfois un peu sèche dans mes jugements. Mais j'y réfléchis toujours pour améliorer ma critique. Du coup, je fais d'une pierre deux coups: mon autocritique et celle de mes attentes. Si je ne trouve pas les mots qui me semblent utiles au groupe pour avancer dans leur travail (ou si, comme fréquemment, je ne me sens pas le droit de leur faire critique), je ne fais aucune réflexion. Certes, je l'avoue, honte à moi. Seulement ce n'est pas par manque de courage. Et je ne dis pas là que personne ne réfléchis à ses critiques, bien sûr!
Ensuite, mon post n'était pas dirigé contre l'idée générale du topic mais plutôt contre le caractère légèrement extrémiste de certaines réactions. S'il faut des exemples, en voici: chez moi, "fan moisi" ou "je n'arrive plus à être tolérant" provoque une légère-grosse amertume. Un je-ne-sais-quoi de triste qui me donne des frissons désagréables. Voilà. Peut-être l'idée (sûrement?) était-elle noble, et simplement très mal formulée. En ce cas, ma réaction concerne la forme.
Oui, je me suis déjà fait pourrir la vie en bal. En tant que musicienne. J'ai pas aimé ça, surtout parce que je me faisais plaisir et que j'essayais sincèrement de faire le mieux possible. C'est sûrement pour cela que je pense aux groupes comme si j'étais à leur place. Question de traumatisme...
Bref, récapitulons: je suis moi aussi "odieuse", je n'aime pas tout, je ne suis pas une sainte...
J'essaie de ne pas être désagréable, il y a toujours une chose, un détail, une musique, une ambiance qui me plaisent, mais je ne suis toujours pas parfaite (oouuuuula nooon!).
Je suis navrée si certains ont pu se sentir agressés par mes questions, ça n'était pas le but. Ma formulation n'avait pas l'air d'être au top, oups, j'ai dû être odieuse en paraissant sainte.
Je ne recommencerai plus, c'est promis.
#53 + Partager
Posted 10 Mar 2009 - 20:07
Je ne te connais pas trop, mais pas besoin de te fustiger pour ça, au contraire.j'ai cru être odieuse en apparaissant sainte.
Tu peux développer (sans citer de nom) ? On t'a fait le genre de réflexion qu'on oserait pas faire à un gros batteur tatoué rasé devant ses quatres acolytes musiciens ?Oui, je me suis déjà fait pourrir la vie en bal. En tant que musicienne.
#54 + Partager
Posted 11 Mar 2009 - 09:34
Il y a ceux qui prononcent de mauvaises critiques ou plutôt non justifiées et ceux qui les entendent mal, et entre les deux il y a, de mon point de vue, assez peu de vie possible! Défaut d'humains? Défaut d'artistes?
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Posted 11 Mar 2009 - 22:42
#56 + Partager
Posted 12 Mar 2009 - 20:33
#57 + Partager
Posted 12 Mar 2009 - 20:59
Mais je n'ai rien contre les batteurs non plus. Ne me faites pas dire ce que je ne pense pas.
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Posted 12 Mar 2009 - 22:22
Allez, je m'en viens répondre à ta question Rodrigue. Je vais développer. On nous a déjà demandé en plein bal, à l'entrée d'un morceau, si on ne pouvait pas plutôt jouer du folk et faire une musique plus rythmée, moins mélodique, car apparemment notre bal n'était pas franchement dansable. Pour cette personne-là et ses acolytes.
Voilà.
Rien de grave en soi ni de spécialement traumatique, que du sensé dans le fond et le ressenti mais un style de réflexions qui me laisse à penser qu'un peu de douceur et de respect dans la communication sont choses importantes pour l'acceptation des critiques et nos propres cheminements.
Tu vois, Rodrigue, ta critique sur le bal de Lamotte-Beuvron était tout à fait compréhensible et acceptable dite comme elle l'a été. Nous avons effectivement joué trop vite. Personnellement j'accepte d'autant mieux ta réflexion que tu prends en compte le mal-être possible des musiciens sur scène face à une salle peu remplie. Par contre, sous une forme plus violente, tout à fait catégorique et sans laisser de chance aux musiciens, une critique est beaucoup plus difficile à encaisser.
Bref, je n'ai pas l'intention de faire un mémoire sur la rhétorique, la linguistique et les méandres de la communication. Seulement je trouve dommage que la courtoisie se perde (et ce aussi en boeuf, comme le dit Chamzyck) au profit du confort ou de la recherche d'excellence. Et que des mots durs s'échappent alors qu'ils sont si faciles à retenir et nuancer...
Il est tard pour ma tête, je ne suis pas claire. Je suis montée au créneau peut-être un peu vite. En tout cas, je me sens mieux en lisant ce topic maintenant que j'ai pu soutenir un peu le fan moisi et le groupe pas très doué et que j'ai pu me voir rappeler que des écarts de compréhension sont à la portée de tous.
Merci Rodrigue, merci Tirno, merci Peya.
Je concluerais bien par mon éternel "vive les gens, vive le monde, vive l'amour", mais finalement, je sais bien que je n'y crois pas vraiment...
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Posted 06 May 2009 - 02:35
Comme on est pas obligé de danser tout.
On peut choisir ses danses, quand on les sent, comme on les sent, avec qui on les sent.
Moins de boulimie, plus de gastronomie !
Ou : la quantité ne remplace pas la qualité.
C'est une critique bien plus dure et bien plus respectueuse que de laisser le parc vide sur un groupe qui ne fait pas son travail. Ca se passe de mots, et de paroles déplacées...



