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Lo Gerbo Baudo - Confolens (16)



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185 réponses à ce sujet

#161 + Partager Serge

Serge
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Posté 21 oct. 2007 - 22:05

et bee que de choses intéressantes dans tous cela...
Vous connaissez l'histoire du vendeur ambulant de tissus à dos d'ânes bien entendu qui part de lilles avec ses bourricots.
Il prend la route de Marseille mais il passe par le centre de la france pour suivre ses clients. Il laisse en court de route une petite partie de son chargement. Arrivé à Marseille au bout de plusieurs mois c'est un marchant en partance pour le brésil qui lui rachète sa marchandise...

4 ans plus tard il se trouve à Nantes ou il rachète un lot de tissu d'un négociant portugais.
Quelques jours plus tard en faisant le détail de ses achats il se rend compte qu'il vient de racheter 2 grands coupons de toile qu'il avait vendu 4 ans plus tôt à Marseille.
Retour à l'envoyeur.... Petite histoire sympa...

Maintenant imaginez ce que sont devenus tous les coupon de toile qui sont restés en france et qui sont partis si loin de la france pour y revenir...

Comme de nos jours, la mode évoluait, d'un endroit à un autre la mode de paris ou du chef lieu de la région arrivait...
Et il fallait faire avec ce que l'on avait sous la main, la anecdote pour le bourgeois du coin.
Imaginez le mec de base qui voulait s'il en avait les moyens, faire un petit plaisir à sa femme.

Un coupon de tissus devenait la un chemise pour un homme, à un autre endroit il devenait la jupe, de la longueur dont le tailleur disposait.

Chaque endroit, chaque vallée peut dire qu'elle a eu l'occasion de voir passer des dizaines, voir des centaines de costumes aux formes multiples lors de toute son histoire...

Parlons chiffons et venons en aux coiffes... La encore de bonnes rigolades en perspectives...

#162 + Partager hominis

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Posté 21 oct. 2007 - 22:21

D'où la diversité locale des costumes en respectant une ligne globale commune, à une période donnée...

Mais pas toujours... Une exception que je connais va à l'encontre de cela...Je me suis remémoré un instant les costumes stupéfiants porté pendant quelques années seulement (le temps d'une génération) à Uchizy en Saône et Loire... des costumes qui ne suivaient aucune codification régionale, on peut même dire costumes aberrant (certains ont été reconstitués par la Veurdée de Tournus... ça vaut le coup d'oeil !)

Et que dire des changements de taille des coiffes dans certaines régions ?

#163 + Partager Serge

Serge
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Posté 21 oct. 2007 - 22:22

Une génération, cela représente 24 ans, je trouve cela un peu long.
Mais je ne suis pas un spécialiste!!!

#164 + Partager diatoto

diatoto
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Posté 22 oct. 2007 - 00:34

Du fait d'une invasion très tôt de la mode parisienne dans le Dijonnais par exemple, les traces de ce qui pouvait être porté sont inexistentes, ou alors très rares et ne permettent aucun recoupement, donc aucune fiabilité...

Ton post pourrait figurer dans la discussion que j'ai lancé "collectage : où est la vérité ?"


Je faisais part de ma reflexion suite à des échanges avec des historiens en la matière qui comme a si bien dit Sorcier ont une Science d'avance sur nous !


Quand certains vous font remarquer (avec beaucoup de bienveillance je trouve) vos approximations sur le plan historique (toi et sorcier), vous vous réfugiez dans le fait que de toute façon personne ne sait, niant par là-même tout intérêt aux travaux de collectage par exemple...Mais ça ne vous empêche pas de revendiquer par ailleurs vos étroites "relations" avec moults historiens et autres experts.

Affirmation de l'inexistence d'archives crédibles mais consultation d'historiens et de musées...Incarnation des traditions mais créations en tous genres...(à quand la "création de traditions" par votre groupe? :hihi: )

Bref, une confusion savamment entretenue qui vous permet d'avoir réponse à tout finalement.

#165 + Partager Sorcier

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Posté 22 oct. 2007 - 08:13

Diatoto, je trouve que mélange allégrément un peu tout ...

( pour la quatrième fois ... )
nous représentons des traditions de la côte vienuse de dijon à beaune, avec quelques extensions dites "bourguignonne". Nous créons, certes, musiques et danses, souvent sur des bases de trad local ( comme beaucoup ). La subtilité est que le costume est le seul élément qui un jour a arrêté d'être porté, au profit des modes parisiennes. Les musiques et danses ont continué à évoluer. Le costume trad non.

C'est pour cela que le groupe s'est mis en tête de revoir ses costumes, afin d'être plus proche de la réalité historique du costume. Et c'est là qu'arrive en pleine gueule le prinicpe de réalité :
l'historienne du musée nous explique que la démarche va être très difficile, du fait de la spécifité locale. Peu de collectage, peu de photos, peu de gravure etc. en fait quasiment rien.
Faut aussi admettre ça, pour nous les Dijonnais.

Incarnation des traditions mais créations en tous genres...(à quand la "création de traditions" par votre groupe? )

je te trouve un peu dur quand même là :( tu nous connais pas.

Maintenant, c'est sûr qu'un sujet aussi brulant mérite plus qu'un forum pour s'exprimer. Nous sommes tous passionés par le costume. Nous aussi avons fait des recherches historiques avec des gens dont c'est le métier. Donc finalement, aurions nous tous raison ? tous tort ?

Il est vrai aussi que les historiens font des erreurs :D

#166 + Partager Rodrigue

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Posté 22 oct. 2007 - 10:08

Retour au sujet d'origine. (au fait, c'était "de bonne guerre" dans mon message précédent)
Bien, j'ai tout lu, tout visionné, alors je me permets de donner mon avis sur ces spectacles de lo Gerbo Baudo.

Tout d'abord...
En tant que danseur dans un groupe folklorique, je ne peux qu'être admiratif et envieux devant la qualité de l'ensemble: si il y a des différences de niveau, cela ne se voit pas au premier coup d'oeil, et donc depuis la salle. J'envie aussi la prestance de la pluspart des danseurs, ainsi que le jeu de scène, qui ne doit pas être évident à obtenir avec un effectif aussi important (bien qu'il suffise souvent de quelques "théâtreux" qui savent capter le regard du public).

C'est donc un beau ballet, dans la même veine que ce que fait un groupe nantais (désolé, son nom m'échappe).

Certes, Nico a bien précisé qu'il s'agissait là de circonstances spéciales (festival international), mais je rejoins quand même Kalon lorsqu'elle suggère de nuancer l'uniformité de l'ensemble. Un bordel organisé peut à l'occasion mettre en valeur la rigueur du reste du groupe. C'est d'ailleurs le rôle du couple que l'on voit sur une des vidéos aller jusqu'à danser dans la salle (bien trouvé et sans doute très apprécié du public). Certains cercles celtiques jouent sur les couleurs des jupons (!!!) par exemple.

[mode membre de groupe folklorique vieux con ON]

Je croyais qu'un groupe d'arts et traditions populaires était en quelque sorte le gardien du temple...

LA chose qui me gêne aux entournures, c'est quand même le choix des musiques (traditionnelles ?) et du répertoire dansé (stylisé mais s'appuyant sur des danses collectées, c'est bien ça ?): pour moi, le message est complètement brouillé.

Je suis bien conscient du caractère voyageur des airs, et je me doute que par exemple, la pluspart des airs de bourrées berrichonnes doit provenir d'Auvergne et de la Marche. Mais le branle des chevaux et la bourrée à deux temps, ça ne passe pas. Pas en costume limousin, avec en arrière plan une évocation d'une tranche de vie traditionnelle, qui se veut sans doute limousine (qu'ils ont de la chance d'avoir des figurants en plus d'une pléthore de danseurs...).
Je ressens le même malaise lorsque je vois une troupe d'animation médiévale présenter des branles morgués et des danses traditionnelles XIX°, comme si j'étais le témoin d'une tentative de fraude intellectuelle.

Message brouillé donc, car s'il est vrai que le costume est une composante d'un spectacle, quel est son rôle lorsqu'il est porté par un groupe de Charente limousine qui représente la France à un festival ? Marqueur d'identité régionale, illustration du thème mis en danses ? Authentique, évocateur, suggestif, décalé ? Bref les deux choix artistiques qui me dérangent sont:

1°) éléments de danses (et leur musique) pas en adéquation avec des costumes bien identifiables: problème d'identification du folklore: français (mais alors c'est pauvre, ou alors juste suffisamment exotique pour passer dans un festival étranger peu averti), limousin, non défini ? (Parce qu'il s'agit bien d'un festival de présentation des folklores du monde)

2°) insertion d'évocations de scènes de vie rurales facilement assimilables à de la reconstitution folklorique, au milieu d'un ballet qui, lui, ne prétend pas à la reconstitution: problème de mélange des genres: est-ce un tableau d'opéra (où les évocations de scènes champêtres sont parfois très belles et bien documentées, pas caricaturales), ou une présentation d'un folklore régional ou national ? Pour moi, les ATPs, c'est plus que de l'art ! Il doit y a une composante éducative ou informative quelque part.

[mode membre de groupe folklorique vieux con OFF]

Attention, ce genre de spectacle me plait !
Je suis très capable d'apprécier une mise en scène de Peer Gynt en costume breton, à condition qu'ils remplacent les danses norvégiennes par des danses bretonnes, ou qu'ils inventent une chorégraphie non rattachable à un folklore particulier, à moins de prévenir le public que ce qui va suivre va être loufoque. Il s'agit là d'art, de création, pas de problème.

Mais...
Je ne suis pas certain que le public de Confolens _ je ne parle pas du jury ni des quelques centaines de folkloristes érudits, mais des 4000 autres personnes dans la salle _ puisse s'empêcher d'associer le branle des chevaux, ou une chorégraphie style Crédanse, au folklore limousin. Même si le présentateur qui annonce "la France!" les prévient du caractère loufoque de ce qui va suivre. Le public a t-il affaire à une troupe de ballet basée à Confolens, qui présente une belle création qui s'inspire des danses de toutes régions, de toutes époques, de tous milieux, ou bien au groupe d'arts et traditions populaires de la Charente limousine. Certes l'un n'empêche pas l'autre, et si vous avez l'ambition d'un grand spectacle, mais que le répertoire local n'est pas adéquat ou trop limité, et bien devenez le temps de ce spectacle une troupe de ballet, n'hésitez pas alors à emprunter un peu partout, voire à inventer, pour le plus grand plaisir de nos yeux, mais avec un costume plus neutre, et en avertissant le public de votre démarche.

Si vous me répondez que c'est justement ça les spectacles de folklore stylisé, et que le public fidèle sait parfaitement à quoi s'en tenir, je serai déçu.
Je pensais que c'était plus du genre cercle celtique, ballet polonais ou Crédanse. C'est à dire de l'art, de la création de chorégraphies, des clins d'oeils en direction des amateurs éclairés, un certaine, voire totale liberté au niveau des costumes ou de la musique, mais sans aucune tentative d'induire chez le public local une identification à son propre folklore.
Bien entendu, le spectateur lambda, local ou étranger, identifiera toujours cela à de l'authentique, mais on n'y peut rien.

#167 + Partager OliVieR

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Posté 22 oct. 2007 - 11:52

j'aime assez (et suis assez d'accord avec) le passage vieux con... :whistle:

#168 + Partager Kalon

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Posté 22 oct. 2007 - 11:52

Certes, Nico a bien précisé qu'il s'agissait là de circonstances spéciales (festival international), mais je rejoins quand même Kalon lorsqu'elle suggère de nuancer l'uniformité de l'ensemble. Un bordel organisé peut à l'occasion mettre en valeur la rigueur du reste du groupe. C'est d'ailleurs le rôle du couple que l'on voit sur une des vidéos aller jusqu'à danser dans la salle (bien trouvé et sans doute très apprécié du public). Certains cercles celtiques jouent sur les couleurs des jupons (!!!) par exemple.


Je suis bien consciente et admirative de l'énorme travail qu'il y a derrière ces spectacles.
Mais plus que le résultat visible dans un spectacle, je suis impressionnée par la "foi", la persévérance de tout un groupe de personnes bénévoles pour monter à une telle qualité de chorégraphie d'ensemble (et au niveau individuel).

Mais le message que je cherche dans les coutumes et traditions dansées, jouées, la réalisation et le port de costumes n'est pas celui-là.

A travers les danses, les musiques, les costumes, c'est une forme de relations sociales à l'échelle humaine que je poursuis.
L'important pour moi ne serait pas par exemple que le costume, les danses, les musiques soient ou ne soient pas conforme à un critère ou un autre.
L'important est que quelque part un petit groupe de personnes se posent la question de leur identité autrement qu'à travers ce que proposent les médias, en ayant une authentique démarche de recherche et dans une démarche le plus souvent communautaire ...

C'est cet état d'esprit qui me touche.
Pendant le défilé qu'il y a eu l'an dernier pour la fête Anne de Bretagne, j'ai vu de jeunes couples venir avec leur bébé... Costumé !
Des enfants partout, des vieux, des jeunes, des grands, des gros ...

Dans ma tête j'ai envie de voir toute cette réalité et la notion de groupe de danse trop "parfait" me met mal à l'aise.

#169 + Partager peya

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Posté 22 oct. 2007 - 12:25

...
[mode membre de groupe folklorique vieux con ON]

...


Je suis bien conscient du caractère voyageur des airs, et je me doute que par exemple, la pluspart des airs de bourrées berrichonnes doit provenir d'Auvergne et de la Marche. ...


Euuuuh ... et inversement non?

Tu voudrais dire qu'il n'y a pas de répertoire propre au Berry?



#170 + Partager diatoto

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Posté 22 oct. 2007 - 12:29

J'ai de plus en plus l'impression de voir naître une sorte de langue de bois ou jargon propre aux musiques et danses traditionnelles...Traditions, identité, communauté, metissage, collectage...On manipule allégrement ces concepts pour servir une soupe destinée peut-être à plaire aux institutions...

Pour répondre à sorcier, (pour la dix-septième fois), je ne me permettrai jamais de critiquer les initiatives de chacun en terme de spectacles ou de créations. Heureusement que chacun a le droit de faire ce qu'il veut. Ce qui me gonfle, c'est le discours qui accompagne ces initiatives qui sont pour la plupart du temps de l'odre du délire tout simplement. Dans un autre post, Maria fait à juste titre une comparaison avec les créationnistes et l'évolution.

#171 + Partager peya

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Posté 22 oct. 2007 - 12:46

Je partage ou plutôt j'adhère!

#172 + Partager Sorcier

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Posté 22 oct. 2007 - 12:48

ouais, et je laisserais hominis lui en parler, il saura mieux que moi lui expliqué ce que l'on fait, j'espère en mp, pour pas pourrir les fils.

la vérité n'a pas d'amis, valable pour tout le monde, nous y compris ;)

:D

#173 + Partager hominis

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Posté 22 oct. 2007 - 13:58

Quoi répondre à tout cela...

Chaque région possède ses spécificités, tant au niveau traditions que matériel qui peut servir de base de travail.

Chez nous et une fois de plus hors Morvan et Bresse, il n'y a quasiment rien ! Quelques musiques et chants collectés par Charles Bigarne fin XIXème, peut être des choses à la Bibliothèque Nationale dans les travaux de Fortoul...

C'est cette rareté de matière première qui nous oblige à contacter des spécialistes, qui eux-même ont de gros doutes sur la matière qu'ils ont réussi à sauvegarder (un très bel exemple est celui des costumes du musée de la Vie Bourguignonne dont la plupart ne sont absolument pas authentifiés, les collecteurs de ces pièces, Perrin de puycousin pour l'essentiel, n'ayant pas documenté leur collectage et ayant réassocié des pièces de provenances différentes...) Et non pas de se retrancher derrière nos historiens et conservateurs pour cacher nos approximations historiques. Ce que j'ai appris et que je peux expoer (parfois maladroitement) je le tiens pour grande partie de mes échanges réguliers avec eux. Et croyer bien que j'ai conscience de mes ignorances, qui géreront d'ailleurs mes prochaines questions à leur endroit.

Il y a aussi le passé de notre ensemble, avec tout d'abord la vocation donnée à celui-ci, par une volonté municipale, dans un contexte historique particulier (l'après guerre). Un vocation de représentation du dijonnais et de ce que l'on considérait comme faisant la Bourgogne à l'époque (création des Fêtes de la Vigne sur le modèle de celles de Neuchatel en Suisse), c'est à dire le vin.

Puis ses directeurs successifs, qui se sont placés dans l'espace de la Côte et l'arrière Côte avec pour thème la vigne et le vin. Il y avait eu une traditions bourguignonne entièrement crée dans l'entre-deux guerres, à des fins économiques (objet de la thèse de Gilles Laferté de l'Université de Rennes), ce qui d'après lui est une originalité dans le monde folklorique de cette époque. Nos fondateurs se sont profondément inspirés de ce folklore imaginaire pour créer leur propre programme et costumes... (D'ailleurs aujourd'hui d'autres groupes dijonnais, émanation du nôtre, ont conservé notamment le premier costume et certaines danses, sans se poser de questions, et n'hésitant pas à les faire passer pour traditionnelles, non pas d'une volonté mais plutôt d'une ignorance de cette réalité).

Notre position est foncièrement différente, nous rappelons à chaque représentation cette histoire du XXème qui conduit à ce que le public va pouvoir voir. D'ailleurs aujourd'hui, nous continuons à l'enrichissement de ce folklore imaginaire de la vigne et du vin en Bourgogne sans pour autant ne pas se baser sur des traces réelles, validées par les personnes compétentes (que nous ne sommes pas !). Mais à côté de cela, nous ne nous empêchons pas d'effectuer d'autres recherches pour présenter d'autres facettes de la vie Bourguignonne, et cette fois, même si il y a une envie de mise en scène pour créer du spectacle, qui se basent sur des collectages moins parcellaires. C'est comme cela qu'il y a un projet de montage d'une danse tel quel, sans arrangement aucun, d'après un écrit de 1875, date de sa dernière exécution connue et de son collectage... Histoire de créer une rupture dans le spectacle...

Nous serions en Bretagne, dans le Berry, en Alsace ou d'autres régions à identité forte et realtivement préservée, notre optique serait probablement très différente...

Et oui nous assumons le fait de devoir plaire au public ! Sans public pas de spectacle, et si les applaudissements sont là, c'est un plaisir pour tous, musiciens et danseurs, plaisir de se dire "on a travaillé dur et cela paie"...

Et oui nous assumons le fait de devoir plaire aux institutions ! Sans elles nous ne pourrions pas vivre, ne serait-ce que pour avoir des locaux où se retrouver.

Aujourd'hui nous assurons plus de 45 représentations par an (une dizaine en toute gratuité), ce qui nous permettra d'investir dans notre spectacle pour une évolution plus représentative de certaines réalités bourguignonnes avérées.

Je suis créatif certes mais pas créationiste (comble pour un prof de bio !!), tout ce que nous faisons est étayé... Tout ce que le groupe faisait avant nous, nous l'avons disséqué pour justement savoir ce que nous faisions... (travail à terminer car très difficile notamment au niveau musical). Nous ne faisons pas passer des vessies pour des lanternes... Notre présentation prends en compte l'ensemble des découvertes que nous avons faites, sans pour autant enlever une certaine magie que permet le spectacle... Et ce serait un comble pour nous d'abandonner certaines danses, désormais historiques pour notre groupe , car éxécutées depuis les premières heures, sous prétexte qu'elles n'ont que pour essence bourguignonne le thème"vigne et vin".

D'ailleurs depuis le début nous vous disons que nous ne nous considérons pas comme un GROUPE FOLKLORIQUE mais comme un ENSEMBLE D'ART ET TRADITIONS POPULAIRES ou pour résumé UN ENSEMBLE DE DANSES, MUSIQUES ET CHANTS EN COSTUMES...

Va y avoir encore plétore de réactions !!!

` :)

#174 + Partager Maria

Maria
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Posté 22 oct. 2007 - 15:49

Merci Hominis pour ces précisions.

#175 + Partager Nico

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Posté 22 oct. 2007 - 17:49

Rodrigue

Je suis bien conscient du caractère voyageur des airs, et je me doute que par exemple, la pluspart des airs de bourrées berrichonnes doit provenir d'Auvergne et de la Marche. Mais le branle des chevaux et la bourrée à deux temps, ça ne passe pas.


Là Rodrigue je suis d'accord sur le fait que le Branle de chevaux et la bourrée à 2 temps peut "choquer" certaines personnes sur notre dernière création ! Après c'est un choix qui a été fait par notre commission mise en scène !

Pour toi nos airs de bourrées sont berrichons ?

#176 + Partager luce

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Posté 22 oct. 2007 - 19:01

il me semble Nico (je ne l'ai vu qu'une fois) que votre spectacle utilise des morceaux qui sont présent dans répertoire berrichon mais il est vrai que les morceaux voyage. il me semble avoir entendu la musique d'Aurore Sand (me suis je trompé?)

pour Hominis voici ce que diatoto écrit:

Quand certains vous font remarquer (avec beaucoup de bienveillance je trouve) vos approximations sur le plan historique (toi et sorcier), vous vous réfugiez dans le fait que de toute façon personne ne sait, niant par là-même tout intérêt aux travaux de collectage par exemple...Mais ça ne vous empêche pas de revendiquer par ailleurs vos étroites "relations" avec moults historiens et autres experts.


j'avoue que j'aurais aimer écrire ainsi.
pour pousser ma pensé (qui n'est peut être pas celle de diatoto)
ce qui me gène c'est le manque de clartée de tes sources tu cites des métiers mais jamais de nom (il me semble que c'est ce qu'on apprend a un biologiste lors de sa formation: tous les scientifique doivent pouvoir vérifier les propos des chercheurs lorsqu'ils publient leur recherche) cf a ton diplome (probable de master ou de thèse en biologie ou géologie)

#177 + Partager hominis

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Posté 22 oct. 2007 - 19:40

Luce, contacte le musée de la Vie Bourguignonne et sa conservatrice Madeleine Blondel, dont l'érudition en ce qui concerne les costumes en Bourgogne n'est plus à faire (de très nombreuses publications, un prix de muséographe à Genève, des interventions régulières dans les nombreuses parutions sur les costumes anciens, les bijoux, les coiffes, initiatrice d'études concernant des pièces de costumes Mâconnais ayant entraîné de reconstitution de techniques de broderies par les ateliers des Monuments Historiques... et la liste pourrait encore s'allonger) OU Sophie Jolivet, Historienne du Costume, dont la thèse concernait les vêtements médiévaux et qui depuis a rejoint l'équipe du musée de la vie Bourguignonne et initiatrice d'un projet d'envergure présenté au cours d'un Congrès d'Historiens du costume et de Conservateurs de musées d'Art et traditions Populaires, à Rennes en janvier 2007 et ayant reçu l'aval dudit Congrès pour poursuivre sur le thème "La rencontre de l'Historien et du folkloriste : quel intérêt pour le costume régional", idée née suite à notre demande auprès du musée pour des renseignements sur les costumes de notre région en vue de revoir nos costumes, issus de l'histoire de notre groupe.

Maintenant des personnes que j'ai eu l'occasion de rencontrer notamment en Saône et Loire, érudits sur les costumes de leur région ou les vêtements et textiles anciens : Gilles Loprêtre et deux de mes anciens clients (dont le nom m'échappe) dans ma précédente vie de brocanteur et qui étaient régulièrement consultés (Hélas l'un des deux est décédé) par le musée galliera, ou musée de la mode à Paris, qui possédaient une fantastique collection au point d'envisager l'ouverture d'un musée (dont des coiffes brionnaises, les connaisseurs sauront leur rareté...)

Et d'autres rencontres et discussion avec des personnes qui font des copies exactes de costumes (La Veurdée à Tournus en lien avec le Musée du costume de la ville).

Etant moi-même collectionneur de pièces anciennes concernant la Bourgogne et plus particulièrement le dijonnais et alentours, je m'interesse à cela de près... Lorque je déniche une pièce, je l'emmène à l'examen au musée pour savoir si il y a une probabilité forte de provenance régionale ou non... et certaines pièces posent actuellement question... Car parfaitement atypique de ce que l'on connait déja...

Mes sources ne sont en rien secrètes mais je ne voyais pas l'utilité de les détailler ici, elles concernent le Bourgogne dont la plupart d'entre vous ne sont pas issus.

Je ne nie absolument pas l'intérêt des collectages... Bien au contraire mais à condition qu'ils aient été bien faits et ceux qui servent de fonds au musée de Dijon ne l'ont pas été ! D'où le problème ! Ceci reste un exemple local.

#178 + Partager luce

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Posté 22 oct. 2007 - 20:40

merci pour ces infos je me ferais une joie de me renseigner et de découvrir leur travaux

#179 + Partager Elise la rouquine

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Posté 23 oct. 2007 - 12:57

ppppff .. absentez-vous un Week-end et voilà le résultat !

Alors ... Pour résumer (j'adore résumer !)

Le thème principal de ce sujet et du conflit trad / Folklore est (terme imprunté à Rodrigue ) :
LA FRAUDE INTELLECTUELLE
"Un groupe folklorique transmet des erreurs au public. Ce public ne pourra donc jamais apprécier les traditions à leur juste valeur. "

Voilà ce que les experts du trad reproche au folklore.

Les traditions : Qu'est ce qu'on peut en faire ?
Les oublier ? (ah tiens ça serait bien !)
Les collecter et les exposer ? = Musée, bibliothèque, archives
Les faire vivre ? = le trad et le folk
Les montrer ? = les groupes de folklore

Qui dit montrer dit : Scène, public, chorégraphie, création (Rodrigue, la LGB fait une création, assumée je crois. Quelle est la différence entre une création qui ajoute du moderne pour être bien sur qu'on comprenne bien que c'est une création, et une création qui ne le dit pas ? Le public n'est pas non plus complètement bête :hmm: )

Ensuite, oui. Il y a des erreurs, causée par :
- Le manque de savoir des membres ou des gens qui décident
- Une volonté de faire du beau avant de faire du vrai.

Conclusion :
AU LIEU DE DIRE QUE LES GROUPES SONT TROP NULS PARCE QU'ILS Y CONNAISSENT RIEN, VOUS POURRIEZ NOUS AIDER EN RECTIFIANT LES ERREURS. On ne demande que ça ! :puppyeyes:
Mais une tradition c'est un moment, un lieu, une classe sociale et le reste, nous ne pourrons jamais être parfait, ne nous demandez pas l'impossible. Pour rejoindre le post sur le collectage, il est difficile de tout savoir. Nous devons faire des choix pour combler des manques. Après il faut savoir les justifier (ce que très très très peu de groupes savent faire... et il est vrai avec tout ce que j'ai lu que le groupe de Sorcier et Hominis se réfugie derrière des excuses peu convaincantes...)

Oui, je pense que les groupes folkloriques, font parti de cette grande famille qui garde en vie les traditions ("gardien du temple"). Mais à la différence de tous les autres, c'est que nous sommes soumit à la lapidation dès que ça ne plaît pas ! Après c'est fait avec bon ou mauvais goût. Pour moi, parmis tous les groupes de foklore de France, la LGB fait les choses avec goût. La batterie de Sorcier... désolé mais je trouve que ce n'est pas de bon goût...

Pour la robe : Chez nous, une fille qui montre son jupon, on dit qu'elle cherche une belle-mère ! Donc on évite de la relever ! :D

#180 + Partager Sorcier

Sorcier
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Posté 23 oct. 2007 - 13:16

comme quoi les gouts et les couleurs ... ;)

Message ajouté après : 1 minutes:

ha oui, et je ne vois pas ou sont les excuses peu convaincantes, à part peut être le fait d'aller chercher des infos dans un musée avec une historienne ? :P



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