Quand rejette-t-on la critique ? Quand elle paraît infondée. Quand paraît-elle infondée ? Quand elle n'ouvre pas la voie de la réflexion au musicien. C'est ce que j'entends par critique "subjective". Une critique qui ne serait pas accompagnée d'avancements détachés des passions personnelles (exemples brossés à gros traits : "c'est nul", "ta bourrée, elle avance pas")...
(On sort du sujet mais ça m'intéresse alors j'espère que les modos nous laisseront faire.)
C'est intéressant ce que tu dis, mais ça veut dire aussi que c'est un problème de communication: parfois en tant que danseur, je ressens pas ce que les musiciens ont annoncés (genre je fais une polka sur une scottish ou une valse sur une bourrée) mais je suis pas forcément capable de l'exprimer autrement qu'en disant : bah c'est pas comme ça que je l'ai senti (ça c'est à cause du manque de vocabulaire OU du manque de compréhension des mécanismes de la danse et de la musique).
Ce qui fait que quand on me fait une remarque (du genre: "ta façon de danser la mazurka là, j'trouve ça nul"), je suis amené à une réflexion sur ce qu'a voulu me dire la personne qui a critiqué: est-ce qu'elle essaie d'exprimer qqchose que j'ai pas remarqué ou est-ce que c'est quelque chose dont je suis conscient mais que j'ai choisi? et par ricochet à réfléchir sur ma propre pratique.
Donc finalement, la politesse sert surtout à éviter le rejet direct de la critique mais elle n'est en tout cas pas suffisante à provoquer la réflexion. Parce que cette remise en question là, c'est un choix (ou non) de la part de celui qui est critiqué.